Àcompter du 1 er avril 2021, une nouvelle convention collective nationale s’appliquera de manière obligatoire dans les exploitations agricoles et les Cuma.Ce nouveau cadre, fruit d’une longue négociation paritaire, qui définit les relations entre employeurs et salariés, modifie plusieurs paramètres de la relation entre l’employeur et le salarié.
LaConvention collective nationale (CCN) est « une avancée historique en agriculture », c’est ce qu’indique Terres et Territoires, reprenant les propos de Franck Tivierge, du syndicat FDA-CFDT, dans un article du 7 janvier 2021.La nouvelle convention devrait être appliquée à partir du 1 er avril pour tous les salariés de la production agricole et des Cuma,
Actuellement les conditions de travail des salariés de la production agricole et des Cuma (coopératives d’utilisation de matériel agricole) relèvent d’accords territoriaux (conventions collectives départementales ou régionales) et d’accords professionnels. À compter du 1 avril 2021, tous ces salariés se verront appliquer une convention collective nationale, permettant en
Signéefin 2020, la nouvelle convention collective nationale de la production agricole et des Cuma va être étendue à toutes les entreprises du secteur et à leurs salariés dès le 1er avril. Une course contre la montre est engagée pour gérer le passage des conventions collectives départementales à cette convention unique.
CONVENTIONCOLLECTIVE NATIONALE PRODUCTION AGRICOLE / CUMA du 15 septembre 2020 La Fédération Nationale des Syndicats d' Exploitants Agricoles (FNSEA) La Fédération Nationale des Coopératives d' Utilisation de Matériel Agricole (FNCUMA) D' une part, - La Fédération Générale Agroalimentaire CFDT - La Fédération Nationale Agroalimentaire et Forestière CGT -
Ainsiprécisé, l'ensemble des clauses nécessaires à l'extension de la convention collective permettant d'avoir une base conventionnelle solide et assurant de ce fait la régulation de la concurrence entre les entreprises relevant de la branche production agricole et de la branche CUMA est décliné ci-après :
Cesdeux nouvelles conventions collectives nationales vont permettre des avancées importantes pour les entreprises de toute taille et leurs salariés avec : Pour la CCN Production agricole/CUMA, la mise en place d’une nouvelle classification des métiers harmonisée au niveau national et une grille nationale fixant les salaires minima ;
0QMhG2. À compter du 1er janvier 2021, une convention nationale s’appliquera de manière obligatoire dans les exploitations agricoles et les CUMA. Elle va induire des changements dans la relation entre employeur et salarié. La convention collective nationale agricole n’efface pas les 140 conventions collectives territoriales existantes, les deux conventions sectorielles et les accords nationaux interbranches. La convention collective nationale définit un cadre minimum qui vient s’interposer entre la loi et les accords locaux. Elle a été signée le 15 septembre 2020 pour une entrée en application au 1er janvier 2021 sous réserve d’extension. Champ d’application le territoire français la production agricole exploitations et entreprises agricoles ayant une activité définie à l’article 1°et 4°du code rural et les CUMA. Une grande partie des dispositions des conventions collectives locales vont se retrouver dans la convention collective nationale qui est l’aboutissement d’un cadre imposé par les pouvoirs publics. La convention nationale a vocation à prévaloir sur toutes les conventions locales. Néanmoins, les dispositions des conventions départementales vont, de leur côté, avoir vocation à continuer à s’appliquer dans l’entreprise selon la règle du plus favorable » et sauf exception. Incidences en paie Ce qui change Intitulé de la nouvelle convention collective Nouvelle classification du salarié Nom du métier Taux horaire et catégorie socio- professionnelle à adapter. Ce qui reste Les dispositions qui n’existent pas dans la convention collective nationale – primes ancienneté, 13ème mois… et indemnités diverses prime de panier, saquette…, – avantages en nature logement…. Les dispositions plus favorables ou équivalentes. Le changement le plus important est de positionner vos salariés dans la nouvelle grille de classification. Les étapes de la valorisation dans l’emploi Etape 1 réunir tous les éléments qui vont permettre de qualifier objectivement les compétences requises pour l’emploi que l’on souhaite valoriser » Etape 2 identifier, au sein de chacun des 5 critères, le degré qui correspond le mieux à l’exigence de l’emploi Etape 3 calculer le coefficient Etape 4 déterminer le palier et, par conséquent, le salaire minimum rémunération brute de cet emploi Etape 5 vérifier la catégorie socio-professionnelle. A vous de jouer ! Avant de démarrer ce travail de classification, munissez-vous des documents suivants Contrat de travail et avenant Bulletin de paie Fiche de poste Offre d’emploi déposée pour le poste. Vous devez valoriser l’emploi, et non la personne qui l’occupe. Il s’agit de regarder les missions significatives, habituelles et inhérentes à l’emploi. Chaque critère doit être évalué. Vous additionnez le nombre de points que vous avez trouvé dans chaque tableau. Vous le situez dans le palier et trouvez ainsi le taux horaire de votre salarié. Puis, vous faites de même pour déterminer la catégorie socio-professionnelle. Si votre salarié a un salaire supérieur à celui que vous trouvez, vous lui maintenez. Si son salaire est inférieur, vous devrez l’augmenter au 1er janvier 2021. Les autres dispositions Période d’essai La convention collective nationale reprend les dispositions légales en la matière, tant sur la durée ouvriers et techniciens 2 mois, agents de maîtrise 3 mois et cadres 4 mois que la possibilité de renouveler la période d’essai une fois pour tous. Il convient de comparer ces dispositions à celles applicables dans les conventions collectives départementales, notamment si les périodes sont plus longues, elles seront réajustées à la baisse. Temps de trajet La convention collective nationale détermine les règles concernant les temps de déplacement. Elle rappelle le principe que la part de temps de déplacement professionnel comprise dans l’horaire de travail est considérée comme du temps de travail effectif et est rémunérée comme tel». Qu’en est-il des déplacements en dehors de l’horaire de travail ? Le temps normal de trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail n’est pas considéré comme du temps de travail effectif. Le temps de déplacement professionnel pour se rendre du domicile à un lieu de travail autre que le lieu habituel de travail n’est pas du temps de travail effectif. Toutefois, lorsque ce temps de déplacement dépasse le temps normal de trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail, l’employeur devra verser une compensation financière égale à la moitié du salaire horaire x temps de déplacement qui dépasse le temps normal habituel ou repos équivalent. Le grand déplacement est celui qui ne permet pas au salarié de rentrer à son domicile le soir le salarié percevra, dans ce cas, une indemnité d’éloignement égale à 5 MG minimum garanti, soit 5 x € en 2020 par nuit d’absence. Attention à bien vérifier les spécificités locales. Travail de nuit La convention collective nationale rappelle la définition légale du travailleur de nuit. Il s’agit de tout travail effectué au cours d’une période d’au moins 9 heures consécutives comprenant l’intervalle entre minuit et 5 heures et commençant au plus tôt à 21 heures et s’achevant au plus tard à 7 heures. Si le travail de nuit est régulier, le salaire horaire du salarié est majoré de 20 % Si le travail de nuit est exceptionnel, la majoration du taux horaire est de 25 %. Contrat intermittent L’accord national du 23 décembre 1981 sur la durée du travail dans les exploitations et entreprises agricoles prévoit dans son article que les employeurs agricoles peuvent conclure des contrats de travail intermittents afin de pourvoir des emplois permanents soumis soit à des variations saisonnières ou de production, soit à des contraintes saisonnières ou extérieures de commercialisation, ou conclus dans le cadre de services de remplacement, comportant par nature une alternance de périodes travaillées et de périodes non travaillées. Dans le respect de ce principe général et des autres dispositions de l’accord national précité relatives au contrat de travail intermittent, dans les exploitations et entreprises couvertes par la présente convention collective, les emplois pouvant être pourvus par un tel contrat de travail sont les emplois des différentes familles de métiers de la production agricole et des CUMA, y compris ceux de l’exploitation, de la prestation, de la transformation, de la commercialisation, des fonctions administratives. Document Unique L’obligation en matière de santé et de sécurité est rappelée dans la convention collective nationale. Elle couvre les thèmes suivants Élaboration et mise à jour du Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels Mise en place des équipements de protection individuelle Responsabilité de l’entreprise et sanction Information à faire quand embauche des jeunes. Retraite supplémentaire Tous les salariés, quelle que soit leur catégorie socio-professionnelle, bénéficient d’une retraite supplémentaire. La cotisation est partagée pour moitié entre l’employeur et le salarié.
Employeurs réservé aux abonnés Les partenaires sociaux de la production agricole et des Cuma se sont entendus le 15 juin 2022 pour une nouvelle revalorisation des salaires minimaux de leur convention collective photo d’illustration. © Cédric Faimali/GFALes partenaires sociaux se sont mis d’accord sur une augmentation des salaires minimum de la convention collective de la production agricole et des Cuma. La date d’application de cet avenant n’est pas encore connue. Pour l’instant, ce n’est qu’un accord politique » entre les partenaires sociaux FNSEA pour le patronat et les syndicats de salariés pour une nouvelle revalorisation des salaires minimums de la production agricole et des Cuma. Avant son application concrète, il faut attendre la publication au Journal officiel de l’avis puis de l’arrêté d’extension en tant que tel. Les montants s’appliquent le premier jour du mois qui Smic horaire est passé à 10,85 euros brut en mai 2022. Les partenaires sociaux se sont accordés pour revoir la grille des salaires minimums afin de garder une certaine dynamique des rémunérations pour conserver l’attractivité des métiers et la motivation à passer d’un palier à un autre avec l’augmentation des responsabilités qui leur sont liées.Les salaires minimums de la nouvelle grilleLa nouvelle grille des salaires issue de ces discussions est la de la convention collectiveRémunération horaire brutPalier 110,85 eurosPalier 210,94 eurosPalier 311,11 eurosPalier 411,35 eurosPalier 511,88 eurosPalier 612,47 eurosPalier 713,21 eurosPalier 814,16 eurosPalier 915,34 eurosPalier 1017,02 eurosPalier 1119,36 eurosPalier 1222,15 eurosLa signification des paliers est contenue dans la convention collective nationale de la production agricole et des Cuma, signée en septembre 2020.> À lire aussi Production agricole et Cuma Employeurs évaluer l’effet de la convention collective nationale 20/01/2021> Réécoutez en accès libre le podcast des Experts agricoles consacré à ce sujet
Déplacements Dans tous les cas, la part de temps de déplacement professionnel comprise dans l'horaire de travail est considérée comme du temps de travail effectif et est rémunérée comme exclus des dispositions relatives au temps de déplacement les VRP et les salariés au forfait dispositions particulières devront être prévues dans l'entreprise pour ces catégories de Trajet domicile/lieu habituel de travailLe temps normal de trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail n'est pas considéré comme du temps de travail Trajet domicile/lieu de travail autre que le lieu habituel de travailLe temps de déplacement professionnel pour se rendre du domicile au lieu d'exécution du travail n'est pas du temps de travail le temps de déplacement qui dépasse le temps normal de trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail, et qui est effectué en dehors de l'horaire de travail, fait l'objet d'une contrepartie financière prévue par contrat de travail ou par accord défaut, cette contrepartie financière correspond à la moitié du salaire horaire multiplié par le temps de déplacement qui dépasse le temps normal individuel de trajet entre le domicile et le lieu habituel de contrepartie peut être prise sous forme de repos Trajet entre deux lieux de travailLe temps de trajet entre deux lieux de travail constitue du temps de travail le salarié est amené à passer à l'entreprise lieu habituel de travail, pour se rendre sur un autre lieu de travail, ce temps de trajet constitue du travail effectif. C'est le cas pour prendre un véhicule, du matériel, des consignes, des produits ou si l'employeur oblige de passer par le siège de l'entreprise… Grand déplacementLorsque les déplacements ne permettent pas le retour journalier au domicile, l'employeur pourvoit à l'hébergement et à la restauration des ailleurs, le salarié se voit octroyer, pour compenser le fait d'être éloigné de son domicile habituel et de ne pouvoir y revenir chaque jour, une indemnité d'éloignement dont le montant est fixé à 5 × le minimum garanti MG par nuit d'absence du mode de déplacement est déterminé par l'employeur. Si le salarié utilise son véhicule personnel, il percevra les indemnités kilométriques prévues par contrat de travail ou par accord collectif. À défaut, il sera fait application du barème temps de déplacement équivalent au temps normal de trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail n'est pas considéré comme du temps de travail temps de déplacement au-delà du temps normal de trajet donne droit à la contrepartie financière ou à la contrepartie repos prévues à l'article
Type d'établissement Siège N° de TVA FR90354036543 Date de création 22/03/1990 Date mise à jour 18/01/2022 CUMA DES ORMEES CUMA DES ORMEES, Coopérative d'utilisation de matériel agricole en commun CUMA , a été créée en 1990 il y a 32 siège est domicilié à BALIGNICOURT 10330. Elle n'emploie pas de salarié. Catégorie Culture et production animale, chasse et services annexes Libellé Code NAF Activités de soutien aux cultures Adresse postale FERME DES ORMEES10330 BALIGNICOURT Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine Nous n'avons pas encore trouvé de contact. Nous n'avons pas encore trouvé de site internet. Dirigeants mandataires Depuis le Nom Rôle 22/03/1990 Jean-Michel BOSSELER Président 22/03/1990 Roland CHAPPUT Secrétaire 22/03/1990 Marcel MOUCHOTTE Trésorier 22/03/1990 Andre-Jean CHAPPUT Vice-président IDCC 7024 Mise à jour du 25/07/2022 Convention collective nationale PA/CUMA . Activités associées au code NAF 0161Z Services de soutien aux cultures SIRET Nom Type d'établissement Adresse Code NAF Effectif Date de création 35403654300024 CUMA DES ORMEES Siège FERME DES ORMEES 10330 BALIGNICOURT Activités de soutien aux cultures Effectif inconnu 03/12/2021 35403654300016 CUMA DES ORMEES Etablissement fermé le 03/12/2021 10330 DONNEMENT Activités de soutien aux cultures Etablissement non employeur 22/03/1990
Indemnité de fin de carrière Départ volontaire à la retraiteLe montant de l'indemnité de départ en retraite est égal à Pour les non-cadres1. Entre 10 ans et 20 ans d'ancienneté, 1 mois de salaire. 2. Entre 20 ans et 30 ans d'ancienneté, 2 mois de salaire. 3. Après 30 ans d'ancienneté, 3 mois de les TAM et les cadres1. Entre 10 ans et 20 ans d'ancienneté, 1 mois et demi de salaire. 2. Entre 20 ans et 30 ans d'ancienneté, 3 mois de salaire. 3. Après 30 ans d'ancienneté, 4 mois de Mise à la retraiteLa mise à la retraite d'un salarié lui ouvre droit à une indemnité de mise à la retraite égale à l'indemnité de rupture prévue à l'article de la présente convention.
convention collective nationale de la production agricole et cuma