NordPas-de-Calais. L' Ă©conomie du Nord-Pas-de-Calais est caractĂ©risĂ©e par une implantation ancienne de secteurs d'activitĂ© important tels l'agriculture et ses dĂ©rivĂ©s (activitĂ© brasicole dĂšs le VIIIe siĂšcle), le textile, et le commerce en raison de sa situation gĂ©ographique. La rĂ©volution industrielle donna un essor considĂ©rable Ă
ArtusInterim | Nord-Pas-de-Calais, Nord - Valenciennes Optimisez votre temps! Faites confiance Ă Artus, agence d'emploi (Interim/CDD/CDI) prĂ©sente sur le marchĂ© de l'emploi depuis plus de 27 ans. Ethique, Ă©coute, respect et rĂ©activitĂ©, l'humain est au cĆur de notre 07/08/2022
Emploi: Secteur communication Ă Nord-Pas-de-Calais âą Recherche parmi 785.000+ offres d'emploi en cours âą Rapide & Gratuit âą Temps plein, temporaire et Ă temps partiel âą Meilleurs employeurs Ă Nord-Pas-de-Calais âą Emploi: Secteur communication - facile Ă trouver !
ï»żInfoWimereux (62930, Pas-de-Calais) : actualitĂ©s, direct, photos, vidĂ©os et archives - La Voix du Nord
487offres d'emploi récentes de Chef de secteur Nord-Pas-de-Calais sur Agefiph. Trouvez dÚs maintenant votre prochain emploi en Nord-Pas-de-Calais
1Entre Arras et Lille, respectivement chefs-lieux des dĂ©partements du Pas-de-Calais et du Nord, le bassin minier prend la forme dâune bande Ă©troite dâune vingtaine de kilomĂštres du nord au sud et sâĂ©tire dâouest en est sur prĂšs de 200 kilomĂštres se prolongeant mĂȘme au-delĂ , jusquâaux Ardennes.. 2 Qui se dĂ©place dans ces dĂ©partements traverse
NordPas,de,Calais : 866 offres d'emploi disponibles sur nos 497017 annonces 100 % gratuites rĂ©parties sur toute la France . Qui-Recrute existe dans le but de promouvoir lâemploi dans votre rĂ©gion, Ă prĂ©sent il vous propose plusieurs offres dâembauche diffĂ©rentes. VoilĂ quâil devient possible de trouver un recruteur mĂȘme aux
JP7mh. CENTRE VAL DE LOIRE / AUVERGNE / LIMOUSINAllier 03, Cantal 15, Cher 18, CorrĂšze 19, Creuse 23, Eure-et-Loir 28, Indre 36, Indre-et-Loire 37, Loir-et-Cher 41, Haute-Loire 43, Loiret 45, LozĂšre 48, NiĂšvre 58,CENTRE VAL DE LOIRE / AUVERGNE / LIMOUSINAllier 03, Cantal 15, Cher 18, CorrĂšze 19, Creuse 23, Eure-et-Loir 28, Indre 36, Indre-et-Loire 37, Loir-et-Cher 41, Haute-Loire 43, Loiret 45, LozĂšre 48, NiĂšvre 58, Puy-de-DĂŽme 63, Deux-SĂšvres 79, Vienne 86, Haute-Vienne 87
Point de dĂ©part 9 r de lille 59270 Bailleul Lat 0 m 3 ans 1 1-In Flanders Fields Museum - IEPER Ypres 1-In Flanders Fields Museum - IEPER Ypres Lakenhalle - Halle aux Draps "IN FLANDERS FIELDS" MUSEUM Grote Markt 34 8900 IEPER +32 57 239 220 â Fin octobre 1914, lâarmĂ©e belge inonde les plaines de lâYser en ouvrant les Ă©cluses afin de contrer toute avancĂ©e allemande sur la cĂŽte de la Mer du Nord. Ainsi prend fin la course Ă la mer » au cours de laquelle se sera progressivement dessinĂ©e la ligne dâun front de part et dâautre duquel chaque camp allait entamer une longue guerre de position. Passant Ă quelques kilomĂštres de la ville dâYpres, le front forme un saillant dans les positions allemandes autour de la riche citĂ© drapiĂšre. Ypres verra ainsi se jouer Ă ses portes 5 sanglantes batailles et devenir cette ville martyre » dont la dĂ©fense deviendra la symbole de la rĂ©sistance des AlliĂ©s face Ă lâenvahisseur allemand. La ville du Saillant. La seconde bataille dâYpres commence le 22 avril 1915 avec, lancĂ©e par les Allemands, la premiĂšre attaque au gaz de lâhistoire. PremiĂšre arme de destruction massive mise en Ćuvre, elle sĂšme la panique et fait des milliers de victimes, surtout françaises et nord-africaines. La troisiĂšme, la plus meurtriĂšre, est dĂ©clenchĂ©e par lâarmĂ©e britannique Ă lâĂ©tĂ© 1917 et sâachĂšve au bout de cent jours Ă Passchendaele. Il faut attendre septembre 1918 pour quâYpres soit enfin dĂ©gagĂ©e. Au total, ces combats ont fait environ un demi-million de morts, touchant toutes les composantes nationales des armĂ©es qui y ont Ă©tĂ© mobilisĂ©es. Leur sacrifice est rappelĂ© dans plus de 140 cimetiĂšres militaires et mĂ©moriaux, comme le Menin Gate Memorial MĂ©morial de la Porte de Menin Ă©difiĂ© Ă la mĂ©moire de 54 360 soldats - portĂ©s disparus - de lâarmĂ©e britannique. Câest suite Ă la perte dâun de ses amis dans le secteur que le lieutenant canadien John Mac Crae composera son plus cĂ©lĂšbre poĂšme In Flanders Fields » Dans les champs de Flandres. Cette composition a depuis donnĂ© son nom au musĂ©e installĂ© dans la Halle aux Draps dâYpres, reconstruction Ă lâidentique de la bĂątisse du XIIIĂšme siĂšcle. En invitant le visiteur Ă suivre le parcours dâun civil ou dâun militaire, le musĂ©e donne Ă comprendre, Ă travers les yeux de ses tĂ©moins dâinfortune, comment sâest dĂ©roulĂ©e la Grande Guerre. Le front au 15 novembre 1914 en Belgique et dans la RĂ©gion Nord - Pas-de-Calais Chemin de mĂ©moire australien Une promenade autour dâ Ă cet endroit prĂ©cis, votre guide personnel Les Halles aux draps, Ypres source gouvernement australien IeperLat 0 m 2 2-MĂ©morial de la Porte de Menin - IEPER Ypres 2-MĂ©morial de la Porte de Menin - IEPER Ypres YPRES MENIN GATE MEMORIAL Meensestraat 8900 IEPER +32 57 239 220 Chaque soir Ă 20 h, jouĂ© par des bugles, The Last Post » retentit sous la Porte de Menin. Depuis 1928, ce bref morceau de musique, qui jadis marquait la fin de la journĂ©e dans les armĂ©es britanniques avant dâĂȘtre utilisĂ© lors des funĂ©railles militaires, sonne ici comme un adieu aux morts de 14-18. Seule lâoccupation allemande, entre 1940 et 1944, a interrompu ce rituel. Le mĂ©morial se dresse Ă lâentrĂ©e de la ville sur la route de Menin, Ă lâemplacement des anciens remparts, et se reflĂšte dans lâeau des douves. Il a lâallure dâune arche monumentale en souvenir de lâancienne porte sous laquelle des centaines de milliers de soldats sont passĂ©s, en route pour ces proches champs de bataille que scrute le lion qui surmonte le monument. La Porte de Menin des centaines de milliers de soldats y sont passĂ©s, sur la route des batailles. Oeuvre de lâarchitecte Reginald Blomfield, lâĂ©difice est inaugurĂ© en 1927 par le Roi-soldat » Albert 1er de Belgique et le Field Marshall Herbert Plumer, renommĂ© depuis sa victoire Ă Messines contre les troupes allemandes en juin 1917 . Entre octobre 1914 et octobre 1918, pas moins de cinq importantes batailles ont ensanglantĂ© le Saillant dâYpres » dont celle dâavril 1915 au cours de laquelle a Ă©tĂ© lancĂ©e la premiĂšre attaque au gaz de lâhistoire. Ces combats ont fait au total dans les deux camps un demi-million de victimes, dâune quinzaine de nationalitĂ©s diffĂ©rentes. A lui seul, le Commonwealth recense sur le sol belge 185 000 morts dont prĂšs de 100 000 nâont pas de tombe connue ». Le MĂ©morial de la Porte de Menin conserve les noms de 54 382 dâentre eux, dĂ©cĂ©dĂ©s avant le 16 aoĂ»t 1917, Ă lâexception des forces nĂ©o-zĂ©landaises commĂ©morĂ©e au Tyne Cot Memorial Ă Passchendaele. Des combats, il demeure sur lâancien saillant prĂšs de 150 cimetiĂšres militaires. En passant sous la Porte, la route mĂšne Ă la Grandâ Place dâYpres. LĂ se dresse la fameuse halle aux draps dans laquelle se trouve aujourdâhui le Museum In Flanders Fields ». Plusieurs sĂ©quences filmĂ©es lors de la 5Ăšme Ă©tape Ypres Arenberg du Tour de France 2014 - la Porte de Menen - le mĂ©morial canadien de Sint-Juliaan - la NĂ©cropole Nationale Française de Saint Charles de Potyze - le CimetiĂšre Britannique de Tyne Cot source France TĂ©lĂ©visions IeperLat 0 m 3 3-Ossuaire français de Kemmelberg Mont Kemmel - Heuvelland 3-Ossuaire français de Kemmelberg Mont Kemmel - Heuvelland Kemmelbergweg 8950 HEUVELLAND OFFICE DE TOURISME DE HEUVELLAND - KEMMEL +32 57 45 04 Au printemps 1918, lâEtat-major allemand lance la Kaiserschlacht », la bataille de lâEmpereur, jouant son va-tout sur le front ouest. Il lance successivement deux vastes assauts dans la Somme et en Flandre. DĂ©clenchĂ©e le 21 mars, lâopĂ©ration Michael », aprĂšs avoir bousculĂ© les troupes britanniques et menacĂ© Amiens, sâessouffle et finit par se briser devant la rĂ©sistance adverse - notamment australienne Ă HĂ©buterne. Dans un vĂ©ritable quitte ou double, les Allemands reportent alors leurs efforts du cĂŽtĂ© de la Flandre. Ils espĂšrent rĂ©duire le saillant dâYpres et atteindre la cĂŽte, coupant ainsi la route des approvisionnements ennemis. A partir du 9 avril, ils enfoncent les dĂ©fenses britanniques dans la plaine de la Lys, bousculant notamment les Portugais devant Neuve-Chapelle, et remontent vers les monts de Flandre. Estaires et Bailleul tombent mais ils Ă©chouent sur les pentes du mont Kemmel 19 avril. Le renfort des troupes françaises face Ă la poussĂ©e allemande du printemps 1918. Le 25 avril, les troupes françaises appelĂ©es en renfort sont confrontĂ©es Ă des troupes dâĂ©lite allemandes qui lancent la seconde bataille du Kemmel» dans un dĂ©luge de feu. AprĂšs de furieux combats, souvent au corps Ă corps, les Allemands occupent le BelvĂ©dĂšre, au sommet du mont. La veille, le 24, ils ont attaquĂ© aussi dans la Somme, prenant Villers-Bretonneux, que les Australiens rĂ©cupĂ©reront le 25. La bataille de lâEmpereur » sâachĂšve le 29 avril malgrĂ© lâavancĂ©e allemande, les AlliĂ©s ont rĂ©ussi Ă stabiliser le front empĂȘchant lâennemi de percer, mais au prix de lourdes pertes. Sur les pentes du Kemmel, surnommĂ© en 1918 le mont chauve » tant il a Ă©tĂ© ravagĂ© par les combats, un ossuaire regroupe les restes de 5 294 soldats français, tombĂ©s pour la plupart dans la bataille du mont et dont seulement 57 ont pu ĂȘtre identifiĂ©s. Au sommet de la colonne qui marque son emplacement se tient lâanimal emblĂ©matique de la France le coq. En poursuivant vers le sommet du mont, un imposant monument aux soldats français » rappelle Ă©galement le sacrifice des troupes qui ont combattu en Belgique. Il est ornĂ© dâune statue du sculpteur armentiĂ©rois Adolphe Masselot qui, bien que reprĂ©sentant la dĂ©esse ailĂ©e de la Victoire, dĂ©gage dans son regard une grande mĂ©lancolie qui vaut au monument dâĂȘtre Ă©galement appelĂ© lâange triste du Mont Kemmel ». Pour aller plus loin Lâoffensive allemande du printemps 1918, la A proximitĂ© du Mont Kemmel, Messines et la Colline 60. HeuvellandLat 0 m 5 Corner Australian Cemetery - Fromelles Corner Australian Cemetery - Fromelles Corner Australian Cemetery Rue Delval 59249 FROMELLES OFFICE DE TOURISME DU PAYS DES WEPPES +33 03 20 50 63 A une centaine de mĂštres du parc qui cĂ©lĂšbre le courage des cobbers » australiens, le VC Corner Australian Cemetery a Ă©tĂ© crĂ©e aprĂšs lâArmistice de 1918. Il regroupe, dans deux fosses engazonnĂ©es et marquĂ©es dâune croix, les restes - retrouvĂ©s sur le champ de bataille mais non identifiĂ©s - de plus de 400 soldats des antipodes tuĂ©s lors de la bataille de Fromelles lancĂ©e le 19 juillet 1916. Le fond de la parcelle est occupĂ© par un mĂ©morial portant les noms de 1 208 militaires australiens disparus lors de cet assaut et privĂ©s de sĂ©pulture. Conçue comme une diversion Ă lâattaque britannique sur la Somme, la bataille de Fromelles est qualifiĂ©e aujourdâhui des pires 24 heures dans lâhistoire de la nation australienne ». A lâissue de cette intervention, leur premiĂšre sur le sol europĂ©en lors de la Grande Guerre, les Australiens dĂ©plorent 5 533 soldats tuĂ©s, blessĂ©s ou portĂ©s disparus. Cette offensive mal prĂ©parĂ©e fait Ă©galement plus dâun millier de victimes sur 3 410 engagĂ©s dans les rangs britanniques. RetrouvĂ©s 94 ans aprĂšs la bataille de Fromelles. Le 19 juillet 2010, 94 ans aprĂšs les affrontements, Fromelles a inaugurĂ© le Pheasant Wood Cemetery, la premiĂšre nĂ©cropole bĂątie par la Commonwealth War Graves Commission depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle accueille les restes de 250 soldats australiens et britanniques tuĂ©s dans la bataille et retrouvĂ©s en 2009 dans des fosses communes Ă lâorĂ©e du Bois du Faisan tout proche, dans lesquelles ils avaient Ă©tĂ© enterrĂ©s par les soldats allemands. Durant quatre mois, des archĂ©ologues ont analysĂ© ces ossements et les 1 300 objets qui accompagnaient ces dĂ©pouilles chaussures, mĂ©daillons contenant une mĂšche de cheveux, pipeâŠ. Les ADN ont Ă©tĂ© relevĂ©s en mĂȘme temps quâĂ©taient effectuĂ©s des prĂ©lĂšvements sur plus dâun millier de descendants des soldats disparus dans le secteur. La comparaison a permis dâidentifier certains de ces squelettes, et ainsi de donner une sĂ©pulture Ă 70 des disparus australiens dont les noms Ă©taient gravĂ©s sur le mĂ©morial du VC Corner. Pour aller plus loin... La bataille de Fromelles 19 juillet 1916 La bataille de la Somme juillet 1916 La montĂ©e en puissance de lâarmĂ©e Chemin de mĂ©moire australien Le cimetiĂšre VC Corner et Monument aux morts australiens â Fromelles, 59249 FromellesLat 0 m 6 6-Parc mĂ©morial australien de Fromelles 6-Parc mĂ©morial australien de Fromelles Parc mĂ©morial australien Rue Delval 59249 FROMELLES OFFICE DE TOURISME DU PAYS DES WEPPES +33 03 20 50 63 Les pires 24 heures dans lâhistoire de la nation australienne ». Ainsi est encore dĂ©crite la bataille de Fromelles dans laquelle se sont lancĂ©s les soldats australiens le matin du 19 juillet 1916. A cette date, lâarmĂ©e britannique est engagĂ©e depuis plus de deux semaines dans la Somme oĂč elle a lancĂ© sa plus grande attaque dans toute lâhistoire de la PremiĂšre Guerre mondiale. Afin dâĂ©viter Ă lâarmĂ©e allemande de concentrer des renforts dans ce secteur, le gĂ©nĂ©ral Richard Haking, Ă la tĂȘte du 11Ăšme corps dâarmĂ©e britannique, dĂ©clenche une attaque de diversion devant Fromelles, face Ă la crĂȘte dâAubers. Il y engage deux divisions, la 61Ăšme division britannique et la 5Ăšme division australienne. Mal prĂ©parĂ©e, avec des objectifs peu clairs, la bataille tourne Ă la dĂ©bĂącle. Les hommes sont fauchĂ©s dĂšs leur sortie des tranchĂ©es par les mitrailleuses allemandes. Seuls quelques Australiens parviennent Ă prendre la premiĂšre ligne adverse dans un secteur proche de lâendroit oĂč se trouve aujourdâhui le parc mĂ©morial. Ne pouvant faire face aux contre-attaques allemandes, ceux-ci se replient et sont pris Ă revers. 24 heures aprĂšs le dĂ©clenchement de lâassaut, 5 533 soldats australiens sont tuĂ©s, blessĂ©s ou portĂ©s disparus, 1 400 dans les rangs britanniques et 1 500 environ du cĂŽtĂ© allemand. "Donât forget me Cobber" "Ne mâoublie pas camarade" La statue du parc mĂ©morial Ă©voque ce quâil sâest passĂ© au lendemain de cette bataille de Fromelles. JuchĂ© sur les vestiges dâun bunker allemand de premiĂšre ligne, le sergent australien Simon Fraser porte sur ses Ă©paules un camarade tombĂ© lors de lâoffensive. MalgrĂ© lâinterdiction formelle qui leur a Ă©tĂ© adressĂ©e, Fraser et quelques autres sortent des tranchĂ©es pour porter secours Ă leurs compagnons gisant dans le no manâs land qui implorent Ă lâaide Donât forget me Cobbers » Ne mâoubliez pas les copains ». InaugurĂ© en 1998, ce monument symbolise lâhĂ©roĂŻsme et le sens de la camaraderie des soldats australiens lors de la premiĂšre intervention de lâAustralian Imperial Force sur le sol europĂ©en au cours de la Grande Guerre. La rĂ©plique de cette Ćuvre de Peter Corlett, qui a Ă©galement conçu la statue du Digger de Bullecourt, est visible sur le Shrine of Remembrance Ă Melbourne. Photo aĂ©rienne du secteur de Fromelles - VC Corner Australian Cemetery blockhaus IGN 1950 Pour aller plus loin... La bataille de Fromelles 19 juillet 1916 La bataille de la Somme juillet 1916 La montĂ©e en puissance de lâarmĂ©e Chemin de mĂ©moire australien Le cimetiĂšre VC Corner et Monument aux morts australiens â Fromelles, Ă cet endroit prĂ©cis, votre guide personnel Le Parc mĂ©morial australien, Fromelles source gouvernement australien 59249 FromellesLat 0 m 7 7-Vestiges de la ligne Hindenburg - Aubers 7-Vestiges de la ligne Hindenburg - Aubers Ainsi baptisĂ©e par les Britanniques du nom dâun des villages qui sây trouve, la crĂȘte dâAubers, Ă©galement appelĂ©e talus des Weppes, apparaĂźt comme un maigre bourrelet de terrain culminant Ă 39 mĂštres dâaltitude entre la plaine de la Lys dâun cĂŽtĂ© et la vallĂ©e de la DeĂ»le et Lille de lâautre. LâarmĂ©e allemande y prend pied dĂšs octobre 1914 et va mettre Ă profit tout au long du conflit cette position dominante sur les lignes britanniques situĂ©es en contrebas, dans les terrains humides de la plaine de la Lys. Durant les premiĂšres annĂ©es de la guerre, le secteur est le théùtre de meurtriĂšres offensives lancĂ©es par les troupes de lâarmĂ©e britannique comme la bataille de la crĂȘte dâAubers en mai 1915 ou encore la bataille de Fromelles en juillet 1916. Dans le cadre de lâamĂ©nagement de la Ligne Hindenburg, lâarmĂ©e allemande opĂšre tout le long de la crĂȘte des travaux de fortification de ses lignes dont plusieurs Ă©lĂ©ments sont encore visibles aujourdâhui, notamment le long de la route dĂ©partementale 141 qui relie Le Maisnil, Fromelles, Aubers et Illies. La redoutable efficacitĂ© des ouvrages bĂ©tonnĂ©s allemands de la crĂȘte dâAubers. OrganisĂ©s sur plusieurs lignes, ces bunkers sont conçus pour rĂ©pondre Ă des missions prĂ©cises et complĂ©mentaires dans le but de former une dĂ©fense infranchissable par lâennemi. Ainsi, sur la premiĂšre ligne situĂ©e au pied de la crĂȘte, les postes de tir ont des embrasures et des banquettes de tir qui leur permettent Ă la fois des tirs directs et des tirs de flanquement. Leur coordination est assurĂ© par des bunkers de commandement aveugles vers le no manâs and, avec lesquels ils communiquent par de profondes tranchĂ©es. Sur la crĂȘte, on retrouve des postes dâobservation, dont certains ont Ă©tĂ© coulĂ©s Ă lâintĂ©rieur de maison, comme la tour du hameau de la Bouchaine Ă Illies qui garde les traces de fenĂȘtres ou le blockhaus de la route Aubers-Fromelles reconnaissable Ă sa forme de maison au toit pentu. En contre-pente, on retrouve abris pour la troupe, postes dâartillerie et centres de secours, Ă lâinstar du bunker-hĂŽpital du hameau de lâAventure Ă Illies. Secteur d'Aubers carte et photos 59249 IlliesLat 0 m 8 8-CimetiĂšre militaire portugais de Richebourg 8-CimetiĂšre militaire portugais de Richebourg CimetiĂšre militaire portugais Route d'Estaires RD 947 62136 RICHEBOURG OFFICE DE TOURISME DE BĂTHUNE-BRUAY +33 03 21 52 50 PrĂšs du MĂ©morial Indien de Neuve-Chapelle, une enceinte blanche Ă lâimposante porte attire le regard. Face Ă une chapelle dĂ©diĂ©e Ă Notre-Dame de Fatima, se dĂ©voile derriĂšre lâĂ©paisse grille en fer forgĂ© le cimetiĂšre militaire portugais de Richebourg. 1831 soldats reposent ici dans lâunique lieu de mĂ©moire rappelant lâintervention de la nation portugaise dans la Grande sa neutralitĂ©, la toute jeune RĂ©publique portugaise sâengage en 1916 aux cĂŽtĂ©s des AlliĂ©s, marquant ainsi lâentrĂ©e sur la scĂšne internationale du nouveau rĂ©gime. Le corps expĂ©ditionnaire portugais, qui comptera Ă un moment jusquâĂ 56 500 hommes, est placĂ© sous le commandement britannique et affectĂ© au front des Flandres, entre Laventie et Festubert. Son Ă©tat-major prend ses quartiers au manoir de La Peylouse Ă Saint-Venant. Lâunique lieu de mĂ©moire rappelant lâengagement du Portugal. Les soldats portugais dĂ©couvrent alors les tranchĂ©es qui, dans cette vallĂ©e de la Lys, sont en permanence humide et boueuse. De plus, faute de navires, tous rĂ©servĂ©s aux transports des troupes amĂ©ricaines, lâacheminement des renforts depuis le Portugal devient difficile et les officiers font cruellement dĂ©faut. Le 9 avril 1918, lâarmĂ©e allemande dĂ©clenche lâoffensive Georgette » dans la vallĂ©e de la Lys dans lâespoir de remporter une victoire dĂ©cisive avant lâarrivĂ©e des troupes amĂ©ricaines. En trois vagues successives, ses dix divisions dĂ©ferlent sur les deux divisions portugaises, incomplĂštes, mal encadrĂ©es et surprises en pleine relĂšve. Au cours de cette seule journĂ©e, les Portugais perdent prĂšs de 7500 hommes. Pourtant, le lendemain, aux cĂŽtĂ©s des Ecossais, les survivants sâaccrochent Ă La Couture, avant de devoir se replier. Si les Allemands prennent Estaires, ArmentiĂšres et Bailleul, ils Ă©chouent Ă entrer dans BĂ©thune et Hazebrouck. Lâoffensive sâĂ©teindra le 18 avril. A La Couture, en hommage aux soldats qui ont dĂ©fendu la commune, les gouvernements portugais et français inaugureront en 1928 un monument dâun saisissant rĂ©alisme sur les dĂ©combres dâune Ă©glise gothique, une allĂ©gorie de la Patrie portugaise vient en aide Ă lâun de ses soldats aux prise avec le squelette de la Mort. Pour aller plus loin... Les Portugais dans la Grande Lâoffensive allemande du printemps 1918, la 62136 RichebourgLat 0 m 9 9-MĂ©morial indien de Neuve-Chapelle - Richebourg 9-MĂ©morial indien de Neuve-Chapelle - Richebourg MĂ©morial indien Route d'Estaires RD 947 62136 RICHEBOURG OFFICE DE TOURISME DE BĂTHUNE-BRUAY +33 03 21 52 50 Du carrefour du Grand Chemin dâEstaires Ă La BassĂ©e et de la route de Richebourg, une colonne de pierre blanche se dĂ©tache entre deux saules pleureurs. FlanquĂ©e de deux tigres, elle est coiffĂ©e dâune fleur de lotus et de la couronne impĂ©riale britannique que surmonte lâĂ©toile des Indes. A sa base est gravĂ©e la mention INDIA 1914-1918 ». Le long de lâancien Front, le Neuve-Chapelle Memorial est le seul lieu de mĂ©moire qui rend hommage Ă lâengagement des soldats de lâarmĂ©e des Indes durant la PremiĂšre Guerre mondiale. InaugurĂ© en 1927, le mĂ©morial est lâĆuvre de Sir Herbert Baker, architecte, entre autres, du Parlement indien Ă Delhi, du cimetiĂšre militaire de Tyne Cot Ă Ypres la plus vaste nĂ©cropole des forces du Commonwealth au monde, ou encore du cimetiĂšre du Trou Aid Post Ă Fleurbaix. En hommage aux soldats indiens dans la Grande Guerre. A lâintĂ©rieur du monument, le mur sud porte lâĂ©pitaphe En lâhonneur de lâarmĂ©e de lâInde qui a combattu en France et en Belgique, 1914-1918 et pour perpĂ©tuer le souvenir de ses morts aux tombes inconnues dont les noms sont ici gravĂ©s ». En dessus de celle-ci, une liste Ă©grĂšne les 4 857 noms classĂ©s par unitĂ© des soldats portĂ©s disparus au combat. Sous le dĂŽme en oignon opposĂ© Ă lâentrĂ©e, une plaque de bronze apposĂ©e en 1964 complĂšte cette liste avec les noms de 206 autres soldats indiens morts en captivitĂ© en Allemagne. Fortement Ă©prouvĂ©e par les combats de lâĂ©tĂ© 1914, la Force ExpĂ©ditionnaire Britannique fait appel aux unitĂ©s militaires dĂ©jĂ constituĂ©es de sa colonie des Indes. Les premiers renforts dĂ©barquent Ă Marseille en septembre 1914 et partent vers la Flandre. EngagĂ©s dans la bataille de Givenchy, en dĂ©cembre 1914, Sikhs, Gurkhas, Pendjabis et les autres souffrent des conditions de survie dans des tranchĂ©es prĂ©caires constamment inondĂ©es, sans vĂȘtements chauds ni nourriture suffisante. En mars 1915, lors de la bataille de la crĂȘte dâAubers, ils participent Ă la prise de Neuve-Chapelle oĂč pĂ©rissent plus de 4 000 dâentre eux. Six mois plus tard, devant Laventie, ils perdent 3 017 soldats lors de la seule journĂ©e du 25 septembre. A partir de la fin de lâannĂ©e 1915, les hommes du Corps indien seront progressivement relevĂ©s avant dâĂȘtre transfĂ©rĂ©s vers dâautres fronts comme le Moyen-Orient. Pour aller plus loin... La bataille de Neuve-Chapelle 10 - 13 mars 1915 Les troupes indiennes sur le front dâ 1 rte d'estaires 62840 RichebourgLat 0 m 10 10-Monument aux morts de Richebourg 10-Monument aux morts de Richebourg Monument aux Morts Place du GĂ©nĂ©ral De Gaulle 62136 RICHEBOURG OFFICE DE TOURISME DE BĂTHUNE-BRUAY +33 03 21 52 50 Le monument aux morts de Richebourg offre le rare exemple dâun monument intercommunal il a Ă©tĂ© inaugurĂ© en 1923 par les deux communes jumelles de Richebourg-lâAvouĂ© et de Richebourg-Saint-Vaast, Ă lâĂ©poque autonomes mais qui depuis ont fusionnĂ© en 1971. Autre particularitĂ© ce monument reprĂ©sente un poilu en gisant, dans le plus pur style des tombeaux mĂ©diĂ©vaux et Ă©treignant la hampe du drapeau tricolore qui lâenveloppe. Cette Ćuvre de Charles-Henri Pouquet sâinscrit Ă rebours du code de la statuaire patriotique qui semble rĂ©gir lâabondante production commĂ©morative de lâaprĂšs-guerre, jusquâĂ la fin des annĂ©es 1920. Les quelques 36 000 monuments Ă©rigĂ©s, dans chaque commune ou presque, Ă la mĂ©moire des 1 400 000 morts pour la France, privilĂ©gient la plupart du temps les reprĂ©sentations dâun guerrier debout et faisant face Ă lâennemi, ou les incarnations fĂ©minines de la patrie ou de la victoire entraĂźnant le peuple Ă bouter lâAllemand hors de France. Mais trĂšs peu montrent lâimage de la mort. Le poilu comme un gisant et le Christ mutilĂ© des tranchĂ©es. Ces monuments ne sont pas des tombeaux puisquâils ne contiennent pas de corps. Ce sont des mĂ©moriaux sur lesquels sont inscrits les noms des "enfants" de la commune disparus au cours du conflit. Souvent situĂ© au centre de la commune, sur la place ou prĂšs de la mairie ou de lâĂ©glise, ils sont voulus comme une exhortation Ă lutter contre lâ du monument, sur le mur de lâĂ©glise reconstruite en style nĂ©o-gothique, les habitants de Richebourg ont fixĂ© un grand crucifix, vestige dâun ancien calvaire retrouvĂ© sur le champ de bataille mutilĂ© par la mitraille. PrĂšs dâici, Ă Neuve-Chapelle, les soldats portugais, dans leurs tranchĂ©es, vĂ©nĂ©raient eux aussi le Christ dâun calvaire endommagĂ© au cours des combats. Ce Christ des TranchĂ©es » veille aujourdâhui au chevet des soldats inconnus portugais dans le monastĂšre de Bathalha, au nord de Lisbonne. Pour aller plus loin... Typologie des traces de la Grande 2 r de l'eglise 62136 RichebourgLat 0 m 11 11-Le Touret Military Cemetery and Memorial - Richebourg 11-Le Touret Military Cemetery and Memorial - Richebourg Le Touret Military Cemetery Rue du Bois 62136 RICHEBOURG OFFICE DE TOURISME DE BĂTHUNE-BRUAY +33 03 21 52 50 Sur la route dâArmentiĂšres Ă BĂ©thune, non loin du mĂ©morial indien, se dresse un impressionnant monument en pierre blanche de NĂźmes. Galeries couvertes et colonnades conduisent Ă un cloĂźtre entourant une pelouse au milieu de laquelle une colonne porte cette simple inscription 1914-1918 ». Le Touret Memorial rend hommage aux soldats de lâarmĂ©e impĂ©riale britannique disparus au cours des meurtriers combats qui se sont dĂ©roulĂ©s entre la Lys et La BassĂ©e entre le dĂ©but de la guerre et la bataille de Loos en septembre 1915. A lâentrĂ©e du monument, une inscription, en anglais et en français, le dĂ©die A la gloire de Dieu et Ă la mĂ©moire des 13 482 officiers et soldats tombĂ©s dans ce secteur dâoctobre 1914 Ă septembre 1915, dont les noms sont enregistrĂ©s ici mais Ă qui la fortune de la guerre a refusĂ© une sĂ©pulture connue et honorĂ©e comme Ă leurs camarades dans la mort ». Leurs noms sont gravĂ©s sur les murs du mĂ©morial ainsi que les insignes des rĂ©giments engagĂ©s dans les batailles, dont le nom est rappelĂ© sur les arcades entourant le cloĂźtre La BassĂ©e, Festubert 1914, Givenchy 1914/1915, Cuinchy, Neuve-Chapelle, Aubers et Festubert 1915 ». Autant de combats qui se rĂ©sument souvent Ă des actions confuses, mal engagĂ©es et piĂštrement conclues mais qui font des dizaines de milliers de victimes dans les deux camps. Ce secteur, on lâappelait le âfront oubliĂ©â tant il paraissait loin des prioritĂ©s stratĂ©giques des Ă©tats-majors concentrĂ©es sur Ypres et lâArtois. Le Touret la mĂ©moire des disparus du front oubliĂ© ». Les morts canadiens et indiens, tombĂ©s dans les mĂȘmes batailles et disparus sans sĂ©pulture connue, sont honorĂ©s Ă Vimy et au MĂ©morial de TrueloveĂ qui lâon doit Ă©galement le mĂ©morial de Vis-en-Artois, mĂ©morial du Touret occupe le cĂŽtĂ© est du Touret Military Cemetery. Ouvert par le Corps Indien dĂšs novembre 1914, ce cimetiĂšre abrite les tombes de 912 soldats de lâarmĂ©e britannique, dĂ©cĂ©dĂ©s pour beaucoup dans les ambulances de campagne du secteur. 264 combattants portugais morts entre mars 1917 et avril 1919 y reposaient jusquâĂ leur transfert au cimetiĂšre national du Portugal tout proche. Pour aller plus loin... Les batailles de La BassĂ©e, Messines et ArmentiĂšres 12 au 18 octobre 1914 La bataille de Givenchy-les-La BassĂ©e 18 au 22 dĂ©cembre 1914 La bataille de Neuve-Chapelle 10 - 13 mars 1915 La bataille de la CrĂȘte dâAubers 9 mai 1915 20 r du bois 62136 RichebourgLat 0 m 12 12-Dud Corner Cemetery and Loos Memorial - Loos-en-Gohelle 12-Dud Corner Cemetery and Loos Memorial - Loos-en-Gohelle Dud Corner Cemetery Route de BĂ©thune RD 943 62750 LOOS-EN-GOHELLE OFFICE DE TOURISME ET DU PATRIMOINE DE LENS-LIĂVIN +33 03 21 67 66 En 1914, Rudyard Kipling, lâauteur du Livre de la Jungle, Prix Nobel de littĂ©rature en 1907, se fait le chantre de lâentrĂ©e en guerre de lâEmpire britannique. FidĂšle Ă lâĂ©ducation reçue, son unique fils John, dĂ©dicataire en 1910 du fameux poĂšme If » Tu seras un homme mon fils, veut sâengager. RefusĂ© dâabord pour raisons de santĂ©, lâinfluence de son pĂšre lui permettra dâincorporer les Irish Guards. Il est aussitĂŽt lancĂ© dans la grande bataille dâArtois, dĂ©clenchĂ©e par les AlliĂ©s, en septembre-octobre 1915. Dans la plaine de la Gohelle, les Britanniques vont utiliser, pour la premiĂšre fois, le gaz chlorique, en rĂ©plique aux Allemands qui lâavaient dĂ©jĂ testĂ© Ă Ypres. AprĂšs lâeffet de surprise initial, un changement de sens du vent va repousser les gaz vers les lignes anglaises et contribuer Ă lâĂ©chec dâune offensive, par ailleurs mal prĂ©parĂ©e. Nous sommes morts parce que nos pĂšres ont menti ! » Dans la seule journĂ©e du 25 septembre, les Britanniques enregistrent 8 500 victimes. Ils perdront au total 50 000 hommes, tuĂ©s, blessĂ©s ou disparus. Les noms de 20 000 dâentre eux sont inscrits au Loos Memorial qui ceint le Dud Corner Cemetery, Ă Loos-en-Gohelle. Y figure notamment celui du lieutenant John Kipling, tombĂ© lors de son premier assaut le 27 septembre, Ă lâĂąge de 18 ans, et dont le corps nâavait pas pu ĂȘtre identifiĂ©. Rudyard Kipling ne se consolera jamais de cette perte. JusquâĂ sa mort en 1936, il cherchera en vain les traces de son fils, sillonnant chaque Ă©tĂ© les routes de la Gohelle en demandant Have you news of my boy Jack ? ». Actif au sein de lâImperial War Graves Commission, il imagine la belle formule gravĂ©e sur les stĂšles des soldats inconnus britanniques Known unto God », Connu de Dieu seul ». Et il Ă©crit dans ses Epitaphes de guerre ces paroles terribles Si quelquâun veut savoir pourquoi nous sommes morts / Dites-lui parce que nos pĂšres ont menti. » ;Le corps de John sera identifiĂ© en 1992, Ă 3 km de Loos, dans le Saint-Mary ADS Cemetery de Haisnes-lĂšs-la-BassĂ©e. Pour aller plus loin... La bataille de Loos 25 septembre - 19 octobre 1915 Les Le Front dâArtois et de Flandres 1914-1918 les secteurs du Les caractĂ©ristiques nationales des 62750 Loos-en-gohelleLat 0 m 13 13-Sous-Lieutenant Defrasse - Aix-Noulette 13-Sous-Lieutenant Defrasse - Aix-Noulette Monument Sous-Lieutenant Defrasse Route d'Arras - D 937 62160 AIX-NOULETTE OFFICE DE TOURISME ET DU PATRIMOINE DE LENS-LIĂVIN +33 03 21 67 66 A Aix-Noulette, au bord de la route vers Souchez, se dresse un monument sur lequel figure cette inscription Ă la gloire du 158e RI le rĂ©giment de Lorette. Ce monument a Ă©tĂ© Ă©levĂ© par les survivants du 158e RI Ă la mĂ©moire des morts du secteur de Lorette. ». A proximitĂ© se dresse une modeste stĂšle en grĂšs qui rappelle Ici est tombĂ© glorieusement le 26 mai 1915 J. R. LĂ©on ĂągĂ© de 22 ans, sous-lieutenant au 28e rĂ©giment dâinfanterie, chevalier de la LĂ©gion dâHonneur, croix de guerre avec Ă©toile dâor. ». Cette stĂšle se trouve Ă lâentrĂ©e dâun chemin qui mĂšne Ă une position connue durant la Grande Guerre comme la tranchĂ©es des Saules ». En lâempruntant, on y dĂ©couvre un autre monument - quatre pans frappĂ©s dâune croix latine -, dont le socle est un ancien blockhaus allemand. On y peut lire Ici est tombĂ© Ă lâassaut de la tranchĂ©e des Saules le 16 juin 1915 Jacques Defrasse sous-lieutenant au 174e dâinfanterie Ă lâĂąge de 23 ans. A sa mĂ©moire et Ă celle des soldats de la 3Ăšme compagnie du 174e dâinfanterie morts le mĂȘme jour pour la France. » Les jeunes hĂ©ros tuĂ©s devant la tranchĂ©e des Saules. De ces deux hommes, on sait peu de choses, sinon quâils Ă©taient Parisiens, que lâun - Jacques Defrasse - Ă©tait fils dâun architecte assez connu, et que lâautre poursuivait des Ă©tudes de droit avant sa mobilisation. Ce sont les parents de Jean LĂ©on qui ont dressĂ© cette borne commĂ©morative, lĂ©gĂšrement dĂ©placĂ©e depuis pour les travaux de lâautoroute. Les deux hĂ©ros aixois sont morts Ă 3 semaines dâintervalle, conduisant leurs hommes Ă lâassaut de positions allemandes puissamment fortifiĂ©es, ici la fameuse tranchĂ©e des Saules finalement conquise au soir de la mort de Defrasse. Cette seconde bataille dâArtois pour la reconquĂȘte des Collines de lâArtois est particuliĂšrement meurtriĂšre lâarmĂ©e française laisse sur le terrain 102 000 soldats et officiers, dont le gĂ©nĂ©ral Barbot, honorĂ© Ă Souchez. Certes, lâĂ©peron de Lorette est gagnĂ© mais les Allemands occupent toujours Vimy, verrouillant lâaccĂšs Ă Lens et au Bassin Minier. Il faudra encore attendre deux ans, au printemps 1917, pour que les Canadiens reprennent la crĂȘte. Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 62160 Aix-nouletteLat 0 m 14 14-NĂ©cropole Nationale de Notre-Dame-de-Lorette - Ablain-Saint-Nazaire 14-NĂ©cropole Nationale de Notre-Dame-de-Lorette - Ablain-Saint-Nazaire NĂ©cropole Nationale de Notre-Dame-de-Lorette Chemin du Mont de Lorette 62153 ABLAIN-SAINT-NAZAIRE OFFICE DE TOURISME ET DU PATRIMOINE DE LENS-LIĂVIN +33 03 21 67 66 En octobre 1914, les troupes allemandes du Prince hĂ©ritier Rupprecht de BaviĂšre Ă©chouent Ă prendre Arras dĂ©fendue par les hommes du gĂ©nĂ©ral Barbot. RefoulĂ©es plus au nord, elles prennent pied sur la crĂȘte de Vimy et lâĂ©peron de Lorette entre lesquels se situe la ville de Souchez traversĂ©e par la route Arras-Lens. De ces hauteurs, lâarmĂ©e allemande tire un avantage stratĂ©gique majeur le relief forme une barriĂšre naturelle entre le Bassin Minier quâelle occupe et les plaines dâArtois oĂč les mouvements des armĂ©es alliĂ©es ne peuvent lui Ă©chapper. Le 9 mai 1915, aprĂšs six jours de bombardements prĂ©liminaires, lâarmĂ©e française lance une vaste offensive contre ces positions allemandes sur les collines de lâArtois. Si les Français arrivent Ă reprendre le plateau de Lorette et Neuville-Saint-Vaast, ils Ă©chouent Ă sâemparer de la crĂȘte de Vimy oĂč ils ne parviennent pas Ă consolider la percĂ©e des soldats de la LĂ©gion Ă©trangĂšre. AprĂšs la guerre, lâĂtat français entreprend lâamĂ©nagement de vastes nĂ©cropoles oĂč chaque visiteur doit pouvoir prendre la mesure du sacrifice consenti par la Nation. Ă Ablain-Saint-Nazaire, sur le plateau oĂč se trouvait avant-guerre une chapelle consacrĂ©e Ă Notre-Dame-de-Lorette, le petit cimetiĂšre créé aprĂšs la bataille de mai 1915 par les soldats français sera choisi comme site pour l'amĂ©nagement d'une vaste nĂ©cropole, oĂč seront accueillies les dĂ©pouilles en provenance de plus de 150 cimetiĂšres des fronts de lâArtois, de Flandre, de lâYser et du littoral belge. corps identifiĂ©s y recevront une sĂ©pulture individuelle et les restes de prĂšs de inconnus seront regroupĂ©s dans 8 ossuaires. Lorette devient ainsi la plus grande nĂ©cropole nationale française. Sous lâimpulsion de Monseigneur Julien, ĂvĂȘque dâArras, est construite dans la nĂ©cropole une basilique de style nĂ©o-byzantin dessinĂ©e par lâarchitecte Louis-Marie Cordonnier. Face Ă elle, se dresse une tour-lanterne qui abrite lâun des ossuaires et dont le phare est visible Ă des kilomĂštres Ă la ronde. Une Garde dâhonneur, constituĂ©e de bĂ©nĂ©voles, assure, depuis 1920, lâaccueil des visiteurs et ranime, chaque dimanche, la flamme du souvenir. Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 Les principes gĂ©nĂ©raux dâamĂ©nagement des nĂ©cropoles militaires La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 Les principes gĂ©nĂ©raux dâamĂ©nagement des nĂ©cropoles 62153 Ablain-saint-nazaireLat 0 m 15 15-Statue du GĂ©nĂ©ral Maistre - Ablain-Saint-Nazaire 15-Statue du GĂ©nĂ©ral Maistre - Ablain-Saint-Nazaire Statue du GĂ©nĂ©ral Maistre Chemin du Mont de Lorette 62153 ABLAIN-SAINT-NAZAIRE OFFICE DE TOURISME ET DU PATRIMOINE DE LENS-LIĂVIN +33 03 21 67 66 Le sculpteur du monument du gĂ©nĂ©ral Maistre a eu le sens de la hiĂ©rarchie et de la perspective en haut, lâofficier supĂ©rieur, juchĂ© sur un piĂ©destal, considĂšre avec bienveillance le bidasse, en contrebas, ployant sous le poids de son Ă©quipement et des misĂšres de la guerre. Initialement installĂ© dans la nĂ©cropole de Notre-Dame de Lorette, le monument a Ă©tĂ© dĂ©placĂ© de 400 mĂštres, Ă lâemplacement supposĂ© du poste de commandement du gĂ©nĂ©ral, en mai 1915. Et il est dĂ©diĂ© conjointement Ă la gloire du gĂ©nĂ©ral Maistre et du 21e corps dâArmĂ©e ». Le gĂ©nĂ©ral Maistre et ses hommes Ă lâassaut de Lorette. Cette reconnaissance, ces chasseurs et ces fantassins lâont acquise durant les deux semaines au cours desquelles ils se sont battus dans des conditions effroyables sur les pentes de Lorette, au dessus dâAblain-Saint-Nazaire. Depuis dĂ©cembre 1914, Maistre et ses soldats sont sur place, dans la vallĂ©e dominĂ©e par le plateau de Lorette. Les Allemands y ont organisĂ© une formidable dĂ©fense cinq lignes de tranchĂ©es, des rĂ©seaux de barbelĂ©s, des nids de mitrailleuses. En haut, un fortin de casemates et dâabris souterrains barre lâaccĂšs Ă la chapelle Ă Notre-Dame de Lorette. Lors de la seconde bataille dâArtois, la prise de ce fortin est lâobjectif assignĂ© aux hommes de Maistre. Le 9 mai 1915 Ă 10 h, les premiĂšres vagues dâassaut sâĂ©lancent. AprĂšs avoir franchi trois lignes de dĂ©fense, lâattaque se brise devant le fortin de la chapelle. On se bat Ă coups de grenades, de baĂŻonnettes et mĂȘme de couteaux. Les Français sâaccrochent au sol, terrĂ©s dans des trous dâobus. Le plateau est un charnier », raconte un tĂ©moin. Le 12 mai Ă la nuit, des chasseurs sâapprochent en rampant du fortin et bouchent les crĂ©neaux des mitrailleuses avec des sacs de terre, avant dâenlever le fortin au corps Ă corps. Il leur faudra encore dix jours de combats acharnĂ©s pour conquĂ©rir la Blanche Voie, entre Ablain et Lorette. MalgrĂ© lâattaque française, les Allemands conservent Souchez et Vimy, verrouillant lâaccĂšs Ă la plaine de Lens et au Bassin minier. La bataille pour les collines dâArtois nâest pas terminĂ©e. Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 62153 Ablain-saint-nazaireLat 0 m 16 16-Ruines de l'Ăglise d'Ablain-Saint-Nazaire 6-Ruines de l'Ăglise d'Ablain-Saint-Nazaire Ruines de l'Ăglise d'Ablain-Saint-Nazaire Rue de la Blanche Voie 62153 ABLAIN-SAINT-NAZAIRE OFFICE DE TOURISME ET DU PATRIMOINE DE LENS-LIĂVIN +33 03 21 67 66 Ablain-Saint-Nazaire a deux Ă©glises. Au centre de ce village de prĂšs de 2 000 habitants, la Nouvelle Eglise, lieu de culte habituel, date de lâentre-deux-guerres. A lâentrĂ©e Est, la Vieille Eglise nâest plus quâune ruine. Chef-dâĆuvre du gothique flamboyant exĂ©cutĂ©e par Jacques Le Caron, architecte de la partie supĂ©rieure du beffroi dâArras, elle a Ă©tĂ© construite au XVIe siĂšcle par Charles de Bourbon-Carency, seigneur du lieu, soucieux de tĂ©moigner sa reconnaissance Ă saint Nazaire qui avait contribuĂ© Ă la guĂ©rison de sa fille. Ablain occupe une position stratĂ©gique, au pied du plateau de Notre-Dame de Lorette. En octobre 1914, les Allemands sâen emparent. Les troupes françaises nâauront de cesse de reconquĂ©rir lâĂ©peron de Notre-Dame de Lorette qui, avec Vimy, domine dâun cĂŽtĂ© Arras et de lâautre Lens et ses charbonnages. Les horreurs de la guerre et les alĂ©as de la reconstruction Le 9 mai 1915, les Français passent Ă lâattaque aprĂšs six jours de bombardement. Ils rĂ©ussissent Ă percer les lignes allemandes mais ne peuvent exploiter ce succĂšs initial. AprĂšs 15 jours de combats sauvages et la perte de 102 000 hommes, la crĂȘte de Vimy reste hors de leur portĂ©e. Carency et Ablain, reconquis en mĂȘme temps que Lorette, sont en ruines, y compris lâĂ©glise Saint-Nazaire. A la fin du conflit, la Commission des Monuments Historiques qui a classĂ©e cette Ă©glise en 1908, dĂ©cide de ne pas la reconstruire Ces ruines Ă©mouvantes doivent ĂȘtre conservĂ©es comme tĂ©moin du vandalisme allemand. » Les Ablainois font remarquer que ce sont les canons français qui ont mis Ă bas lâĂ©difice ; ils ont bien compris que lâEtat ne veut pas supporter le coĂ»t de la restauration de lâĂ©glise en ruines. En 1922, la municipalitĂ© dĂ©cide de construire une nouvelle Ă©glise sur un terrain qui fait face Ă la mairie. JusquâĂ son achĂšvement en 1932, câest un baraquement offert par les Canadiens qui servira de lieu de culte provisoire. Quant Ă la Vieille Eglise, qui menaçait de sâĂ©crouler, les Monuments Historiques confortent ses ruines en 1983. Ainsi, elles continuent de tĂ©moigner des horreurs de la guerre et des alĂ©as de la reconstruction. Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 20 r marcel lancino 62153 Ablain-saint-nazaireLat 0 m 17 17-Monument Ă la gloire de la Division Barbot - Souchez 17-Monument Ă la gloire de la Division Barbot - Souchez Monument Ă la gloire de la Division Barbot Rue Carnot 62153 SOUCHEZ Office de tourisme et du patrimoine de LENS-LIĂVIN +33 03 21 67 66 BĂ©ret plat, long manteau, le pas ample et dĂ©cidĂ©, pas de doute câest un chasseur alpin qui se dĂ©tache au premier plan du monument Ă©rigĂ© face au cimetiĂšre communal de Souchez. Il sâagit du Bayard de la Grande Guerre », celui que sa citation Ă lâordre de lâarmĂ©e reconnaĂźt comme un soldat sans peur et sans reproche », le gĂ©nĂ©ral Ernest Barbot, mortellement blessĂ© le 10 mai 1915 au Cabaret Rouge, Ă quelques pas dâici. NĂ© Ă Toulouse en 1855, sous-lieutenant Ă 22 ans, le futur gĂ©nĂ©ral ne connaĂźtra pas une carriĂšre fulgurante il a 57 ans quand il accĂšde au grade de colonel. En 1914, il semble plus prĂšs de la retraite que de la promotion. Mais la guerre va rĂ©vĂ©ler ses qualitĂ©s. Le Bayard de la Grande Guerre. AprĂšs sâĂȘtre illustrĂ© dans les Vosges, il dĂ©barque en Artois en octobre 1914, Ă la tĂȘte de la 77e division de chasseurs alpins. Les protagonistes viennent de se lancer dans la course Ă la mer », chacun voulant tourner lâennemi. Les Allemands menacent Arras. Dans les faubourgs de la ville, les chasseurs de Barbot affrontent la poussĂ©e ennemie Moi vivant, on ne reculera pas ! », lance le gĂ©nĂ©ral Ă ses hommes. Et ils ne reculent pas. Barbot devient le sauveur dâArras » en repoussant les Allemands vers le Nord. Ces derniers prennent alors pied sur les hauteurs de Notre-Dame de Lorette et Vimy et envahissent le Bassin minier. Lors de la seconde bataille dâArtois, lancĂ©e en mai 1915 contre les positions allemandes sur les collines de lâArtois, Barbot et ses chasseurs sâillustrent encore devant Souchez. Mais le 10 mai, le gĂ©nĂ©ral est mortellement blessĂ© Ă la tĂȘte de ses troupes. Ses chasseurs prendront Souchez en septembre mais la crĂȘte de Vimy et le contrĂŽle de la plaine de Lens restent aux mains des Allemands. La popularitĂ© dâErnest Barbot tient Ă sa bravoure, Ă sa simplicitĂ© - toujours vĂȘtu comme un poilu » - et Ă lâaffection quâil portait Ă ses hommes. Sa modestie se reflĂšte dans le monument de Souchez, dĂ©diĂ© Ă toute la division Barbot » et non Ă son seul chef. Le GĂ©nĂ©ral repose aujourdâhui Ă lâentrĂ©e de la nĂ©cropole de Notre-Dame de Lorette dans une tombe semblable Ă celle des simples soldats qui lâentourent. Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 32 r carnot 62153 SouchezLat 0 m 18 18-Zouave Valley Cemetery - Souchez 18-Zouave Valley Cemetery - Souchez Zouave Valley Cemetery Chemin des Pinchaflots 62153 SOUCHEZ OFFICE DE TOURISME ET DU PATRIMOINE DE LENS-LIĂVIN +33 03 21 67 66 Au sud de Souchez, au lieu-dit les Ecouloirs, le Zouave Valley Cemetery a Ă©tĂ© le théùtre, trois annĂ©es durant, de sanglants combats pour la possession de la crĂȘte de Vimy qui le domine du haut de ses 140 mĂštres. Prise par les Allemands dĂšs le dĂ©but de la Grande Guerre, cette crĂȘte revĂȘt une importance stratĂ©gique, commandant Arras dâun cĂŽtĂ© et Lens de lâautre. Le 9 mai 1915, lâarmĂ©e française se lance Ă lâassaut Ă partir du ravin qui court de Souchez Ă Neuville-Saint-Vaast. Si les hommes de la Division Marocaine, chĂ©chias rouges et pantalons bouffants, parviennent Ă prendre pied sur la crĂȘte de Vimy, ils sont refoulĂ©s faute de renforts suffisant. En contrebas, dans la vallĂ©e de la riviĂšre Souchez, lâarmĂ©e française organise les lignes de dĂ©fense sur lesquelles se relaieront certaines de ses unitĂ©s coloniales. Quand les soldats lâarmĂ©e britannique relĂšve en mars 1916 les troupes françaises dans le secteur, ceux-ci reprennent le surnom donnĂ© Ă ce ravin la vallĂ©e des Zouaves ». Sous Vimy et au centre des combats, le Zouave Valley Cemetery. Il faut attendre le 9 avril 1917 pour voir quatre divisions canadiennes prendre le contrĂŽle de la crĂȘte de Vimy, Ă lâissue dâune offensive minutieusement prĂ©parĂ©e. Les Canadiens creusent 12 tunnels, dont les plus longs peuvent atteindre un kilomĂštre. Perpendiculaires Ă la ligne de front, ils permettent aux 30 000 hommes engagĂ©s dans cette bataille de sâapprocher, le plus prĂšs possible et en toute sĂ©curitĂ©, des tranchĂ©es allemandes. LâentrĂ©e de certains de ces tunnels sâouvrait dâailleurs sur le chemin qui longe le Zouave Valley Cemetery. Cette nĂ©cropole a Ă©tĂ© ouverte par les Britanniques en mai 1916. SituĂ©e au milieu de la zone des combats, elle a souffert dâintenses bombardements. Câest pourquoi parmi les 250 Britanniques et Canadiens enterrĂ©s ici dont 179 identifiĂ©s, 5 tombes portent la mention Buried near this spot » EnterrĂ© prĂšs dâici », car le lieu de leur inhumation nâa pu ĂȘtre dĂ©terminĂ© avec prĂ©cision. Photo aĂ©rienne Zouave Valley Cemetery IGN Pour aller plus loin... Lâoffensive allemande sur la crĂȘte de Vimy 21 mai 1916 La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 62153 SouchezLat 0 m 19 19-Cabaret-Rouge British Cemetery - Souchez 19-Cabaret-Rouge British Cemetery - Souchez Cabaret-Rouge British Cemetery Rue Carnot 62153 SOUCHEZ OFFICE DE TOURISME ET DU PATRIMOINE DE LENS-LIĂVIN +33 03 21 67 66 DessinĂ© par lâarchitecte Frank Higginson, le cimetiĂšre britannique du Cabaret Rouge » Ă Souchez compte parmi les plus importants de la rĂ©gion. Il rassemble 7 665 tombes de soldats du Commonwealth tombĂ©s lors de la Grande Guerre, dont plus de la moitiĂ© nâont pas Ă©tĂ© identifiĂ©s. Quand, en septembre 1915, les troupes françaises reprennent Souchez, le village est rasĂ© Il nây a pas un pan de mur qui soit dressĂ© », tĂ©moigne Henri Barbusse dans Le Feu. En mars 1916, les Britanniques remplacent les Français sur le front dâArtois. Ils crĂ©ent Ă lâentrĂ©e de Souchez, prĂšs de lâancien Ă©tablissement nommĂ© le Cabaret Rouge », un premier cimetiĂšre oĂč reposent des combattants anglais et canadiens tombĂ©s dans le secteur. âThere's some corner of a foreign field that is for ever Englandâ Rupert Brooke, the Soldier. AprĂšs lâArmistice, la Commonwealth War Graves Commission fait de Souchez une nĂ©cropole de regroupement. Pour cela, elle recueille 7 000 corps en provenance des champs de bataille de la rĂ©gion dâArras et de 103 autres lieux dâinhumation du Nord et du Pas-de-Calais. Câest dans ce cimetiĂšre de Souchez que sera exhumĂ© le 25 mai 2000 le corps du soldat inconnu canadien ». Il repose maintenant devant le Monument commĂ©moratif de la guerre du Canada, place de la ConfĂ©dĂ©ration Ă Ottawa. Créée en 1917 et subventionnĂ©e par les six pays concernĂ©s, la Commonwealth War Graves Commission a pour vocation dâhonorer chaque victime de façon individuelle », permanente » et uniforme », sans distinction de rang, militaire ou social, de race ou de religion ». Dans le cadre de sa mission, elle entretient les cimetiĂšres et les mĂ©moriaux pour les disparus quâelle a conçus aprĂšs les combats et conserve les archives. La Commission honore 1,7 million de morts des deux guerres, dans plus de 23 000 cimetiĂšres rĂ©partis dans 148 pays. Etablie Ă Beaurains prĂšs dâArras, la section française de la Commission emploie plus de 400 personnes, dont trois quarts de jardiniers, qui oeuvrent sur 2 900 lieux de mĂ©moire pour entretenir la mĂ©moire des 600 000 soldats qui reposent en France. Photo aĂ©rienne Cabaret-Rouge British Cemetery IGN Pour aller plus loin... Les caractĂ©ristiques nationales des nĂ©cropoles Le Front dâArtois et de Flandres 1914-1918 les secteurs du 62153 SouchezLat 0 m 20 20-MĂ©morial de la Compagnie Nazdar et cimetiĂšre tchĂ©coslovaque - Neuville-Saint-Vaast 20-MĂ©morial de la Compagnie Nazdar et cimetiĂšre tchĂ©coslovaque - Neuville-Saint-Vaast CimetiĂšre tchĂ©coslovaque RD 937 62580 NEUVILLE-SAINT-VAAST OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 Entre Neuville-Saint-Vaast et Souchez, deux monuments se font face, de chaque cĂŽtĂ© de la route. Lâun et lâautre rendent hommage Ă des engagĂ©s volontaires de lâarmĂ©e française qui, en se battant pour la France, ont combattu lâimpĂ©rialisme allemand et austro-hongrois que subissaient leur pays dâorigine la Pologne et la TchĂ©coslovaquie. A la fin du XVIIIĂšme siĂšcle, la Pologne perd son indĂ©pendance et est partagĂ©e entre la Russie, la Prusse et lâAutriche. De leur cĂŽtĂ©, les TchĂšques et les Slovaques sont soumis Ă lâautoritĂ© de lâEmpire dâAutriche-Hongrie. Au dĂ©clenchement de la guerre se constitue alors Ă Paris le ComitĂ© des volontaires polonais qui regroupent des immigrĂ©s polonais de Paris et du Nord de la France prĂȘts Ă sâengager dans la LĂ©gion Ă©trangĂšre. De la mĂȘme façon, des membres de lâassociation tchĂšque dâĂ©ducation populaire et physique Sokol et de lâorganisation social-dĂ©mocrate Rovnost partent en instruction Ă Bayonne oĂč ils formeront une compagnie surnommĂ©e la compagnie Nazdar ». Pour notre libertĂ© et la vĂŽtre ». Ces volontaires participeront Ă lâoffensive française en Artois lancĂ©e le 9 mai 1915 au cours de laquelle beaucoup perdront la vie. A lâentrĂ©e du cimetiĂšre tchĂ©coslovaque, se dresse un monument commĂ©morant le souvenir du porte-drapeau Karel Bezdicek, tuĂ© le premier jour de la bataille. Il symbolise le premier soldat tchĂšque libre, porteur de lâĂ©tendard frappĂ© du lion tchĂšque. A cĂŽtĂ© des 70 soldats morts pendant la Grande Guerre, seront inhumĂ©s dans ce cimetiĂšre 136 hommes tuĂ©s lors de la Seconde Guerre mondiale. En face, la Croix des volontaires polonais, Ă©rigĂ©e grĂące aux dons des Polonais du Pas-de-Calais, rend hommage Ă ceux qui sont "tombĂ©s pour la rĂ©surrection de la Pologne et la victoire de la France". DĂ©truit en 1940, endommagĂ© en 1967 par la tempĂȘte, le monument est Ă chaque fois relevĂ©. Il continue ainsi Ă porter la devise de ces volontaires Za nasza wolnosc i wasza », Pour notre libertĂ© et la vĂŽtre ». Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 62580 Neuville-saint-vaastLat 0 m 21 21-Monument aux volontaires polonais - Neuville-Saint-Vaast 21-Monument aux volontaires polonais - Neuville-Saint-Vaast Monument aux volontaires polonais RD 937 62580 NEUVILLE-SAINT-VAAST OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 Entre Neuville-Saint-Vaast et Souchez, deux monuments se font face, de chaque cĂŽtĂ© de la route. Lâun et lâautre rendent hommage Ă des engagĂ©s volontaires de lâarmĂ©e française qui, en se battant pour la France, ont combattu lâimpĂ©rialisme allemand et austro-hongrois que subissaient leur pays dâorigine la Pologne et la TchĂ©coslovaquie. A la fin du XVIIIĂšme siĂšcle, la Pologne perd son indĂ©pendance et est partagĂ©e entre la Russie, la Prusse et lâAutriche. De leur cĂŽtĂ©, les TchĂšques et les Slovaques sont soumis Ă lâautoritĂ© de lâEmpire dâAutriche-Hongrie. Au dĂ©clenchement de la guerre se constitue alors Ă Paris le ComitĂ© des volontaires polonais qui regroupent des immigrĂ©s polonais de Paris et du Nord de la France prĂȘts Ă sâengager dans la LĂ©gion Ă©trangĂšre. De la mĂȘme façon, des membres de lâassociation tchĂšque dâĂ©ducation populaire et physique Sokol et de lâorganisation social-dĂ©mocrate Rovnost partent en instruction Ă Bayonne oĂč ils formeront une compagnie surnommĂ©e la compagnie Nazdar ». Pour notre libertĂ© et la vĂŽtre ». Ces volontaires participeront Ă lâoffensive française en Artois lancĂ©e le 9 mai 1915 au cours de laquelle beaucoup perdront la vie. A lâentrĂ©e du cimetiĂšre tchĂ©coslovaque, se dresse un monument commĂ©morant le souvenir du porte-drapeau Karel Bezdicek, tuĂ© le premier jour de la bataille. Il symbolise le premier soldat tchĂšque libre, porteur de lâĂ©tendard frappĂ© du lion tchĂšque. A cĂŽtĂ© des 70 soldats morts pendant la Grande Guerre, seront inhumĂ©s dans ce cimetiĂšre 136 hommes tuĂ©s lors de la Seconde Guerre mondiale. En face, la Croix des volontaires polonais, Ă©rigĂ©e grĂące aux dons des Polonais du Pas-de-Calais, rend hommage Ă ceux qui sont "tombĂ©s pour la rĂ©surrection de la Pologne et la victoire de la France". DĂ©truit en 1940, endommagĂ© en 1967 par la tempĂȘte, le monument est Ă chaque fois relevĂ©. Il continue ainsi Ă porter la devise de ces volontaires Za nasza wolnosc i wasza », Pour notre libertĂ© et la vĂŽtre ». La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 62580 Neuville-saint-vaastLat 0 m 22 22-Eglise Saint Laurent - Neuville-Saint-Vaast 22-Eglise Saint Laurent - Neuville-Saint-Vaast Eglise Saint Laurent Rue de la Barre 62580 NEUVILLE-SAINT-VAAST OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 InaugurĂ©e en 1925, la nouvelle Ă©glise Saint-Laurent remplace alors lâancien Ă©difice flamboyant qui fut complĂštement ruinĂ©, comme tout le village, lors de lâassaut des troupes françaises au printemps 1915 . LâĂ©difice a Ă©tĂ© reconstruit en bĂ©ton armĂ© par hasard. Câest en effet un enfant du village qui a mis au point, en 1890, cette nouvelle technique. NĂ© rue du Canada en 1842, François Hennebique commence sa vie professionnelle comme simple maçon. Il devient chef de chantier puis entrepreneur avant de crĂ©er, sans aucune formation dâingĂ©nieur, un bureau technique pour exploiter ses brevets. Mais câest lâexpansion du marchĂ© du bĂ©ton armĂ©, rĂ©sistant au feu et bon marchĂ©, qui fait le succĂšs de son entreprise jusquâĂ la PremiĂšre Guerre mondiale et Ă travers toute lâEurope Royal Liver Building Ă Liverpool, pont du Risorgimento Ă RomeâŠ. LâĂ©glise de Neuville est en bĂ©ton armĂ©, lâinvention dâun Neuvillois. » Si François Hennebique meurt en 1921, le bĂ©ton armĂ© va connaĂźtre un nouvel essor Ă lâoccasion de la Reconstruction, notamment utilisĂ©s pour des hĂŽtels de ville, comme Ă Arras, Lille, et ArmentiĂšres, mais aussi pour des monuments aux morts et bien sĂ»r Ă©glises. Celle de Neuville abrite en outre, comme 47 autres Ă©difices religieux du Pas-de-Calais, des vitraux du souvenir » encore appelĂ©s vitraux de guerre » ou patriotiques » destinĂ©s Ă rappeler les Ă©vĂ©nements tragiques de la Grande Guerre dont ces paroisses ont Ă©tĂ© le théùtre. Ils confient aux priĂšres des fidĂšles les soldats morts et impriment un sens religieux Ă leur sacrifice. Le poilu devient un martyr comme dans le vitrail de Saint-Laurent oĂč lâon voit le Christ baiser le front de lâun dâentre eux. Dâautres vitraux neuvillois montrent des vues des cimetiĂšres de Lorette et de la tour de lâancienne Ă©glise de Neuville Saint-Vaast » ou la fondation de MontrĂ©al Ă Notre-Dame de Paris », en hommage aux soldats canadiens tombĂ©s dans le secteur. De nombreux ex voto et plaques commĂ©moratives Ă des rĂ©giments ornent lâĂ©glise, en particulier autour du chĆur qui abrite un monument aux morts de la commune. Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 1 r du carlin 62580 Neuville-saint-vaastLat 0 m 23 23-Zivy Crater - ThĂ©lus 23-Zivy Crater - ThĂ©lus Zivy Crater route de ThĂ©lus Ă Neuville-Saint-Vaast 62580 THELUS OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 Entre ThĂ©lus et Neuville-Saint-Vaast, les champs qui courent jusquâĂ la forĂȘt domaniale de Vimy ne comportent plus beaucoup de traces des combats de la Grande Guerre. Au pied de la crĂȘte de Vimy, câest pourtant un paysage quasi lunaire que dĂ©couvrent les soldats canadiens en lançant les prĂ©paratifs de lâassaut quâils donneront sur les positions allemandes en avril 1917. Les cratĂšres de mine et les trous dâobus tĂ©moignent des combats qui ont eu lieu dans le secteur et notamment de lâoffensive française de mai 1915 et de lâattaque allemande lors de la relĂšve de lâarmĂ©e française par lâarmĂ©e britannique en mai 1916. Depuis le dĂ©but du conflit, les Allemands tiennent la crĂȘte de Vimy haute de 140 mĂštres. De lĂ , ils dominent, dâun cĂŽtĂ© le Bassin minier quâils occupent et, de lâautre, lâArtois aux mains des AlliĂ©s. Un cratĂšre de mine comme sĂ©pulture. RĂ©unies pour la premiĂšre fois au sein dâun mĂȘme corps dâarmĂ©e dont le commandement est confiĂ© au lieutenant-gĂ©nĂ©ral canadien Julian Byng, les quatre divisions canadiennes prĂ©parent minutieusement leur assaut sur la crĂȘte. Les sapeurs creusent douze tunnels Ă une profondeur dâau moins 10 mĂštres, perpendiculaires aux lignes ennemies pour acheminer les combattants le plus prĂšs possible de celles-ci. A lâarriĂšre, des lignes allemandes sont reconstituĂ©es pour entraĂźner leurs hommes. Leurs artilleurs pilonnent les positions ennemies depuis la mi-mars et des mines souterraines explosent dans le no manâs land, au matin du 9 avril. Les Canadiens lancent alors lâassaut, au mĂȘme moment que les Britanniques devant Arras. En une demi-heure, le corps canadien emporte la premiĂšre ligne allemande. Le lendemain, il contrĂŽle totalement la crĂȘte. Lors de lâoffensive et dans le mois suivant, lâofficier en charge des inhumations profite alors de deux anciens cratĂšres de mine pour ensevelir une centaine de corps. Initialement nommĂ©s CB1 et CB2A, le Zivy Crater et le Lichfield Crater sont aujourdâhui les deux seuls cimetiĂšres du Commonwealth Ă conserver cette forme si particuliĂšre le long de lâancien Front. Dans le Zivy Crater reposent 53 corps dont 5 nâont pas Ă©tĂ© identifiĂ©s ; dans le Lichfield, 57 dont 15 inconnus. A dĂ©faut de stĂšle, le nom des victimes identifiĂ©es sont inscrits sur des panneaux apposĂ©s sur le mur dâenceinte au pied de la Croix du Sacrifice Photo aĂ©rienne Lichfield Crater et Zivy Crater - ThĂ©lus IGN Pour aller plus loin... Vimy 1917 62580 ThelusLat 0 m 24 24-Lichfield Crater - ThĂ©lus 24-Lichfield Crater - ThĂ©lus Lichfield Crater Hameau du Vert-Tilleul 62580 THELUS OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 Entre ThĂ©lus et Neuville-Saint-Vaast, les champs qui courent jusquâĂ la forĂȘt domaniale de Vimy ne comportent plus beaucoup de traces des combats de la Grande Guerre. Au pied de la crĂȘte de Vimy, câest pourtant un paysage quasi lunaire que dĂ©couvrent les soldats canadiens en lançant les prĂ©paratifs de lâassaut quâils donneront sur les positions allemandes en avril 1917. Les cratĂšres de mine et les trous dâobus tĂ©moignent des combats qui ont eu lieu dans le secteur et notamment de lâoffensive française de mai 1915 et de lâattaque allemande lors de la relĂšve de lâarmĂ©e française par lâarmĂ©e britannique en mai 1916. Depuis le dĂ©but du conflit, les Allemands tiennent la crĂȘte de Vimy haute de 140 mĂštres. De lĂ , ils dominent, dâun cĂŽtĂ© le Bassin minier quâils occupent et, de lâautre, lâArtois aux mains des AlliĂ©s. Un cratĂšre de mine comme sĂ©pulture. RĂ©unies pour la premiĂšre fois au sein dâun mĂȘme corps dâarmĂ©e dont le commandement est confiĂ© au lieutenant-gĂ©nĂ©ral canadien Julian Byng, les quatre divisions canadiennes prĂ©parent minutieusement leur assaut sur la crĂȘte. Les sapeurs creusent douze tunnels Ă une profondeur dâau moins 10 mĂštres, perpendiculaires aux lignes ennemies pour acheminer les combattants le plus prĂšs possible de celles-ci. A lâarriĂšre, des lignes allemandes sont reconstituĂ©es pour entraĂźner leurs hommes. Leurs artilleurs pilonnent les positions ennemies depuis la mi-mars et des mines souterraines explosent dans le no manâs land, au matin du 9 avril. Les Canadiens lancent alors lâassaut, au mĂȘme moment que les Britanniques devant Arras. En une demi-heure, le corps canadien emporte la premiĂšre ligne allemande. Le lendemain, il contrĂŽle totalement la crĂȘte. Lors de lâoffensive et dans le mois suivant, lâofficier en charge des inhumations profite alors de deux anciens cratĂšres de mine pour ensevelir une centaine de corps. Initialement nommĂ©s CB1 et CB2A, le Zivy Crater et le Lichfield Crater sont aujourdâhui les deux seuls cimetiĂšres du Commonwealth Ă conserver cette forme si particuliĂšre le long de lâancien Front. Dans le Zivy Crater reposent 53 corps dont 5 nâont pas Ă©tĂ© identifiĂ©s ; dans le Lichfield, 57 dont 15 inconnus. A dĂ©faut de stĂšle, le nom des victimes identifiĂ©es sont inscrits sur des panneaux apposĂ©s sur le mur dâenceinte au pied de la Croix du Sacrifice Pour aller plus loin... Vimy 1917 62580 ThelusLat 0 m 25 26-Lieu historique national du Canada de la CrĂȘte-de-Vimy 26-Lieu historique national du Canada de la CrĂȘte-de-Vimy CENTRE D'INTERPRĂTATION DU MĂMORIAL - MINISTĂRE CANADIEN DES ANCIENS COMBATTANTS Chemin des Canadiens 62580 VIMY +33 03 21 50 68 ErigĂ©es au point culminant de la crĂȘte, lĂ oĂč les troupes canadiennes ont remportĂ© la bataille de Vimy en avril 1917, les deux tours blanches du mĂ©morial dominent la plaine de Lens. Hautes de 27 mĂštres et bĂąties avec 6 000 tonnes de pierre, elles sont lâĆuvre de lâarchitecte et sculpteur canadien Walter Seymour Allward. Elles symbolisent lâunion par delĂ lâOcĂ©an du Canada reprĂ©sentĂ© par la feuille dâĂ©rable et de la France avec la fleur de lys. Il aura fallu onze ans pour les construire et sculpter sur place les quelque vingt statues qui lâornent. Les difficultĂ©s rencontrĂ©es ont Ă©tĂ© gigantesques en raison du sol bouleversĂ© par quatre annĂ©es de combats. 15 000 tonnes de bĂ©ton armĂ© ont dĂ» ĂȘtre coulĂ©es pour les fondations. Le Canada moderne est nĂ© dans les tranchĂ©es de Vimy. La plus cĂ©lĂšbre des statues, taillĂ©e dans un bloc de pierre de 30 tonnes, reprĂ©sente une femme affligĂ©e - la jeune nation canadienne - pleurant ses morts. Sur le mur qui entoure le monument sont gravĂ©s les noms des 11 285 soldats tuĂ©s en France lors de la PremiĂšre Guerre mondiale et dont les corps nâont jamais Ă©tĂ© retrouvĂ©s. En leur honneur, autant de pins du Canada ont Ă©tĂ© plantĂ©s dans le parc proche du monument. Au total, plus de 60 000 Canadiens ont perdu la vie durant la Grande Guerre et le Lieu historique national du Canada de la CrĂȘte-de-Vimy le nom officiel de ce MĂ©morial » est dĂ©diĂ© Ă leur mĂ©moire. Il sâĂ©tend sur 107 hectares, en grande partie reboisĂ©s. Une partie des souterrains et des tranchĂ©es ont Ă©tĂ© conservĂ©s pour mieux comprendre lâĂąpretĂ© des luttes qui ont permis aux divisions canadiennes de prendre la crĂȘte, le 10 avril 1917, et de dĂ©gager Arras, restĂ©e jusquâalors sous le feu allemand. Cette victoire - lâune des seules sur ce front avant 1918 â demeure une page majeure dans lâhistoire de la nation canadienne. Parc CommĂ©moratif Canadien IGN Pour aller plus loin... Vimy La bataille dâArras avril 1917 62580 Givenchy-en-gohelleLat 0 m 26 25-Monument Ă la Division Marocaine - Vimy 25-Monument Ă la Division Marocaine - Vimy Monument Ă la Division Marocaine Chemins des Canadiens 62580 VIMY OFFICE DE TOURISME ET DU PATRIMOINE DE LENS-LIĂVIN +33 03 21 67 66 66 A lâintĂ©rieur des 107 hectares du Lieu historique national du Canada de la CrĂȘte-de-Vimy, Ă proximitĂ© du grandiose mĂ©morial Ă©difiĂ© en lâhonneur des 66 000 soldats canadiens morts lors de la Grande Guerre, un Ă©difice plus modeste est dĂ©diĂ© Ă la mĂ©moire ⊠des officiers, sous-officiers et soldats de la Division Marocaine tombĂ©s ici glorieusement les 9, 10 et 11 mai 1915 ». Avant que les Canadiens nâenlĂšvent aux Allemands la crĂȘte de Vimy, en avril 1917, dâautres soldats y avaient dĂ©jĂ mis le pied mais nâavaient pu sây maintenir faute de renforts et dâun soutien suffisant de lâartillerie. Ces prĂ©curseurs », ce sont les zouaves et les tirailleurs marocains, chĂ©chias rouges et pantalons bouffants, accompagnĂ©s dans la Division Marocaine par des volontaires de la LĂ©gion Ă©trangĂšre venus de 52 pays. Aux hommes de la Division Marocaine partis Ă lâassaut de la crĂȘte de Vimy Le matin du 9 mai 1915, ils percent les lignes allemandes, traversent le bois de la Folie et abordent la crĂȘte de Vimy. Pour suivre leur avance et rĂ©gler les tirs dâartillerie, des carrĂ©s de drap blanc leur ont Ă©tĂ© cousus dans le dos, ce qui les transforme en cibles privilĂ©giĂ©es pour les Allemands sur leur flanc. En outre, lâartillerie commence Ă manquer de munitions et les renforts ne suivent pas lâordre de repli tombe avec le soir. Les soldats marocains doivent abandonner le terrain conquis au prix de lourdes pertes. Les tirailleurs de la Division Marocaine font partie des quelque 820 000 hommes mobilisĂ©s dans les colonies ou les protectorats français durant la PremiĂšre Guerre Mondiale, dont 636 000 envoyĂ©s en France comme soldats ou comme manoeuvres. Parmi les 449 000 engagĂ©s dans les combats, la majoritĂ© vient dâAlgĂ©rie 150 000 et les autres dâAfrique subsaharienne 135 000, dâIndochine 43 000, de Tunisie 39 000, du Maroc 34 000. 70 000 dâentre eux pĂ©riront sur le sol français. ApposĂ©es sur le monument, des plaques rendent hommage Ă dâautres combattants de lâarmĂ©e française originaires de GrĂšce, du Soudan et encore de TchĂ©coslovaquie. Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 Vimy 1917 62580 Givenchy-en-gohelleLat 0 m 27 27-Le Flambeau de la Paix - Neuville-Saint-Vaast 27-Le Flambeau de la Paix - Neuville-Saint-Vaast Le Flambeau de la Paix Hameau de la Targette 6 2580 NEUVILLE-SAINT-VAAST OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 A Neuville-Saint-Vaast, une main monumentale surgissant de terre en tenant une torche attire lâattention. Dans cette commune de 1 500 habitants, le Flambeau de la Paix » symbolise la renaissance aprĂšs la tourmente de la Grande Guerre. SituĂ© non loin de la colline de Lorette et de Vimy, Neuville-Saint-Vaast sort de la guerre complĂštement rasĂ©e. OccupĂ©e et puissamment fortifiĂ©e par les Allemands depuis octobre 1914, cette citĂ© est reprise par les troupes françaises, maison aprĂšs maison, Ă lâissue de quinze jours de furieux combats qui coĂ»tent la vie Ă plus de 5 000 hommes et ne laissent que des ruines. L'offensive française a commencĂ© le 9 mai 1915 ; cette date est inscrite sur la plaque qui ceint le poignet serrant le fameux flambeau. A lâinauguration du monument en 1932, des pierres blanches provenant des dĂ©combres de la commune sont symboliquement dĂ©posĂ©e Ă sa base. Le Flambeau de la Paix » Ă lâentrĂ©e de la CitĂ© des MutilĂ©s. Avec une arche de bĂ©ton aujourdâhui disparue, le Flambeau a un temps marquĂ© lâentrĂ©e dâun ensemble de maisons appelĂ© la CitĂ© des MutilĂ©s. A la crĂ©ation des diffĂ©rentes nĂ©cropoles nationales, diffĂ©rents pays ont confiĂ©s Ă de grands mutilĂ©s de guerre la surveillance et de lâentretien de leurs lieux de mĂ©moire. Mais, lâArtois en ruines est confrontĂ© aux pires difficultĂ©s pour reloger ses propres habitants et nâa pas de quoi hĂ©berger ces hommes parfois lourdement handicapĂ©s. Face Ă cette situation, un philanthrope, Ernest Petit, fait alors bĂątir 16 pavillons individuels, amĂ©nagĂ©s selon les besoins des occupants et de leur famille avant de leur cĂ©der au cinquiĂšme de leur valeur. SituĂ©s rue du 11 novembre 1918, ces pavillons sont baptisĂ©s dâaprĂšs les noms dâofficiers qui ont servi dans le secteur Barbot, Mangin, Foch, Joffre, PĂ©tain, etc. Au centre dâentre eux, sâest ouvert un foyer dans lequel pouvaient ĂȘtre hĂ©bergĂ©es les familles venues se recueillir sur la tombe dâun des leurs disparu au cours du out comme le phĂ©nix quâelle porte sur son blason, Neuville-Saint-Vaast a su renaĂźtre de ses cendres tout en permettant Ă ses visiteurs de se souvenir des combats passĂ©s. Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 48 rte de bethune 62580 Neuville-saint-vaastLat 0 m 28 28-Ruines des tours de l'abbaye de Mont-Saint-Eloi 28-Ruines des tours de l'abbaye de Mont-Saint-Eloi Ruines de l'abbaye de Mont-Saint-Eloi Rue de la Mairie 62144 MONT-SAINT-ELOI OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 Sur une colline dominant Arras, les deux tours mutilĂ©es de Mont Saint-Eloi tĂ©moignent Ă la fois de la grandeur dâune abbaye qui rayonna sur tout lâArtois, et de la violence des combats de la Grande Guerre dans ce secteur. Créée, selon la lĂ©gende, au VII° siĂšcle par saint Vindicien, un disciple de saint Eloi, lâabbaye connaĂźt son apogĂ©e matĂ©rielle et spirituelle au Moyen-Ăąge. A la RĂ©volution, son Ă©glise est transformĂ©e en carriĂšre. Seuls les tours de pierre blanche et le porche de la façade occidentale sont sauvegardĂ©s. A partir de 1914, ces tours servent de postes dâobservation aux troupes françaises qui surveillent les Allemands installĂ©s sur les collines de Lorette et Vimy. Comme lâennemi dĂ©clenche le feu Ă chaque mouvement des soldats français, ces derniers cherchent lâespion avant de dĂ©couvrir que les Allemands se fient en rĂ©alitĂ© Ă lâenvol des oiseaux qui nichent sur lâĂ©difice. Les deux tours mutilĂ©es de lâancienne abbaye appellent Ă la paix. En 1915, la canonnade Ă©corne le dernier Ă©tage des tours, ramenĂ©es de 53 Ă 44 mĂštres de haut. Elles seront classĂ©es monuments historiques en 1921. Suite Ă leur acquisition par le Conseil GĂ©nĂ©ral du Pas-de-Calais en 2004, dâimportants et indispensables travaux de consolidation y ont Ă©tĂ© entrepris. Car ces ruines constituent une sorte de monument vivant », Ă la fois illustration des malheurs de la guerre et appel Ă la paix. DĂ©but 1916, lâarmĂ©e britannique relĂšve les troupes françaises dans le secteur. Dans le cimetiĂšre du hameau dâEcoivres, au pied de la colline, ces derniĂšre ont ouvert un carrĂ© militaire pour inhumer 786 de leurs morts, notamment ceux des combats de 1915. Si la voie ferrĂ©e toute proche permet dâacheminer le ravitaillement sur les zones de combats, elle est Ă©galement utilisĂ©e pour en ramener les hommes qui y sont tombĂ©s. Câest ce qui explique lâorganisation si particuliĂšre de lâEcoivres Military Cemetery depuis le carrĂ© français en direction de la Croix du Sacrifice, les soldats, majoritairement britanniques et canadiens, y ont Ă©tĂ© inhumĂ©s de façon chronologique. Aux soldats de la 46th North Midland Division qui ont assurĂ© la relĂšve en mars 1916, succĂšdent ainsi les hommes de la 25th Division qui ont subi lâattaque allemande au pied de Vimy en mai 1916, puis ceux de la 47th London Division tombĂ©s entre juillet et octobre 1916 et enfin les Canadiens qui ont pĂ©ri lors de leurs assaut sur la crĂȘte de Vimy en avril 1917. Photo aĂ©rienne Ruines des tours de l'abbaye de Mont-Saint-Eloi et cimetiĂšre d'Ecoivres IGN 1947 Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 25 r du general barbot 62144 Mont-saint-eloiLat 0 m 29 29-CimetiĂšre militaire d'Ecoivres - Mont-Saint-Eloi 29-CimetiĂšre militaire d'Ecoivres - Mont-Saint-Eloi CimetiĂšre militaire d'Ecoivres Hameau d'Ecoivres Rue de Maroeuil 62144 MONT-SAINT-ELOI OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 Sur une colline dominant Arras, les deux tours mutilĂ©es de Mont Saint-Eloi tĂ©moignent Ă la fois de la grandeur dâune abbaye qui rayonna sur tout lâArtois, et de la violence des combats de la Grande Guerre dans ce secteur. Créée, selon la lĂ©gende, au VII° siĂšcle par saint Vindicien, un disciple de saint Eloi, lâabbaye connaĂźt son apogĂ©e matĂ©rielle et spirituelle au Moyen-Ăąge. A la RĂ©volution, son Ă©glise est transformĂ©e en carriĂšre. Seuls les tours de pierre blanche et le porche de la façade occidentale sont sauvegardĂ©s. A partir de 1914, ces tours servent de postes dâobservation aux troupes françaises qui surveillent les Allemands installĂ©s sur les collines de Lorette et Vimy. Comme lâennemi dĂ©clenche le feu Ă chaque mouvement des soldats français, ces derniers cherchent lâespion avant de dĂ©couvrir que les Allemands se fient en rĂ©alitĂ© Ă lâenvol des oiseaux qui nichent sur lâĂ©difice. Le cimetiĂšre sâagrandit au fur et Ă mesure des batailles. En 1915, la canonnade Ă©corne le dernier Ă©tage des tours, ramenĂ©es de 53 Ă 44 mĂštres de haut. Elles seront classĂ©es monuments historiques en 1921. Suite Ă leur acquisition par le Conseil GĂ©nĂ©ral du Pas-de-Calais en 2004, dâimportants et indispensables travaux de consolidation y ont Ă©tĂ© entrepris. Car ces ruines constituent une sorte de monument vivant », Ă la fois illustration des malheurs de la guerre et appel Ă la paix. DĂ©but 1916, lâarmĂ©e britannique relĂšve les troupes françaises dans le secteur. Dans le cimetiĂšre du hameau dâEcoivres, au pied de la colline, ces derniĂšres ont ouvert un carrĂ© militaire pour inhumer 786 de leurs morts, notamment ceux des combats de 1915. Si la voie ferrĂ©e toute proche permet dâacheminer le ravitaillement sur les zones de combats, elle est Ă©galement utilisĂ©e pour en ramener les hommes qui y sont tombĂ©s. Câest ce qui explique lâorganisation si particuliĂšre de lâEcoivres Military Cemetery depuis le carrĂ© français en direction de la Croix du Sacrifice, les soldats, majoritairement britanniques et canadiens, y ont Ă©tĂ© inhumĂ©s de façon chronologique. Aux soldats de la 46th North Midland Division qui ont assurĂ© la relĂšve en mars 1916, succĂšdent ainsi les hommes de la 25th Division qui ont subi lâattaque allemande au pied de Vimy en mai 1916, puis ceux de la 47th London Division tombĂ©s entre juillet et octobre 1916 et enfin les Canadiens qui ont pĂ©ri lors de leurs assaut sur la crĂȘte de Vimy en avril 1917. Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 Vimy 8 r de la source 62144 Mont-saint-eloiLat 0 m 30 31-La Targette British Cemetery - Neuville-Saint-Vaast 31-La Targette British Cemetery - Neuville-Saint-Vaast La Targette British Cemetery Rue de Maroeuil 62580 NEUVILLE-SAINT-VAAST OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 A Neuville-Saint-Vaast, au hameau de la Targette, une nĂ©cropole française jouxte le La Targette British Cemetery. Le strict alignement des croix françaises contraste avec la volontĂ© paysagĂšre et architecturale des Britanniques, marquĂ©e notamment par deux Ă©lĂ©gants mausolĂ©es. SituĂ©e sur la route qui relie Arras Ă Lens, Neuville-Saint-Vaast va ĂȘtre au cĆur des combats que va connaitre le secteur en 1915 puis en 1917. Le 9 mai 1915, lâarmĂ©e française lance une offensive dâenvergure contre les positions allemandes situĂ©es sur les collines de lâArtois. La prise de Neuville constitue un objectif majeur avant de reprendre pied sur la crĂȘte de Vimy. Du cĂŽtĂ© allemand, le village est protĂ©gĂ© par quatre lignes de dĂ©fense et chacune de ses 150 maisons transformĂ©e en forteresse hĂ©rissĂ©e de canons et de mitrailleuses. A la sortie du bourg, le fameux Labyrinthe », avec ses kilomĂštres de tranchĂ©es flanquĂ©es de fortins et de blockhaus, constitue une position considĂ©rĂ©e comme imprenable. Les Français le conquiĂšrent morceau aprĂšs morceau, au terme dâune lutte acharnĂ©e qui dure jusquâau 17 juin 1915 et coĂ»te la vie Ă des milliers dâhommes dont beaucoup reposent aujourdâhui dans la nĂ©cropole de la Targette. Neuville Saint-Vaast entre leurs mains nâest plus quâun amas de ruines, lâĂ©peron de Notre-Dame de Lorette est conquis mais Vimy leur Ă©chappe toujours. Neuville-Saint-Vaast, au cĆur des combats en 1915 et 1917. En mars 1916, les Britanniques relĂšvent la 10e armĂ©e française dans le secteur dâArras et les Canadiens prennent en charge celui de Vimy. Ils entament alors un minutieux travail prĂ©paratoire Ă un assaut futur qui verra notamment lâamĂ©nagement dâun vaste rĂ©seau de douze tunnels, dĂ©bouchant sur les lignes allemandes. Le 9 avril 1917, malgrĂ© les bourrasques de neige, les 4 divisions canadiennes partent Ă lâassaut de la crĂȘte de Vimy. Au lieu-dit Aux-Rietz, la 2Ăšme Division canadienne suit les opĂ©rations depuis sont quartier gĂ©nĂ©ral avancĂ© et ses unitĂ©s dâartillerie y soutiennent lâavancĂ©e des soldats sur la crĂȘte. Un tiers des soldats inhumĂ©s au La Targette British Cemetery ont appartenu aux forces dâartillerie qui ont participĂ© Ă cet assaut ou qui en ont par la suite assurĂ© la dĂ©fense. Pour aller plus loin... Vimy 1917 La bataille dâArras avril 1917 22 rte de bethune 62580 Neuville-saint-vaastLat 0 m 31 30-NĂ©cropole nationale de la Targette - Neuville-Saint-Vaast 30-NĂ©cropole nationale de la Targette - Neuville-Saint-Vaast NĂ©cropole nationale de la Targette Rue de Maroeuil 62580 NEUVILLE-SAINT-VAAST OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 A Neuville-Saint-Vaast, au hameau de la Targette, une nĂ©cropole française jouxte le La Targette British Cemetery. Le strict alignement des croix françaises contraste avec la volontĂ© paysagĂšre et architecturale des Britanniques, marquĂ©e notamment par deux Ă©lĂ©gants mausolĂ©es de style indien. SituĂ©e sur la route qui relie Arras Ă Lens, Neuville-Saint-Vaast va ĂȘtre au cĆur des combats que va connaitre le secteur en 1915 puis en 1917. Le 9 mai 1915, lâarmĂ©e française lance une offensive dâenvergure contre les positions allemandes situĂ©es sur les collines de lâArtois. La prise de Neuville constitue un objectif majeur avant de reprendre pied sur la crĂȘte de Vimy. Du cĂŽtĂ© allemand, le village est protĂ©gĂ© par quatre lignes de dĂ©fense et chacune de ses 150 maisons transformĂ©e en forteresse hĂ©rissĂ©e de canons et de mitrailleuses. A la sortie du bourg, le fameux Labyrinthe », avec ses kilomĂštres de tranchĂ©es flanquĂ©es de fortins et de blockhaus, constitue une position considĂ©rĂ©e comme imprenable. Les Français le conquiĂšrent morceau aprĂšs morceau, au terme dâune lutte acharnĂ©e qui dure jusquâau 17 juin 1915 et coĂ»te la vie Ă des milliers dâhommes dont beaucoup reposent aujourdâhui dans la nĂ©cropole de la Targette. Neuville Saint-Vaast entre leurs mains nâest plus quâun amas de ruines, lâĂ©peron de Notre-Dame de Lorette est conquis mais Vimy leur Ă©chappe toujours. Neuville-Saint-Vaast, au cĆur des combats en 1915 et 1917. En mars 1916, les Britanniques relĂšvent la 10e armĂ©e française dans le secteur dâArras et les Canadiens prennent en charge celui de Vimy. Ils entament alors un minutieux travail prĂ©paratoire Ă un assaut futur qui verra notamment lâamĂ©nagement dâun vaste rĂ©seau de douze tunnels, dĂ©bouchant sur les lignes allemandes. Le 9 avril 1917, malgrĂ© les bourrasques de neige, les 4 divisions canadiennes partent Ă lâassaut de la crĂȘte de Vimy. Au lieu-dit Aux-Rietz, la 2Ăšme Division canadienne suit les opĂ©rations depuis sont quartier gĂ©nĂ©ral avancĂ© et ses unitĂ©s dâartillerie y soutiennent lâavancĂ©e des soldats sur la crĂȘte. Un tiers des soldats inhumĂ©s au La Targette British Cemetery ont appartenu aux forces dâartillerie qui ont participĂ© Ă cet assaut ou qui en ont par la suite assurĂ© la dĂ©fense. Photo aĂ©rienne NĂ©cropole nationale de la Targette - Neuville-Saint-Vaast IGN Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 Les principes gĂ©nĂ©raux dâamĂ©nagement des nĂ©cropoles militaires 62580 Neuville-saint-vaastLat 0 m 32 32-NĂ©cropole militaire allemande de la Maison Blanche - Neuville-Saint-Vaast 32-NĂ©cropole militaire allemande de la Maison Blanche - Neuville-Saint-Vaast NĂ©cropole militaire allemande de la Maison Blanche RD 937 62580 NEUVILLE-SAINT-VAAST OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 Le cimetiĂšre militaire allemand de Neuville Saint-Vaast est créé Ă la fin de la guerre, entre 1919 et 1923, par les autoritĂ©s françaises. En effet, le traitĂ© de Versailles de 1919 prĂ©voit lâentretien mutuel des tombes et, en 1922, la France accorde aux ex-ennemis » tombĂ©s sur son sol le droit Ă une sĂ©pulture perpĂ©tuelle. Dans ce cimetiĂšre, la plus vaste des nĂ©cropoles allemandes du pays, ont Ă©tĂ© rassemblĂ©s les restes de 44 833 soldats dont 8 040 non identifiĂ©s, regroupĂ©s dans une fosse commune. Ils Ă©taient auparavant inhumĂ©s dans de petits cimetiĂšres proches du front, dans plus de 110 communes du Pas-de-Calais. La plupart de ces combattants ont trouvĂ© la mort lors des violents combats en Artois, sur les hauteurs de Lorette 1914-1915 et autour de la colline de Vimy 1917-1918. La rĂ©conciliation par-dessus les tombes ». En 1926, la France autorise le VDK Volksbund Deutsche KriegsgrĂ€berfĂŒrsorge, Service dâentretien des sĂ©pultures militaires allemandes, subventionnĂ© par lâEtat fĂ©dĂ©ral allemand Ă intervenir sur son territoire mais sous le contrĂŽle de son administration. Le VDK amĂ©nage la nĂ©cropole de la Maison Blanche, jusque-lĂ un simple champ non clos, en respectant les mouvements de terrain et en laissant une grande place aux arbres. Au centre de ce terrain de huit hectares, un monument de pierre rappelle les premiers mots du poĂšme de Uhland, cĂ©lĂšbre en Allemagne Ich hatt einen Kameraden / Jâavais un camarade ». Depuis 1966, lâentretien des cimetiĂšres militaires allemands relĂšve de la seule responsabilitĂ© du VDK. Entre 1975 et 1983, lâassociation a complĂštement rĂ©amĂ©nagĂ© la nĂ©cropole de Neuville Saint-Vaast. Des croix de fonte remplacent les croix de bois, chacune portant les noms de quatre soldats. Des stĂšles de pierre sont introduites pour les soldats de confession juive. Ćuvrant Ă la rĂ©conciliation par-dessus les tombes », le VDK organise chaque Ă©tĂ© des chantiers de jeunes pour lâentretien des nĂ©cropoles allemandes en France et en Europe. Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 La bataille dâArras avril 1917 62580 Neuville-saint-vaastLat 0 m 33 33-Bailleul Road West Cemetery - Saint-Laurent-Blangy 33-Bailleul Road West Cemetery - Saint-Laurent-Blangy Bailleul Road West Cemetery accĂšs par la RD 60 62223 SAINT-LAURENT-BLANGY OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 PrĂ©sentĂ©e au printemps 1917 comme une opĂ©ration de diversion Ă lâattaque lancĂ©e par les Français sur le Chemin des Dames, la bataille dâArras conduite par lâarmĂ©e britannique vise Ă la fois la conquĂȘte de la crĂȘte de Vimy au nord pour ouvrir la route de la rĂ©gion miniĂšre, mais aussi, Ă lâest le long de la Scarpe, lâavancĂ©e vers Douai et mĂȘme Cambrai, deux centres stratĂ©giques pour lâarmĂ©e allemande. Les deux premiers jours, les 9 et 10 avril, les Britanniques enfoncent les lignes ennemies et avancent de cinq kilomĂštres sur les deux rives de la Scarpe. Les Ecossais de la 9Ăšme division rĂ©unifient Saint-Laurent Blangy, coupĂ© en deux par le front le hameau de Saint-Laurent Ă©tait allemand et Blangy britannique avant de poursuivre leur avancĂ©e le long de la rive nord de la Scarpe. Appartenant Ă cette division, le 12e bataillon du Royal Scots Regiment crĂ©e le Bailleul Road West Cemetery en mai 1917. Presque tous les soldats qui y reposent sont tombĂ©s le premier jour de la bataille, le 9 avril 1917. Saint-Laurent-Blangy rĂ©unifiĂ© lors de la bataille dâArras. Jouxtant aujourdâhui la nĂ©cropole allemande de Saint-Laurent-Blangy, le Bailleul Road East Cemetery sera crĂ©e en avril 1917 par la 34th Division qui Ă©volue au nord de la 9th Scottish Division. Il sera agrandi aprĂšs lâArmistice pour y accueillir les tombes isolĂ©es du champ de bataille ainsi que celles de petits cimetiĂšres de Lagnicourt et Fampoux. Câest prĂšs de ce village de Fampoux, Ă lâaube du 1er avril 1918, quâIsaac Rosenberg trouve la mort, Ă 27 ans, au retour dâune patrouille de nuit. ConsidĂ©rĂ© aujourdâhui comme lâun des plus grands poĂštes de guerre de langue anglaise, Rosenberg sâengage pour subvenir Ă ses besoins et aider financiĂšrement sa mĂšre. Dans ses poĂšmes, et notamment dans son cĂ©lĂšbre Break of the Day in the Trenches Au point du jour dans les tranchĂ©es, il dĂ©peint cette guerre quâil vit dans les tranchĂ©es françaises oĂč les coquelicots qui prennent racine dans les veines des hommes, saignent toujours ». EnterrĂ© dans une fosse commune, son corps nâa pu ĂȘtre formellement identifiĂ© en 1926 lors de son transfert au cimetiĂšre de Bailleul Road East Cemetery. Aussi, une mention sera gravĂ©e sur sa tombe buried near this spot - enterrĂ© prĂšs de cet endroit ». Photo aĂ©rienne CimetiĂšres de Saint-Laurent-Blangy IGN Pour aller plus loin... La bataille dâArras avril 1917 Les caractĂ©ristiques nationales des nĂ©cropoles 62223 Saint-laurent-blangyLat 0 m 34 34-Bailleul Road East Cemetery - Saint-Laurent-Blangy 34-Bailleul Road East Cemetery - Saint-Laurent-Blangy Bailleul Road East Cemetery RD 919 62223 SAINT-LAURENT-BLANGY OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 PrĂ©sentĂ©e au printemps 1917 comme une opĂ©ration de diversion Ă lâattaque lancĂ©e par les Français sur le Chemin des Dames, la bataille dâArras conduite par lâarmĂ©e britannique vise Ă la fois la conquĂȘte de la crĂȘte de Vimy au nord pour ouvrir la route de la rĂ©gion miniĂšre, mais aussi, Ă lâest le long de la Scarpe, lâavancĂ©e vers Douai et mĂȘme Cambrai, deux centres stratĂ©giques pour lâarmĂ©e allemande. Les deux premiers jours, les 9 et 10 avril, les Britanniques enfoncent les lignes ennemies et avancent de cinq kilomĂštres sur les deux rives de la Scarpe. Les Ecossais de la 9Ăšme division rĂ©unifient Saint-Laurent Blangy, coupĂ© en deux par le front le hameau de Saint-Laurent Ă©tait allemand et Blangy britannique avant de poursuivre leur avancĂ©e le long de la rive nord de la Scarpe. Appartenant Ă cette division, le 12e bataillon du Royal Scots Regiment crĂ©e le Bailleul Road West Cemetery en mai 1917. Presque tous les soldats qui y reposent sont tombĂ©s le premier jour de la bataille, le 9 avril 1917. Saint-Laurent-Blangy rĂ©unifiĂ© lors de la bataille dâArras. Jouxtant aujourdâhui la nĂ©cropole allemande de Saint-Laurent-Blangy, le Bailleul Road East Cemetery sera crĂ©e en avril 1917par la 34th Division qui Ă©volue au nord de la 9th Scottish Division. Il sera agrandi aprĂšs lâArmistice pour y accueillir les tombes isolĂ©es du champ de bataille ainsi que celles de petits cimetiĂšres de Lagnicourt et Fampoux. Câest prĂšs de ce village de Fampoux, Ă lâaube du 1er avril 1918, quâIsaac Rosenberg trouve la mort, Ă 27 ans, au retour dâune patrouille de nuit. ConsidĂ©rĂ© aujourdâhui comme lâun des plus grands poĂštes de guerre de langue anglaise, Rosenberg sâengage pour subvenir Ă ses besoins et aider financiĂšrement sa mĂšre. Dans ses poĂšmes, et notamment dans son cĂ©lĂšbre Break of the Day in the Trenches Au point du jour dans les tranchĂ©es, il dĂ©peint cette guerre quâil vit dans les tranchĂ©es françaises oĂč les coquelicots qui prennent racine dans les veines des hommes, saignent toujours ». EnterrĂ© dans une fosse commune, son corps nâa pu ĂȘtre formellement identifiĂ© en 1926 lors de son transfert au cimetiĂšre de Bailleul Road East Cemetery. Aussi, une mention sera gravĂ©e sur sa tombe buried near this spot - enterrĂ© prĂšs de cet endroit ». Pour aller plus loin... La bataille dâArras avril 1917 Les caractĂ©ristiques nationales des nĂ©cropoles 62223 Saint-laurent-blangyLat 0 m 35 35-NĂ©cropole militaire allemande de Saint-Laurent-Blangy 35-NĂ©cropole militaire allemande de Saint-Laurent-Blangy NĂ©cropole militaire allemande Chemin de Bailleul 62223 SAINT-LAURENT-BLANGY OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 A cĂŽtĂ© des stĂšles blanches alignĂ©es dans un parfait jardin anglais du cimetiĂšre militaire du Commonwealth de Bailleul Road East, des centaines de croix noires semblent pousser dans lâherbe verte dâun terrain vallonnĂ© et sous une vĂ©ritable forĂȘt, symbole du paradis des guerriers dans la mythologie germanique. Ce cimetiĂšre arborĂ©, câest la nĂ©cropole militaire allemande de Saint-Laurent-Blangy. AmĂ©nagĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1920 par les Français pour rassembler les restes des Allemands tombĂ©s au sud dâArras, il abrite dans une fosse collective la majoritĂ© des corps non identifiĂ©s du secteur de lâArtois. Les sĂ©pultures du secteur nord de ce front ont, elles, Ă©tĂ© regroupĂ©es dans la nĂ©cropole de la Maison Blanche, Ă Neuville Saint-Vaast. Le cimetiĂšre dans un coin de nature. DĂšs 1926, le VDK Volksbund Deutsche KriegsgrĂ€berfĂŒrsorge, Service dâentretien des tombes militaires allemandes passe un accord avec les autoritĂ©s françaises pour planter des arbres et Ă©lever un mur de pierres autour de la fosse commune. Le travail dâidentification des restes ne sâachĂšvera quâaprĂšs la Seconde Guerre mondiale. En 1966, le VDK , poursuivant sa mission de la rĂ©conciliation par-dessus les tombes », reprend les travaux dâamĂ©nagement, soutenu par la nouvelle RĂ©publique fĂ©dĂ©rale allemande. Il remplace notamment les croix de bois par des croix mĂ©talliques. Aujourdâhui, 31 939 soldats allemands, morts durant la Grande Guerre, reposent ici 7 069 dans des tombes individuelles et 24 870 dans la fosse commune, dont 11 587 demeurĂ©s inconnus. Les noms des soldats enterrĂ©s dans la fosse commune et identifiĂ©s sont gravĂ©s sur des panneaux de mĂ©tal noir, installĂ©s de part et dâautre dâune petite allĂ©e longeant lâossuaire. Les victimes de confession juive sont inhumĂ©es sous une stĂšle de pierre, portant lâĂ©toile de David et des inscriptions en hĂ©breu Ici repose sous la terre⊠puisse son Ăąme ĂȘtre reliĂ©e au cercle des vivants. » En 1956, une opĂ©ration dâurbanisme entraĂźne la fermeture du carrĂ© allemand du cimetiĂšre communal de Comines prĂšs de Lille. Les 4 283 soldats qui y sont inhumĂ©s sont transfĂ©rĂ©s Ă Saint-Laurent, mais le monument qui avait Ă©tĂ© Ă©rigĂ© en leur honneur est toujours visible dans le cimetiĂšre cominois. Pour aller plus loin... La bataille dâArras avril 1917 62223 Saint-laurent-blangyLat 0 m 36 36-MĂ©morial Ă la 9Ăšme Division Ecossaise et Point-du-Jour Cemetery - Athies 36-MĂ©morial Ă la 9Ăšme Division Ecossaise et Point-du-Jour Cemetery - Athies Point-du-Jour Cemetery Rue de Chauffour 62223 ATHIES OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 Le 9 avril 1917, au premier jour de la bataille dâArras, les soldats de la 9e Division Ecossaise libĂšrent le village dâAthies. En lâhonneur de cette division, au lieu-dit le Point du Jour au bord de la route Arras-Douai, un mĂ©morial en forme de tour a Ă©tĂ© Ă©difiĂ© comme un cairn » des pierres, ici des blocs de granit apportĂ©s dâEcosse, amoncelĂ©es en mĂ©moire des morts suivant la tradition celtique. Ce cairn porte les noms des batailles auxquelles la Division a participĂ© au cours de la Grande Guerre. Tout autour du monument, 26 pierres rappellent les unitĂ©s qui la composaient. Face au monument se trouve le Point-du-Jour Military Cemetery. Ce cimetiĂšre est créé lors de la bataille dâArras pour accueillir les corps de 82 soldats tuĂ©s lors de lâattaque de la redoute fortifiĂ©e allemande du Point du Jour, qui faisait partie, devant Athies, du dispositif de la Brown Line », la seconde ligne allemande. Parmi eux, des hommes de la South African Brigade brigade sud-africaine qui avait valu Ă la division dâĂȘtre surnommĂ©e la division des Jocks ans Springboks » surnoms railleurs des Ecossais et des Sud-Africains. Pour les soldats sud-africains, ce sobriquet se rĂ©fĂšre Ă leur emblĂšme, le springbok, espĂšce de gazelle rĂ©putĂ©e pour ses sauts rĂ©pandue en Afrique mĂ©ridionale. AprĂšs lâArmistice, les Britanniques regrouperont au Point du Jour plus de 650 tombes provenant de cimetiĂšres de villages proches. Au cimetiĂšre du Point du Jour, les potes de Grimsby » ont rejoint leurs camarades Ă©cossais et sud-africains. En 2002, lors des travaux de terrassement de la zone dâactivitĂ© dâActiparc situĂ©e de lâautre cĂŽtĂ© de la route nationale, le service archĂ©ologique de la ville dâArras a mis Ă jour une fosse oĂč 20 soldats du 10e bataillon du Lincolshire Regiment, tous originaires de la ville de Grimsby, avaient Ă©tĂ© enterrĂ©s les uns Ă cĂŽtĂ©s des autres, bras dessus, bras dessous. 5 de ces Grimsby Chums », en français les potes de Grimsby » reposent aujourdâhui au cimetiĂšre du Point-du-Jour. Pour aller plus loin... La bataille dâArras avril 1917 Les caractĂ©ristiques nationales des nĂ©cropoles Les photos ci-dessous montrent les Ă©volutions du lieu-dit Point du Jour, commune d'Athies, de 1947 Ă nos jours. Les tranchĂ©es sont bien visibles sur la photo de 1955, et Ă©galement en MĂ©morial Ă la 9Ăšme Division Ă©cossaise a Ă©tĂ© dĂ©placĂ© en 2006 il Ă©tait situĂ© initialement au nord de la N50, Ă environ 1 km Ă l'est de son emplacement actuel. dans l'ordre 1947, 1955, 1961,1970,1993, 3 rte de lille 62223 AthiesLat 0 m 37 37-Faubourg d'Amiens Cemetery and Arras Memorial 37-Faubourg d'Amiens Cemetery and Arras Memorial Faubourg d'Amiens Cemetery Boulevard du GĂ©nĂ©ral de Gaulle 62000 ARRAS OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 PrĂšs de la Citadelle, le Faubourg dâAmiens comprend dĂ©jĂ un cimetiĂšre militaire quand les Britanniques prennent la relĂšve de lâarmĂ©e française Ă Arras en 1916. Si le cimetiĂšre français a aujourdâhui disparu, le Military Cemetery ouvert dĂšs 1916 demeure. 2 650 soldats du Commonwealth y reposent Ă prĂ©sent, ainsi que quelques prisonniers de guerre allemands. Pour accĂ©der au cimetiĂšre, le visiteur dĂ©couvre lâArras Memorial sur lequel sont inscrits les noms de 34 785 combattants britanniques, nĂ©o-zĂ©landais et sud-africains tombĂ©s dans le secteur et dont les corps nâont pas Ă©tĂ© retrouvĂ©s les Canadiens porteront le noms des leurs sur le mĂ©morial de Vimy et les Australiens sur celui Villers-Bretonneux dans la Somme. En mĂ©moire de la bataille dâArras et de lâavril sanglant » de lâaviation. La plupart de ces hommes ont trouvĂ© la mort lors de la bataille dâArras lancĂ©e le 9 avril 1917 en diversion de lâattaque française sur le Chemin des Dames. En prĂ©paration de cet assaut, les tunneliers nĂ©o-zĂ©landais amĂ©nageront les anciennes carriĂšres de craie dâArras, les boves », en vĂ©ritables rĂ©seaux souterrains dans lesquels 24 000 soldats seront regroupĂ©s au plus prĂšs des lignes allemandes dans la plus grande discrĂ©tion. Une de ces carriĂšres, la carriĂšre Wellington, est aujourdâhui ouverte au public. La bataille fera 100 000 victimes dans les rangs britanniques, dont prĂšs de 37 300 tuĂ©s ou portĂ©s disparus. Dans la demi rotonde qui ouvre sur la Pierre du Souvenir se dresse lâArras Flying Services Memorial. Sous la forme dâune colonne carrĂ©e surmontĂ©e dâune mappemonde, le mĂ©morial porte les noms des 991 hommes des forces aĂ©riennes britanniques, disparus sur le front ouest durant la PremiĂšre Guerre mondiale. Pour les pilotes engagĂ©s dans la bataille dâArras, avril 1917 est le bloody April » avril sanglant. En prĂ©paration puis en appui de lâoffensive terrestre, le Royal Flying Corps mĂšne des missions de reconnaissance et des raids contre certaines positions allemandes. Il trouve face Ă lui la force aĂ©rienne allemande Ă©quipĂ©e des puissants Albatros, parmi laquelle combat lâescadrille Jasta 11 menĂ©e par le Baron Rouge », Manfred Von Richthofen. En un mois, le Royal Flying Corps perd 316 pilotes sur 730 hommes engagĂ©s. Pour aller plus loin... La bataille dâArras avril 1917 La reconnaissance aĂ©rienne Les caractĂ©ristiques nationales des nĂ©cropoles 62000 ArrasLat 0 m 38 38-CarriĂšre Wellington - Arras 38-CarriĂšre Wellington - Arras CarriĂšre Wellington Rue DelĂ©toille 62000 ARRAS +33 03 21 51 26 95 En octobre 1914, le Front se stabilise en Artois en formant autour dâArras un saillant dans les lignes allemandes. Les bĂątiments hauts de la ville sont pris pour cible par lâartillerie allemande. LâhĂŽtel de ville est ravagĂ© par les flammes puis le beffroi, symbole du riche patrimoine de la ville, sâeffondre le 21 octobre 1914. A partir de 1916, les troupes françaises sont relevĂ©es par lâarmĂ©e impĂ©riale britannique. Les Arrageois dĂ©couvrent alors les soldats venus de lointains dominions de la Couronne britannique. Lors de la confĂ©rence interalliĂ©e du 16 novembre 1916 Ă Chantilly, Français et Britanniques dĂ©cident dâune action commune pour rompre les lignes allemandes. Le GĂ©nĂ©ral Robert Nivelle, Ă la tĂȘte des forces françaises, est convaincu pouvoir y parvenir en lançant au printemps 1917 une attaque sur le Chemin des Dames dans lâAisne. Il obtient du Field Marshall Douglas Haig que les troupes britanniques lancent une offensive de diversion plus au nord. Par sa situation sur le Front, Arras est choisie comme point de dĂ©part de cette offensive. Et les soldats britanniques surgirent de terre. Dans le but de concentrer le plus dâhommes aux plus prĂšs des lignes allemande sans Ă©veiller la mĂ©fiance de lâennemi, lâarmĂ©e britannique fait amĂ©nager par les tunneliers nĂ©o-zĂ©landais les anciennes carriĂšres de craie de la ville, les boves ». Deux vastes rĂ©seaux souterrains sont ainsi organisĂ©s. Sous le quartier Saint-Sauveur, les Ecossais et les Anglais donnent aux carriĂšres les noms de Glasgow, Manchester ou Liverpool. Sous le quartier Ronville, les NĂ©o-ZĂ©landais quant Ă eux prĂ©fĂšrent Wellington, Auckland ou encore Nelson. Aujourdâhui ouverte au public, la CarriĂšre Wellington invite Ă dĂ©couvrir les prĂ©paratifs de cette bataille dâArras et la vie des soldats en attente de partir au combat. Le 9 avril 1917, Ă 5h30 heure anglaise, aprĂšs une Ă©norme explosion, hommes surgissent de dessous terre et surprennent les premiĂšres lignes allemandes. Au mĂȘme moment, les Canadiens se lancent Ă lâassaut de la crĂȘte de Vimy. Pour aller plus loin... La bataille dâArras avril 1917 102 av fernand lobbedez 62000 ArrasLat 0 m 39 40-Monument Ă la 37Ăšme Division Britannique - Monchy-le-Preux 40-Monument Ă la 37Ăšme Division Britannique - Monchy-le-Preux Monument Ă la 37Ăšme Division Britannique Rue du Tilleul 62118 MONCHY-LE-PREUX OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 Sur un piĂ©destal, 3 soldats britanniques reconnaissables Ă leurs casques en forme de plat Ă barbe » sont adossĂ©s et au repos, lâarme Ă terre. InaugurĂ©e en 1921, cette Ćuvre de Lady Feodora Gleichen, soeur dâun ancien commandant de cette unitĂ© et premiĂšre femme admise Ă la Royal Society of British Sculptors, rend hommage Ă la mĂ©moire des officiers et soldats de la 37Ăšme division dâinfanterie anglaise qui sont tombĂ©s durant la grande guerre 1915-1918 ». Les hommes de la division, créée en 1915 dans le cadre de la rĂ©organisation de lâArmĂ©e ImpĂ©riale britannique par Lord Kitchener, se sont illustrĂ©s dans la prise de Monchy-le-Preux, en avril 1917. SituĂ© sur une hauteur dominant dâun cĂŽtĂ© la Scarpe et de lâautre la route dâArras Ă Cambrai, protĂ©gĂ© par deux collines, le village occupe une position stratĂ©gique. Les Allemands qui le tiennent depuis octobre 1914 ont puissamment fortifiĂ© le verrou de Monchy », en en faisant un Ă©lĂ©ment fort de la ligne Hindenburg. Ces fantassins qui ont fait sauter le " verrou de Monchy ". Lâattaque britannique devant Arras est lancĂ©e le 9 avril, alors que le climat est brusquement devenu hivernal. Dans ces conditions, la progression sâavĂšre difficile et la poursuite de lâassaut est remise au 11 avril, laissant ainsi aux Allemands le temps de se rĂ©organiser. Ce 11 avril, voilĂ la neige qui tombe. La 37Ăšme division appuyĂ©e par six tanks sâĂ©branle malgrĂ© tout. Mais les artilleurs sont en retard et, quand ils ouvrent le feu, ils touchent leur propre infanterie, mettant hors de service un des chars. Les soldats britanniques prennent cependant position dans Monchy. Le village nâest libĂ©rĂ© totalement que le 14 avril grĂące Ă lâexploit dâune poignĂ©e de combattants de Terre-Neuve qui parviennent Ă contenir une contre-attaque allemande. Le monument au Caribou, prĂšs de lâĂ©glise, rend hommage Ă leur hĂ©roĂŻsme. Monchy-le-Preux rasĂ©e est reprise par les Allemands lors de leur offensive du printemps 1918, avant dâĂȘtre dĂ©finitivement dĂ©livrĂ©e en aoĂ»t par les Canadiens. A lâautomne 1918, la 37Ăšme division libĂ©rera la ville de Caudry qui dĂ©diera Ă ses libĂ©rateurs aprĂšs la guerre un bas-relief de son monument aux morts. Pour aller plus loin... La bataille dâArras avril 1917 1 r du tilleul 62118 Monchy-le-preuxLat 0 m 40 39-MĂ©morial de Terre-Neuve - Monchy-le-Preux 39-MĂ©morial de Terre-Neuve - Monchy-le-Preux MĂ©morial de Terre-Neuve Rue de Chaussy 62118 MONCHY-LE-PREUX OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 Dans le centre du village de Monchy-le-Preux, prĂšs de lâĂ©glise, un fier caribou de bronze regarde lâhorizon. Il est lâun des 5 mĂ©moriaux Ă©rigĂ©s en Europe en lâhonneur des soldats terre-neuviens qui ont pris part Ă la PremiĂšre Guerre mondiale. On peut ainsi retrouver le mĂȘme caribou Ă MasniĂšres dans le Nord, Beaumont-Hamel et Gueudecourt dans la Somme et Ă Courtrai en Belgique. En 1914, Terre-Neuve est un dominion de lâEmpire britannique au mĂȘme titre que le Canada quâil ne rejoindra quâen 1949. Au dĂ©clenchement de la guerre, des jeunes Terre-Neuviens intĂšgrent le Newfoundland Regiment. AprĂšs formation, ces soldats participent Ă la campagne de Gallipoli en Turquie en 1915, avant dâĂȘtre transfĂ©rĂ©s sur le Front europĂ©en oĂč ils prennent part Ă la bataille de la Somme en juillet 1916. Le caribou, symbole du courage des soldats venus de Terre-Neuve. Le 9 avril 1917, la bataille dâArras est lancĂ©e par lâarmĂ©e impĂ©riale britannique. Dans la plaine de la Scarpe et de la SensĂ©e, le village de Monchy-le-Preux situĂ© sur une colline reprĂ©sente un objectif stratĂ©gique de premier ordre. Le 11 avril, il sera pris par la 37Ăšme division britannique, en lâhonneur de laquelle a Ă©tĂ© Ă©rigĂ©e le mĂ©morial aujourdâhui situĂ© rue du Tilleul. Le 14 avril Ă 5 h 30, le Newfoundland Regiment et le 1st Essex Battalion se lancent Ă lâassaut dâune hauteur surnommĂ©e la Colline de lâInfanterie », situĂ©e Ă lâest de Monchy, dâoĂč lâarmĂ©e allemande organise sa dĂ©fense. Les pertes britanniques sont trĂšs importantes. Pour dĂ©fendre Monchy de la contre-offensive allemande qui sâen suit, le lieutenant-colonel Forbes-Robertson Ă la tĂȘte des Terre-Neuviens ne peut compter que sur 10 soldats, dont 8 de ses hommes. Ils tiendront en Ă©chec 200 Ă 300 soldats allemands pendant plus de 4 heures avant que les renforts nâarrivent. Sur 591 soldats du RĂ©giment de Terre-Neuve qui ont pris part Ă cet assaut, plus de 460 victimes sont Ă dĂ©plorer. JuchĂ© sur un ancien poste bĂ©tonnĂ© allemand, le caribou de Monchy continue aujourdâhui de bramer en direction de la Colline de lâInfanterie et honore la mĂ©moire des soldats terre-neuviens qui obtiendront du souverain George V, en reconnaissance de leur courage, le privilĂšge dâajouter le qualificatif royal » au nom de leur rĂ©giment. Pour aller plus loin... La bataille dâArras avril 1917 5 r de la chaussy 62118 Monchy-le-preuxLat 0 m 41 41-Vestiges de la ligne Hindenburg - HĂ©ninel 41-Vestiges de la ligne Hindenburg - HĂ©ninel Vestiges de la ligne Hindenburg Route de Croisilles 62128 HENINEL OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 Sur la droite de la route entre HĂ©ninel et Croisilles, pratiquement en face du HĂ©ninel Croisilles Road Cemetery, plusieurs blockhaus sur une Ă©minence constituent des vestiges des fortifications de la Ligne Hindenburg dans ce secteur. Un village en premiĂšre ligne de la Ligne En 1916, aprĂšs la bataille de la Somme, lâĂ©tat-major allemand dĂ©finit une nouvelle organisation dĂ©fensive. Sur 160 kilomĂštres de long, de la frontiĂšre belge Ă Soissons, est Ă©difiĂ© un rĂ©seau fait de bunkers en bĂ©ton armĂ©s de mitrailleuses, entourĂ©s de barbelĂ©s et reliĂ©s par des tunnels. De profondes tranchĂ©es, des abris contre les obus, des postes de commandement complĂštent le dispositif qui sâĂ©tale sur plusieurs lignes en profondeur. Le repli prĂ©vu sur cette Ligne Hindenburg permettra de plus Ă lâarmĂ©e allemande de raccourcir son front dâune cinquantaine de kilomĂštres, en rĂ©sorbant une poche » dans la Somme et lâAisne, et de libĂ©rer 13 divisions, aussitĂŽt placĂ©es en rĂ©serve. Le retrait sur les nouvelles positions commence en fĂ©vrier 1917 et sâaccompagne dâune politique de la terre brĂ»lĂ©e ». Cela vaut Ă HĂ©ninel, situĂ© au sud-est dâArras sur la route de Cambrai, de se retrouver en premiĂšre ligne de la Ligne Hindenburg. Cela lui vaut aussi de subir les assauts des troupes britanniques. Le 12 avril 1917, Ă lâoccasion de la bataille dâArras, les soldats de la 21st Division enlĂšvent le village dans une tempĂȘte de neige. Le lendemain, la fameuse tour de Wancourt » dans le village voisin tombe Ă son tour. Mais Ă la fin mars 1918, au cours de leur fameuse et dĂ©sespĂ©rĂ©e Kaiserschlacht-bataille de lâEmpereur », les Allemands reprennent possession dâHĂ©ninel qui ne sera dĂ©finitivement libĂ©rĂ©e que le 26 aoĂ»t par les Canadiens. Ces multiples combats ont dĂ©vastĂ© le village et lui ont laissĂ©, outre des vestiges des fortifications de la Ligne Hindenburg, six cimetiĂšres militaires britanniques. Câest ainsi que cette commune dâĂ peine plus de 200 habitants veille sur les restes de plus de 800 combattants, venus de Grande-Bretagne ou du Canada et morts en Artois. Vue gĂ©nĂ©rale du secteur HĂ©ninel - Croisilles et ses nombreux cimetiĂšres - IGN TranchĂ©es - blockhaus et abri au sud de HĂ©ninel IGN Pour aller plus loin... La bataille dâArras avril 1917 La Ligne Hindenburg 62128 HeninelLat 0 m 42 42-Parc mĂ©morial australien de Bullecourt 42-Parc mĂ©morial australien de Bullecourt Parc mĂ©morial australien Rue de Douai - D956 62128 BULLECOURT OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 Le 11 avril 1917, en soutien Ă lâoffensive lancĂ©e devant Arras et Vimy depuis deux jours, le GĂ©nĂ©ral Gough, Ă la tĂȘte de la 5Ăšme armĂ©e britannique, dĂ©clenche une attaque entre QuĂ©ant et Bullecourt, puissant maillon dans lâorganisation dĂ©fensive allemande de la Ligne Hindenburg. Sans appui dâartillerie prĂ©alable, 12 tanks doivent ouvrir le passage Ă la 4Ăšme division australienne et Ă la 62Ăšme division britannique. Les tanks arrivent avec retard ; victimes de panne ou pris sous le feu allemand, ils sont rapidement mis hors de service. Les soldats se heurtent alors Ă des dĂ©fenses allemandes quasi intactes et sont contraints au repli. Le 3 mai suivant, une seconde attaque est ordonnĂ©e. La 62Ăšme division britannique repart au combat avec la 2Ăšme division australienne qui refuse toute intervention des chars. MalgrĂ© un soutien de lâartillerie et le renfort des 1Ăšre et 5Ăšme divisions australiennes, la deuxiĂšme bataille de Bullecourt sâavĂšre une tragique rĂ©pĂ©tition de la premiĂšre. Les Australiens prennent pied dans le village mais enregistrent 7 000 pertes supplĂ©mentaires. Voici une carte du secteur de Bullecourt en mai 1917, une vue aĂ©rienne de Bullecourt vers 1918 et des extraits d'une photo aĂ©rienne du mĂȘme secteur prise en 1963. Source The Department of Veterans' Affairs DVA australien et IGN Les Diggers Ă lâassaut de la Ligne Hindenburg. Au total, prĂšs de 10 000 hommes de lâAustralian Imperial Force Force ImpĂ©riale Australienne seront tuĂ©s ou blessĂ©s lors de ces deux batailles de Bullecourt. En 1993, dans le parc mĂ©morial australien de Bullecourt, sera inaugurĂ©e pour leur rendre hommage la statue dâun soldat australien surnommĂ© le Digger », signifiant littĂ©ralement celui qui creuse pour se mettre Ă lâabri du feu ennemi». Ce nom rappelle la prĂ©caritĂ© des abris que les soldats ont du se confectionner. Ćuvre du sculpteur Peter Corlett qui a Ă©galement rĂ©alisĂ© le Cobber de Fromelles, ce soldat arbore les symboles des forces australiennes un chapeau mou slouch hat sur lequel est accrochĂ© le badge du Rising Sun soleil levant. Chaque annĂ©e, Ă lâoccasion des commĂ©morations de lâANZAC Day autour du 25 avril, lâAmbassade dâAustralie en France tient Ă Bullecourt une cĂ©rĂ©monie particuliĂšre en mĂ©moire de tous les soldats australiens disparus au cours de la Grande Guerre. Pour aller plus loin... Bullecourt avril et mai 1917 La bataille dâArras avril 1917 La Ligne Hindenburg Les tanks Chemin de mĂ©moire australien Le Digger de Bullecourt » le soldat australien de Bullecourt â Bullecourt, France Ă cet endroit prĂ©cis, votre guide personnel Le Digger de Bullecourt » Français 62128 BullecourtLat 0 m 43 43-Vis-en-Artois British Cemetery and Memorial - Haucourt 43-Vis-en-Artois British Cemetery and Memorial - Haucourt Vis-en-Artois British Cemetery D 939 62156 HAUCOURT OFFICE DE TOURISME D'ARRAS +33 03 21 51 26 95 AprĂšs avoir difficilement stoppĂ© les offensives allemandes du printemps 1918, les AlliĂ©s, renforcĂ©s par lâarrivĂ©e en ligne des divisions amĂ©ricaines, entreprennent Ă partir du 8 aoĂ»t lâoffensive qui allait les mener Ă la victoire. LâarmĂ©e britannique, en charge du front qui va des Flandres Ă la Somme et qui compte dĂ©sormais dâimportants contingents australiens et canadiens, attaque successivement en Picardie, puis dans les secteurs dâArras et de Bapaume avant de se porter, Ă lâautomne, Ă lâassaut de la ligne Hindenburg prĂšs de Cambrai. OccupĂ©e dĂšs septembre 1914, Vis-en-Artois, sur la vieille voie romaine dâArras Ă Cambrai, est libĂ©rĂ©e fin aoĂ»t 1918 par les Canadiens. Ces derniers inhument les corps de leurs soldats tombĂ©s au cours de la bataille entre Vis et Haucourt. Cette nĂ©cropole va progressivement accueillir les dĂ©pouilles de combattants tuĂ©s dans le secteur, pour la plupart en aoĂ»t-septembre 1918, et dispersĂ©es dans de petits cimetiĂšres des environs. Aujourdâhui le Vis-en-Artois British Cemetery regroupe 2 369 tombes dont 885 abritent des victimes identifiĂ©es. Il a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ© par lâarchitecte R. Truelove, qui a conçu le mĂ©morial du Touret Ă Richebourg. Les AlliĂ©s " en marche vers la victoire ". LâallĂ©e centrale du cimetiĂšre conduit Ă lâimpressionnant Vis-en-Artois Memorial. Dans un espace semi-circulaire flanquĂ© de deux pylĂŽnes portant un cĂ©notaphe, la Pierre du Souvenir est placĂ©e devant une sculpture de Saint Georges terrassant le Dragon. Chaque pylĂŽne marque lâentrĂ©e dâun portique Ă colonnes doriques qui abritent les panneaux du mĂ©morial oĂč sont gravĂ©s les noms de 9 813 soldats anglais, irlandais et sud-africains morts entre le mois dâaoĂ»t et lâArmistice, dans la Somme et en Artois et dont le corps nâa pas Ă©tĂ© retrouvĂ©. Les Canadiens disparus durant la mĂȘme pĂ©riode sont honorĂ©s au MĂ©morial de Vimy, les Australiens Ă lâAustralian National Memorial de Villers-Bretonneux Somme et les NĂ©o-ZĂ©landais Ă GrĂ©villers prĂšs de Bapaume. Pour aller plus loin... Lâoffensive victorieuse des AlliĂ©s aoĂ»t-novembre 1918 Les caractĂ©ristiques nationales des nĂ©cropoles 6 rte nationale 62156 HaucourtLat 0 m 44 44-CimetiĂšre militaire allemand de la Route de Solesme et Cambrai East Military Cemetery 44-CimetiĂšre militaire allemand de la Route de Solesme et Cambrai East Military Cemetery CimetiĂšre militaire allemand - Cambrai East Military Cemetery Rue de Solesmes 59400 CAMBRAI OFFICE DE TOURISME DU CAMBRĂSIS +33 03 27 78 36 15 Le 25 aoĂ»t 1914, les Allemands sont Ă Cambrai. Ils nâen partiront que le 9 octobre 1918, sous la poussĂ©e des Canadiens. Auparavant, les AlliĂ©s avaient essayĂ© en vain de reprendre la ville, devenue un Ă©lĂ©ment clef de la ligne Hindenburg. Ainsi, le 20 novembre 1917, les Britanniques, lançant dans la bataille 476 tanks, Ă©chouent Ă six kilomĂštres de Cambrai. La contre-attaque allemande les renvoie Ă leur point de dĂ©part et la premiĂšre bataille de Cambrai » se solde par des pertes massives dans les deux camps. Au cours des quatre annĂ©es dâoccupation, la ville constitue pour les Allemands un important centre logistique et de commandement. Ils y installent aussi de nombreux hĂŽpitaux. Les blessĂ©s qui y dĂ©cĂšdent ou les soldats morts au front sont dâabord enterrĂ©s dans le cimetiĂšre de la Porte de Paris. En mars 1917, la nĂ©cessitĂ© oblige les occupants Ă crĂ©er une nouvelle nĂ©cropole, route de Solesmes. DĂšs le dĂ©part, celle-ci est conçue pour accueillir tous les combattants morts dans les hĂŽpitaux cambrĂ©siens ou au front, amis ou ennemis. Au centre du cimetiĂšre est Ă©rigĂ©e une grande croix, dont le mur dâenceinte porte un casque français et un allemand. Ce respect aux soldats morts aux combats sâexprimera Ă©galement sur 3 monuments qui porte chacun un casque diffĂ©rent le casque Adrian français, le Stahlhelm allemand et le casque Brodie des soldats de lâEmpire britannique. En mĂ©moire des hommes, amis ou ennemis, tombĂ©s au combat. Aujourdâhui, 7 939 Allemands y reposent sous des croix de pierre blanche - elles ont remplacĂ© en 1977 les habituelles croix noires - et 2 746 dans un ossuaire. Sur le mĂȘme terrain, le Cambrai East Military Cemetery rassemble 501 tombes de combattants du Commonwealth. Il y a encore, dans le Soldatenfriedhof de la route de Solesmes, un carrĂ© rĂ©servĂ© aux Français. Les soldats enterrĂ©s ici sont, pour beaucoup, des Russes, dont les brigades ont combattu aux cĂŽtĂ©s de lâarmĂ©e française. En novembre 1997, câest un hommage conjoint des reprĂ©sentants allemands, français et britannique qui sera rendu lors de lâinhumation de Josef Himmelreich, mort au cours de la bataille de Cambrai Ă lâĂąge de 21 ans, Ă Bourlon, lĂ oĂč ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s ses restes. Pour aller plus loin... La bataille de Cambrai 20 novembre - 4 dĂ©cembre 1917 La Ligne Hindenburg 59400 CambraiLat 0 m 45 45-Orival Wood Cemetery - FlesquiĂšres 45-Orival Wood Cemetery - FlesquiĂšres Orival Wood Cemetery Rue du Calvaire 59267 FLESQUIERES OFFICE DE TOURISME DU CAMBRĂSIS +33 03 27 78 36 15 Lors de lâamĂ©nagement de la Ligne Hindenburg, lâarmĂ©e allemande fait de FlesquiĂšres un Ă©lĂ©ment fort du dispositif qui doit dĂ©fendre Cambrai, situĂ© Ă 10 kilomĂštres Ă lâarriĂšre. PerchĂ© sur une crĂȘte, le village ouvre sur un vaste panorama que scrutent des vigies depuis des postes dâobservation comme celui de la tour bĂ©tonnĂ©e toujours visible prĂšs du mur dâenceinte du chĂąteau. Comme lâindique aujourdâhui le belvĂ©dĂšre installĂ© au mĂ©morial des Nations, la crĂȘte de FlesquiĂšres va ĂȘtre lâun des objectifs de lâarmĂ©e britannique lors lâoffensive quâelle lance face Ă Cambrai le 20 novembre 1917. Sur un front de huit kilomĂštres, sont alignĂ©s 476 chars du Tank Corps » de la 3e armĂ©e, chargĂ©s dâouvrir la voie aux fantassins Ă travers les lignes ennemies, sur un terrain calcaire qui Ă©vitera aux engins de sâembourber. Au premier jour de la bataille de Cambrai, les chars sont tenus en Ă©chec. Au premier jour de lâoffensive, les Britanniques parviennent Ă enfoncer la Ligne Hindenburg en profondeur dans la plaine. Mais les positions allemandes sur les hauteurs de FlesquiĂšres et de Bourlon rĂ©sistent. A FlesquiĂšres, la 51Ăšme Highland Division se heurte Ă une dĂ©fense farouche des Allemands qui ont installĂ© six batteries dâartillerie de campagne. FlesquiĂšres ne tombe que le lendemain. Le 30 novembre, renforcĂ©s par de nouvelles unitĂ©s, les Allemands contre-attaquent. Le 3 dĂ©cembre, les troupes britanniques se replient au delĂ de leur ligne de dĂ©part, Ă lâexception du secteur Havrincourt-FlesquiĂšres-RibĂ©court. Une centaine de chars anglais sont dĂ©truits ou immobilisĂ©s. En 1998, des passionnĂ©s retrouvent lâun dâeux - enfoui au printemps 1918 par les Allemands - et le rĂ©novent. Il est aujourdâhui exposĂ© Ă FlesquiĂšres. Le bilan humain de la bataille de Cambrai, au cours de laquelle plusieurs villages ont Ă©tĂ© dĂ©truits, sâavĂšre effroyable 45 000 victimes dans les rangs britanniques et autant dans les rangs Allemands. Parmi ces derniers, le poĂšte Ewart Alan Mackintosh qui repose Ă lâOrival Wood Cemetery, du nom dâun bois voisin. Il Ă©crit son cĂ©lĂšbre poĂšme In Memoriam » en 1916 alors que, lieutenant au Seaforth Highlanders, il doit abandonner dans les lignes allemandes un de ses hommes blessĂ© au cours dâun raid prĂšs dâArras. Mackintosh tombe Ă 23 ans Ă Cantaing-sur-Escaut, le 21 novembre 1917, au deuxiĂšme jour de la bataille. la crĂȘte de FlesquiĂšres IGN Pour aller plus loin... La bataille de Cambrai 20 novembre - 4 dĂ©cembre 1917 La Ligne Hindenburg Les tanks 59267 FlesquieresLat 0 m 46 46-Panorama de la crĂȘte de FlesquiĂšres 46-Panorama de la crĂȘte de FlesquiĂšres Panorama de la crĂȘte de FlesquiĂšres Rue du Moulin 59267 FLESQUIERES OFFICE DE TOURISME DU CAMBRĂSIS +33 03 27 78 36 15 Lors de lâamĂ©nagement de la Ligne Hindenburg, lâarmĂ©e allemande fait de FlesquiĂšres un Ă©lĂ©ment fort du dispositif qui doit dĂ©fendre Cambrai, situĂ© Ă 10 kilomĂštres Ă lâarriĂšre. PerchĂ© sur une crĂȘte, le village ouvre sur un vaste panorama que scrutent des vigies depuis des postes dâobservation comme celui de la tour bĂ©tonnĂ©e toujours visible prĂšs du mur dâenceinte du chĂąteau. Comme lâindique aujourdâhui le belvĂ©dĂšre installĂ© au mĂ©morial des Nations, la crĂȘte de FlesquiĂšres va ĂȘtre lâun des objectifs de lâarmĂ©e britannique lors lâoffensive quâelle lance face Ă Cambrai le 20 novembre 1917. Sur un front de huit kilomĂštres, sont alignĂ©s 476 chars du Tank Corps » de la 3e armĂ©e, chargĂ©s dâouvrir la voie aux fantassins Ă travers les lignes ennemies, sur un terrain calcaire qui Ă©vitera aux engins de sâembourber. Au premier jour de la bataille de Cambrai, les chars sont tenus en Ă©chec. Au premier jour de lâoffensive, les Britanniques parviennent Ă enfoncer la Ligne Hindenburg en profondeur dans la plaine. Mais les positions allemandes sur les hauteurs de FlesquiĂšres et de Bourlon rĂ©sistent. A FlesquiĂšres, la 51Ăšme Highland Division se heurte Ă une dĂ©fense farouche des Allemands qui ont installĂ© six batteries dâartillerie de campagne. FlesquiĂšres ne tombe que le lendemain. Le 30 novembre, renforcĂ©s par de nouvelles unitĂ©s, les Allemands contre-attaquent. Le 3 dĂ©cembre, les troupes britanniques se replient au delĂ de leur ligne de dĂ©part, Ă lâexception du secteur Havrincourt-FlesquiĂšres-RibĂ©court. Une centaine de chars anglais sont dĂ©truits ou immobilisĂ©s. En 1998, des passionnĂ©s retrouvent lâun dâeux - enfoui au printemps 1918 par les Allemands - et le rĂ©novent. Il est aujourdâhui exposĂ© Ă FlesquiĂšres. Le bilan humain de la bataille de Cambrai, au cours de laquelle plusieurs villages ont Ă©tĂ© dĂ©truits, sâavĂšre effroyable 45 000 victimes dans les rangs britanniques et autant dans les rangs Allemands. Parmi ces derniers, le poĂšte Ewart Alan Mackintosh qui repose Ă lâOrival Wood Cemetery, du nom dâun bois voisin. Il Ă©crit son cĂ©lĂšbre poĂšme In Memoriam » en 1916 alors que, lieutenant au Seaforth Highlanders, il doit abandonner dans les lignes allemandes un de ses hommes blessĂ© au cours dâun raid prĂšs dâArras. Mackintosh tombe Ă 23 ans Ă Cantaing-sur-Escaut, le 21 novembre 1917, au deuxiĂšme jour de la bataille. Pour aller plus loin... La bataille de Cambrai 20 novembre - 4 dĂ©cembre 1917 La Ligne Hindenburg Les tanks 59267 FlesquieresLat 0 m 47 47-Louverval Military Cemetery and Cambrai Memorial - Doignies 47-Louverval Military Cemetery and Cambrai Memorial - Doignies Louverval Military Cemetery RD 930 62147 DOIGNIES OFFICE DE TOURISME DU CAMBRĂSIS +33 03 27 78 36 15 ErigĂ© Ă cĂŽtĂ© du cimetiĂšre militaire de Louverval Ă Doignies, oĂč reposent les restes de 124 soldats de lâarmĂ©e britannique, le Cambrai Memorial » rend hommage Ă plus de 7 000 combattants du Royaume-Uni et dâAfrique du Sud portĂ©s disparus Ă lâissue de la bataille de Cambrai en novembre-dĂ©cembre 1917. Fin 1917, lâarmĂ©e impĂ©riale britannique ne parvient pas Ă obtenir la victoire escomptĂ©e lors de la troisiĂšme bataille dâYpres lancĂ©e Ă lâĂ©tĂ©. Un nouvel assaut majeur est donc dĂ©cidĂ© devant Cambrai, important centre ferroviaire et de garnison allemands, entourĂ© de plaines crayeuses favorables au dĂ©ploiement des chars. Car, aprĂšs la dĂ©route de Bullecourt en avril, le commandement mise sur une nouvelle gĂ©nĂ©ration de tanks, le Mark IV » et sur leur utilisation massive, combinĂ©e Ă un barrage roulant dâartillerie, pour percer la ligne Hindenburg et ainsi ouvrir le chemin Ă lâinfanterie. Dans le mĂȘme temps, lâaviation interviendra Ă lâarriĂšre des lignes allemandes pour enrayer lâarrivĂ©e des renforts. Une arme nouvelle le tank. Le 20 novembre, Ă 6 h 30, 476 chars et six divisions dâinfanterie montent Ă lâassaut. Les Allemands, surpris, se replient. En un jour, les Britanniques progressent de neuf kilomĂštres, perçant pour la premiĂšre fois lâimprenable » ligne Hindenburg et font 8 000 prisonniers. La premiĂšre opĂ©ration toutes armes rĂ©unies » semble un succĂšs. Mais, dans les jours qui suivent, les assaillants nâarrivent pas Ă exploiter leur percĂ©e. Lâacheminement des renforts sâeffectue trop lentement sur des routes engorgĂ©es et en mauvais Ă©tat, laissant aux Allemands le temps de se ressaisir. Le 30 novembre, ceux-ci contre-attaquent, appuyĂ©s par un barrage dâobus Ă gaz. En deux heures, ils avancent de cinq kilomĂštres, infiltrant dans les lignes adverses de petits groupes de combattants bien entraĂźnĂ©s. Le 4 dĂ©cembre, quand les combats prennent fin, les Britanniques ont subi un cuisant Ă©chec, cĂ©dant tout le terrain conquis. Le bilan humain est lourd 44 000 hommes perdus chez les Britanniques et 45 000 chez les Allemands. Pour aller plus loin... La bataille de Cambrai 20 novembre - 4 dĂ©cembre 1917 Les tanks RĂ©fugiĂ©s, Ă©vacuation et terre brĂ»lĂ©e 59400 DoigniesLat 0 m 48 48-Warlencourt British Cemetery - Warlencourt-Eaucourt 48-Warlencourt British Cemetery - Warlencourt-Eaucourt Warlencourt British Cemetery RD 929 62450 WARLENCOURT-EAUCOURT OFFICE DE TOURISME DU SEUIL DE L'ARTOIS +33 03 21 59 89 84 Entre Bapaume et Albert, lâhistoire de la Butte de Warlencourt reste attachĂ©e aux violents combats de lâautomne 1916. Haute dâĂ peine 10 mĂštres, cet ancien tumulus gallo-romain offre une vue dĂ©gagĂ©e sur des kilomĂštres. LâarmĂ©e allemande y installe un poste dâobservation qui vaudra Ă la butte dâĂȘtre progressivement transformĂ©e en vĂ©ritable forteresse. Pendant les derniĂšres semaines de la bataille de la Somme, en octobre et novembre 1916, lâarmĂ©e britannique lâattaque Ă plusieurs reprises sans parvenir Ă la prendre. La Butte de Warlencourt, lieu dâĂ©preuve pour lâarmĂ©e britannique lors de la Bataille de la Somme. Lâhiver se passe dans le froid et la boue au pied de la forteresse imprenable La butte Ă©tait devenue une obsession ⊠Les soldats la rendaient responsable de leurs malheurs » Lieutenant colonel Roland Bradford. Le 23 fĂ©vrier 1917, une patrouille des Forces armĂ©es impĂ©riales australiennes rĂ©vĂšle que les Allemands ont abandonnĂ© leurs positions. A la tĂȘte de lâĂ©tat-major allemand, Hindenburg et Ludendorff ont en effet dĂ©clenchĂ© le repli de leurs troupes mobilisĂ©es dans le secteur sur la Siegfried Stellung, sâĂ©tirant sur une ligne Arras-Soissons puissamment fortifiĂ©e, permettant ainsi de raccourcir le front Ă dĂ©fendre. Reprise par les Allemands en mars 1918 lors de lâoffensive Michael, la Butte de Warlencourt nâest dĂ©finitivement libĂ©rĂ©e quâen aoĂ»t. En 1990, un mĂ©morial rappelant le sacrifice des soldats tombĂ©s dans le secteur de la Butte a Ă©tĂ© inaugurĂ© par la Western Front Association. Le long de la route qui mĂšne Ă la Butte, en direction de Bapaume, le Warlencourt British Cemetery abrite les restes de 3 505 combattants du Commonwealth dont 1 823 nâont pas Ă©tĂ© identifiĂ©s. Cette nĂ©cropole a Ă©tĂ© créée en 1919 pour recueillir les restes des soldats tombĂ©s sur les champs de bataille de Warlencourt et de Le Sars entre 1916 et 1918. On y a rassemblĂ© aussi ceux qui Ă©taient enterrĂ©s dans de petits cimetiĂšres aux environs Hexham Road entre Warlencourt et Eaucourt et Le Sars. La Butte de Pour aller plus loin... La bataille de la Somme juillet 1916 Les caractĂ©ristiques nationales des nĂ©cropoles 62450 Warlencourt-eaucourtLat 0 m 49 49-GrĂ©villers British Cemetery and New Zealand Memorial 49-GrĂ©villers British Cemetery and New Zealand Memorial GrĂ©villers British Cemetery D 29 â 62450 GREVILLERS OFFICE DE TOURISME DU SEUIL DE L'ARTOIS +33 03 21 59 89 84 Le New Zealand Memorial » de GrĂ©villers est, en France et en Belgique, lâun des sept monuments Ă©rigĂ©s Ă la mĂ©moire des soldats nĂ©o-zĂ©alandais morts sur le front occidental et privĂ©s de sĂ©pulture connue. Il rappelle la participation des NĂ©o-ZĂ©landais Ă la dĂ©fense de la rĂ©gion de Bapaume, pour rĂ©sister Ă lâoffensive allemande du printemps 1918 et contribuer Ă partir du 8 aoĂ»t Ă la libĂ©ration des territoires occupĂ©s. Durant cette pĂ©riode, la division de Nouvelle-ZĂ©lande a perdu 2 600 hommes dont 450 disparus. Encore plus destructrice que la guerre la grippe espagnole. Ce mĂ©morial, perpĂ©tuant leur souvenir, se dresse Ă lâintĂ©rieur du cimetiĂšre militaire britannique de GrĂ©villers, créé en 1917 par les Australiens Ă proximitĂ© dâun poste de secours. Il regroupe aujourdâhui les restes de 2 106 soldats du Commonwealth morts sur les champs de bataille du secteur. 18 militaires français et 7 aviateurs britanniques tuĂ©s lors de la Seconde Guerre mondiale reposent aussi ici. Plusieurs des soldats de la Grande Guerre inhumĂ©s Ă GrĂ©villers sont dĂ©clarĂ©s morts de maladie » DOD », Died Of Disease. On peut penser quâun certain nombre ont Ă©tĂ© victimes de la grippe espagnole ». Cette Ă©pidĂ©mie, attribuĂ©e Ă la mutation dâun virus de la grippe porcine, nĂ©e sans doute dans un camp de lâarmĂ©e britannique fait son apparition chez les combattants au dĂ©but de 1918. Mais dans les grandes manĆuvres du printemps et de lâĂ©tĂ© 1918, les Ă©tats-majors, habituĂ©s aux Ă©pidĂ©mies de grippe saisonniĂšre, montrent dâautres prĂ©occupations que lâĂ©tat sanitaire de leurs soldats. Intensifiant les mouvements de population et de troupes dans un espace mondialisĂ© », la fin de la guerre va favoriser la propagation de la maladie. LâĂ©pidĂ©mie cesse dâelle-mĂȘme Ă lâĂ©tĂ© 1919 sans quâaucun remĂšde nâait Ă©tĂ© trouvĂ©. Elle aura fait entre 20 et 40 millions de victimes, soit deux Ă trois fois plus que la Grande Guerre. Pour aller plus loin... Lâoffensive victorieuse des AlliĂ©s aoĂ»t-novembre 1918 Les caractĂ©ristiques nationales des nĂ©cropoles 62450 GrevillersLat 0 m 50 50-CimetiĂšres du Commonwealth et nĂ©cropole française de la Route de Serre - Puisieux 50-CimetiĂšres du Commonwealth et nĂ©cropole française de la Route de Serre - Puisieux Commonwealth et nĂ©cropole française Route de Serre - D 919 62116 PUISIEUX OFFICE DE TOURISME DES 2 SOURCES +33 03 21 60 15 02 Ce secteur, aux confins entre lâArtois et la Somme, a Ă©tĂ© Ăąprement disputĂ© durant toute la Grande Guerre. Le long de la route de Serre Pas-de-Calais Ă Mailly-Maillet Somme et sur quelques centaines de mĂštres, douze cimetiĂšres militaires tĂ©moignent de la violence de ces combats Ă rĂ©pĂ©tition. En trois jours de juin 1915, 700 soldats français, pour la plupart rĂ©servistes des rĂ©giments dâArras, Lille et Valenciennes, ont trouvĂ© la mort lors de lâassaut devant Serre-HĂ©buterne donnĂ© en diversion de la grande offensive française sur les collines dâArtois. Un an plus tard, le 1er juillet 1916, les Britanniques lancent entre Serre et Maricourt la bataille de la Somme. Ce 1er juillet marque lâune des pages les plus tragiques de lâhistoire de lâEmpire aprĂšs 24 heures dâoffensive, 19 240 hommes sont tuĂ©s. Le 11 novembre de la mĂȘme annĂ©e, une nouvelle attaque Ă©choue. Le hameau de Serre Ă Puisieux ne tombera que fin fĂ©vrier 1917. A HĂ©buterne, en mars 1918, les Australiens contiennent la poussĂ©e allemande. Et en aoĂ»t 1918, ce secteur sera lâun des théùtres de lâoffensive alliĂ©e, dite des 100 jours », qui permettra la libĂ©ration des territoires occupĂ©s et aboutira Ă lâArmistice. Hier les combats, aujourdâhui les lieux de mĂ©moire. Le Queens Cemetery et le Railway Hollow offre Ă prĂ©sent un excellent point du vue sur ce champ de bataille permanent quâa Ă©tĂ© ce secteur. De ces hauteurs, se devine le village de Beaumont-Hamel tout proche, oĂč se sont illustrĂ©s pour leur bravoure les hommes du Newfoundland Regiment rĂ©giment terre-neuvien lors de lâoffensive britannique de lâĂ©tĂ© 1916 La nĂ©cropole française de Serre-HĂ©buterne et les cimetiĂšres du Commonwealth donnent un trĂšs bon aperçu de la maniĂšre dont chaque pays a conçu ses lieux de mĂ©moire au lendemain de la guerre. Souhaitant rendre compte du sacrifice de la Nation, la France ouvre de vastes nĂ©cropoles de regroupement aux tombes standardisĂ©es. De leur cĂŽtĂ©, les pays de lâEmpire britannique ont fait le choix de maintenir auprĂšs des lieux de combat leurs cimetiĂšres oĂč rĂšgne aujourdâhui lâambiance des plus beaux jardins anglais. Pour aller plus loin... La seconde bataille dâArtois 9 mai - juin 1915 La bataille de la Somme juillet 1916 Les caractĂ©ristiques nationales des nĂ©cropoles 18 r de mailly-maillet 62116 Beaumont-hamelLat 0 m 51 51-Gommecourt British Cemetery - HĂ©buterne 51-Gommecourt British Cemetery - HĂ©buterne Gommecourt British Cemetery route de Bucquoy 62111 HEBUTERNE OFFICE DE TOURISME DES 2 SOURCES +33 03 21 60 15 02 La victoire des armĂ©es alliĂ©es sur la Marne en septembre 1914 marque lâarrĂȘt des troupes allemandes dans leur avancĂ©e sur Paris et lâĂ©chec du Plan Schlieffen. Suite Ă plusieurs tentatives de dĂ©border lâarmĂ©e adverse rĂ©trospectivement appelĂ©e la Course Ă la mer », la zone de combat se dĂ©place vers le Nord. Au nord ouest de Bapaume, des territoriaux français sâefforcent dâenrayer la progression allemande en provenance de Picardie qui menace directement Arras. Les Allemands sâemparent de Gommecourt le 5 octobre, mais le lendemain, ils Ă©chouent dans leur tentative de prendre HĂ©buterne et Foncquevillers. En revanche, les soldats français du 69Ăšme rĂ©giment dâinfanterie ne peuvent, les 7 et 8, investir Gommecourt que la Garde prussienne a transformĂ© en rĂ©duit avec des tranchĂ©es profondes, des lignes de barbelĂ©s, des nids de mitrailleuses et de lâartillerie de campagne. Le village se retrouve former un saillant dans les lignes alliĂ©es. Le 1er juillet 1916, câest contre ce saillant que les Britanniques de la 46th North Midland Division et de la 56th London Division lancent une attaque de diversion simultanĂ©e Ă lâassaut principal sur la Somme, entre Serre et Maricourt. Lâattaque sur Gommecourt est brisĂ©e par la puissance des dĂ©fenses allemandes, en particulier les Ă©paisses lignes de barbelĂ©s il y a victimes en une journĂ©e, pour aucun gain de territoire. Le 1er juillet 1916, journĂ©e tragique dans lâhistoire de la nation britannique Le Gommecourt British Cemetery n°2 est créé en 1917 pour inhumer 101 soldats de la 56th London Division tombĂ©s le 1er juillet 1916. Il sera Ă©largi aprĂšs lâArmistice avec les tombes des 3 autres cimetiĂšres britanniques de Gommecourt. Il abrite aujourdâhui les tombes de 1 357 soldats. Une majoritĂ© de ces hommes est tombĂ©e au premier jour de la bataille de la Somme. Le 1er juillet 1916 demeure lâun des jours les plus sombres de lâhistoire britannique en une seule journĂ©e, lâarmĂ©e britannique eut tuĂ©s, blessĂ©s et 600 prisonniers, sans pratiquement le moindre gain territorial. Pour aller plus loin... La bataille de la Somme juillet 1916 62111 HebuterneLat 0 m 52 52-Ayette Indian and Chinese Cemetery 52-Ayette Indian and Chinese Cemetery Ayette Indian and Chinese Cemetery Route dâAblainzevelle RD 7 62116 AYETTE Ces tombes sont certes ordonnĂ©es comme dans tous les cimetiĂšres militaires du Commonwealth, les hommes qui y reposent nâen Ă©taient pas moins des travailleurs civils. Avec la guerre, chaque armĂ©e alliĂ©e renforce son organisation logistique pour lesquels de plus en plus de soldats sont de pouvoir affecter au combat le plus grande nombre dâhommes, les Britanniques font appel Ă des travailleurs civils volontaires recrutĂ©s dans diffĂ©rents pays pour relever les soldats de ces taches logistiques. 100 000 Egyptiens, 21 000 Indiens et 20 000 Sud-Africains natifs seront ainsi regroupĂ©s dans des Labour Corps corps de travailleurs placĂ© sous commandement militaire. A la fin du conflit, le corps de travailleurs chinois Chinese Labour Corps de lâarmĂ©e britannique compte 96 000 hommes. Les travailleurs asiatiques de la Grande Guerre. Dans les bases du littoral, ces travailleurs servent de manĆuvres dans les magasins gĂ©nĂ©raux et les dĂ©pots de munition, assurent le dĂ©chargement des bateaux et des trains, exploitent les massifs forestiers et entretiennent les voies de communication. Leurs conditions de vie ne sont guĂšres faciles. Contre un salaire quotidien, ils travaillent 10 heures par jour, 6 jours par semaine. Faute de pouvoir Ă©tablir une communication aisĂ©e, les Chinois attirent la mĂ©fiance des officiers qui les encadrent et de la population civile. Ceux-ci sont hĂ©bergĂ©s dans des camps spĂ©ciaux, dont le plus important est celui de Noyelle-sur-Mer dans la Somme, et sont soignĂ©s dans des hĂŽpitaux qui leur sont rĂ©servĂ©s. 160 dâentre eux, morts dans le N°2 General Labour Hospital de Saint-Etienne-au-Mont prĂšs de Boulogne, reposent aujourdâhui dans le cimetiĂšre de la commune, aux cĂŽtĂ©s de 10 membres du South African Native Labour Corps. A Ayette, au sud dâArras, lâIndian and Chinese Cemetery compte 80 tombes de manĆuvres indiens et de coolies chinois employĂ©s prĂšs du Front Ă lâentretien des tranchĂ©es et Ă lâapprovisionnement des unitĂ©s. En mai 1919, Chinois seront toujours en France, participant aux travaux de dĂ©blaiement des territoires ravagĂ©s par les combats. 62116 AyetteLat 0 m
Description de l'entrepriseITAL PASSION EST LEADER SUR LES PRODUITS DE CONSOMMATION ITALIENS EN du posteDans le cadre de notre développement nous recherchons un Chef de Secteur Nord Pas de Calais afin de continuer à développer l'activité trÚs dynamique de la société dans la dynamique, autonome, aimant les challenges et souhaitant évoluer dans une équipe dynamique et demandé en GMS d'emploi Temps plein, CDISalaire 2 200,00⏠à 2 800,00⏠par moisAvantages Horaires flexiblesVéhicule de FonctionProgrammation Du Lundi au VendrediHoraires aménageablesRepos le week-endTravail de nuitTravail en journéeTypes de primes et de gratifications 13Úme MoisPrime annuellePrimesPrime trimestrielleMesures COVID-19PORT DU MASQUE OBLIGATOIRE, GEL ET GANTS A DISPOSITION ET GESTE BARRIERES A RESPECTER TOUT AU LONG DE LA JOURNEEDate limite de candidature 18/09/2022Date de début prévue 22/08/2022Recevez des alertes pour des emplois similaires
RattachĂ© Ă lâagence de Lille, vous serez en charge du suivi, de lâaccompagnement et du dĂ©veloppement commercial auprĂšs dâune clientĂšle professionnelle dâinstallateurs en gĂ©nie Ă©nergĂ©tique et climatique. Commercial⊠Assure le dĂ©veloppement des ventes sur son secteur sur le marchĂ© industriel auprĂšs dâune clientĂšle constituĂ©e dâindustriels, dâinstallateurs et de distributeurs. ENTREPRISE Fabricant parmi les leaders mondiaux⊠RattachĂ© au Responsable RĂ©gional des Ventes, vous avez la responsabilitĂ© du dĂ©veloppement et de la pĂ©rennisation du chiffre dâaffaires de votre secteur auprĂšs dâune clientĂšle de constructeurs de⊠En lien avec le chef des ventes, vous avez la responsabilitĂ© de dĂ©velopper les ventes de solutions de filtration de lâair et services auprĂšs des exploitants et industriels⊠RattachĂ© au directeur rĂ©gional, le ChargĂ© dâAffaires a pour mission de dĂ©velopper lâactivitĂ© et le potentiel dâaffaires du secteur en mixant deux approches complĂ©mentaires la vente directe auprĂšs⊠RattachĂ© au directeur commercial, vous avez la responsabilitĂ© du dĂ©veloppement du chiffre dâaffaire sur le secteur Nord /Normandie en accompagnant les clients dans leurs projets en dĂ©finissant les⊠Filiale Française dâun groupe international, fournisseur majeur de solutions de conditionnement dâair et rĂ©frigĂ©ration. Le poste HiĂ©rarchiquement rattachĂ© au Sales Manager France, vous avez pour objectif de⊠Vous ĂȘtes responsable du bon dĂ©veloppement de votre chiffre dâaffaires et de votre portefeuille client sur votre secteur, de la dĂ©tection des projets auprĂšs des bureaux dâĂ©tudes, à ⊠RattachĂ© Ă la Responsable national de la prescription, vous ĂȘtes en charge de prescrire lâensemble des technologies hydrauliques de la marque sur votre secteur. Votre forte implication sera⊠Vous ĂȘtes responsable du bon dĂ©veloppement de votre chiffre dâaffaires et de votre portefeuille client sur votre secteur, de la dĂ©tection des projets auprĂšs des bureaux dâĂ©tudes, Ă âŠ
Une convention collective nationale CCN est un accord signĂ© entre une organisation professionnelle d'employeurs et un syndicat de salariĂ©s. Cet accord prĂ©voit des salaires minimums, des conditions de travail, dâemploi, de dĂ©mission, de remboursement de frais de santĂ©, la protection sociales des salariĂ©s etc... L'identifiant IDCC de la convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage est le 0637. Nous avons analysĂ©, synthĂ©tisĂ© et regroupĂ© pour vous les principales caractĂ©ristiques cette convention collective. Les dispositions principales de la convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclageQuelle assurance prĂ©voyance collective pour les salariĂ©s de la convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage ?TĂ©lĂ©charger gratuitement la convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage IDCC 0637Mon entreprise dĂ©pend elle de la convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage ? Mon mĂ©tier est il concernĂ© par la convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage ?Quelles sont les grilles de salaire de convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage ?Convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage et rupture du contratMutuelle convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage Les dispositions principales de la convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage Vous trouverez dans ce tableau les rĂšgles principales pour les salariĂ©s qui sont abordĂ©es dans la convention collective nationale des industries et du commerce de la rĂ©cupĂ©ration recyclage, rĂ©gions Nord-Pas-de-Calais, Picardie et pour lesquelles des dispositions plus favorables au code du travail peuvent ĂȘtre prĂ©vues. Chaque entreprise et donc chaque salariĂ© dĂ©pend d'une convention collective particuliĂšre. C'est l'employeur qui choisi pour tous ses salariĂ©s la CCN la plus pertinente Ă appliquer en fonction de l'activitĂ© de la sociĂ©tĂ©. Lorsque la convention ou le code du travail ne prĂ©voit aucune disposition particuliĂšre comme pour le cas de la rentrĂ©e scolaire, le 13Ăšme mois et l'astreinte; la convention de l'entreprise peut s'appliquer et donner droit Ă des jours de congĂ©s supplĂ©mentaires pour les salariĂ©s. La convention collective est Ă distinguer de l'accord de branche. En effet, la CCN couvre un nombre plus large de sujets que l'accord cadre, ce dernier vient souvent prĂ©ciser certains points de la convention, comme une annexe. De plus, un accord cadre rassemble entreprises qui peuvent relever de convention diffĂ©rentes. Quelle assurance prĂ©voyance collective pour les salariĂ©s de la convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage ? La prĂ©voyance collective vient complĂ©ter les prestations versĂ©es aux assurĂ©s sociaux par les rĂ©gimes obligatoires de sĂ©curitĂ© sociale. La convention collective nationale des cadres du 14 mars 1947 a mis en place un rĂ©gime de prĂ©voyance complĂ©mentaire obligatoire pour les cadres dont le taux de cotisation ne peut ĂȘtre infĂ©rieur Ă 1,50 % de la tranche A des salaires bruts. Voici le rĂ©sumĂ© des garanties comprises dans les contrats de prĂ©voyance pour la convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage. TĂ©lĂ©charger gratuitement la convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage IDCC 0637 Alternativement, nous mettons Ă votre disposition une version gratuite de la convention collective nationale des industries et du commerce de la rĂ©cupĂ©ration recyclage, rĂ©gions Nord-Pas-de-Calais, Picardie que vous pouvez tĂ©lĂ©charger en PDF. Vous pouvez aussi consulter les mises Ă jour des conventions sur le site de Legifrance. Mon entreprise dĂ©pend elle de la convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage ? Un chef d'entreprise est tenu d'adhĂ©rer Ă la convention collective de son secteur et sous-secteur d'activitĂ©. Cette convention s'appliquera pour tous les salariĂ©s. Vous voulez vĂ©rifier que vous ĂȘtes bien rattachĂ© Ă la convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage ? Consultez le site Pappers et recherchez votre entreprise ! L'employeur doit informer ses salariĂ©s de la convention collective applicable. C'est une information que le salariĂ© pourra notamment retrouver sur la fiche de paye. Voici la liste des activitĂ©s qui sont concernĂ©es par la convention collective nationale des industries et du commerce de la rĂ©cupĂ©ration recyclage, rĂ©gions Nord-Pas-de-Calais, Picardie - IDCC 0637 En cas de doute sur la convention collective Ă appliquer pour son entreprise, notamment si la sociĂ©tĂ© exerce plusieurs activitĂ©s, il est recommandĂ© de consulter un avocat spĂ©cialisĂ© en droit social. Mon mĂ©tier est il concernĂ© par la convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage ? Il n'existe pas de liste de mĂ©tiers prĂ©dĂ©finie pour la convention collective nationale des industries et du commerce de la rĂ©cupĂ©ration recyclage, rĂ©gions Nord-Pas-de-Calais, Picardie, cependant voici les mĂ©tiers les plus reprĂ©sentĂ©s agents de basculetechniciens en traitement des dĂ©chetsconseillers en gestion des dĂ©chets Quelles sont les grilles de salaire de convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage ? La rĂ©munĂ©ration minimale dâun salariĂ© de la convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage doit ĂȘtre au moins Ă©gale Ă ces deux montants le SMIC, fixĂ© au niveau nationalle salaire minimum fixĂ© dans la convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage Si votre employeur ne respecte pas ces salaires, vous disposez d'une pĂ©riode de 3 ans Ă compter du jour ou un salaire n'est pas conforme pour saisir le Conseil de prud'hommes. Convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage et rupture du contrat Les deux cas de fin de contrat qui peuvent entrer dans la convention sont la dĂ©mission et le licenciement. Convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage en cas de dĂ©mission Un prĂ©avis de 3 mois est Ă respecter en cas de dĂ©mission mais il peut ĂȘtre raccourci sur la base d'un accord commun entre l'employeur et le salariĂ©. Convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage en cas de licenciement Concernant le licenciement, voici les rĂšgles de prĂ©avis en fonction de l'anciennetĂ©. Moins de 6 mois prĂ©avis fixĂ© par la convention collective nationale des industries et du commerce de la rĂ©cupĂ©ration recyclage, rĂ©gions Nord-Pas-de-Calais, Picardie Entre 6 mois et 2 ans prĂ©avis d'un mois Au moins 2 ans prĂ©avis de deux mois ou mieux si prĂ©vu Une clause de non-concurrence peut ĂȘtre prĂ©vue dans le contrat de travail mais n'est valable que si elle comporte une compensation financiĂšre. Mutuelle convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage L'Accord National Interprofessionnel ANI du 11 janvier 2013 est venu bouleverser le monde la santĂ©. En vertu de cette loi, l'employeur est tenu de proposer une mutuelle santĂ© obligatoire Ă tous ses salariĂ©s. Cette couverture correspond au minimum au panier de soins. Comparez les mutuelles d'entreprise avec Coover pour trouver un contrat qui respecte les obligations de la convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage. La convention rĂ©cupĂ©ration et recyclage ne fixe pas de minimum de remboursements supĂ©rieurs Ă l'accord ANI. Voici les remboursements minimums prĂ©vus par l'ANI et donc par la mutuelle pour les dĂ©penses les plus courantes. Soins mĂ©dicaux minimums pour la convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage Pour les consultations d'un gĂ©nĂ©raliste ou d'un spĂ©cialiste, une participation forfaitaire de 1⏠est due par les patients et ne pourra pas ĂȘtre remboursĂ©e par la mutuelle. Remboursements optique pour la convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage Remboursements dentaire pour la convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage Remboursements hospitalisation pour la convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage Le forfait hospitalier est de 20 ⏠par jour depuis le 1er janvier 2018 et correspond Ă la somme minimale Ă charge d'un patient pour toute hospitalisation dĂ©passant les 24 heures. Lâessentiel de la mutuelle collective de la convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage Les couvertures prĂ©sentĂ©es prĂ©cĂ©demment correspondent Ă l'obligation conventionnelle minimale. Nous pouvons vous proposer des contrats plus complets conçus spĂ©cifiquement pour la convention collective rĂ©cupĂ©ration et recyclage. En cas de non-respect des niveaux de couverture et assiettes de cotisations fixĂ©es par votre convention collective, vous vous exposez Ă un risque prud'homal et de sanction de l'URSSAF. Il est donc primordial d'ĂȘtre conseillĂ© par votre assureur ou un courtier avant de mettre en place votre mutuelle.
chef de secteur nord pas de calais