Propriétédes Grimaldi depuis un siècle et demi, Marchais, petit bijou de la Renaissance à 12 km de Laon, est un peu le jardin secret du prince Albert et de sa famille, un lieu de refuge et de ressourcement. Le château, pourtant, n’a pas été épargné par les bourrasques de l’Histoire. Au XIIe siècle, trois chevaliers d’Eppes, aux Onetle-Château. Princesses et chevalier ont dansé pour la fin des vacances. Les déguisements de princesses et chevaliers étaient de sortie aux Costes-Rouges. Photo DDM, M. G. Publié le 13/03 1gy(HD-1080p)* Film La Septième Prophétie Complet Streaming Français *1p2(HD-1080p)* Film Le Cercle : The Ring 2 Complet Streaming Français *1Rg(HD-1080p)* Film Pinocchio Complet Streaming Français Lesneveux de Marie ? Le duc et le cardinal de Guise, tous deux assassinés à Blois. Elle aura en tout 9 frères et sœurs : mais si Marie et François voient le jour au château de Bar, les autres de la fratrie naissent à Joinville. Lesmeilleures offres pour Livre Princesse Academy - Le Château De Nacre Tome 27 - Princesse Inès Et Plume sont sur eBay Comparez les prix et les spécificités des produits Laprincesse Clémentine (en allemand : Klementine Maria Teresa Josepha Leopoldine Viktoria Raphaele Gabriele Gonzaga von Sachsen-Coburg und Gotha) de Saxe Julietteet Arthur, qui célèbrent leur premier anniversaire de mariage, vivent dans leur château du lac du Cygne. Dans un royaume tranquille, ils y coulent des jours heureux avec leurs fidèles petits amis : Rapido la tortue, Aldo la grenouille et Anatole le toucan. Cette sérénité est bientôt bouleversée. La reine Uberta, mère d'Arthur, a été enlevée par Clavius l'ancien assistant UvMc. En passant dans la rue de la Régence à Bruxelles, face aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, vous avez sans doute remarqué cet élégant bâtiment en forme de U, mais savez-vous qu'il est lié à l'histoire de notre dynastie et que notre roi Albert Ier y est né? Mentionné dès avant la Renaissance, le bâtiment primitif donnait sur l'ancienne place des Bailles au Coudenberg. Maintes fois reconstruit ou remanié, l'hôtel a longtemps appartenu à la famille de Croÿ, puis aux comtes de Tirimont et aux marquis Arconati-Visconti. En 1866, il est acheté par le prince Philippe de Belgique, comte de Flandre. Sur la photo ci-dessus on peut voir la porte d'honneur de l'aile centrale de style éclectique teinté de néo-baroque et datant du 19ème siècle l'aile nord qui donne également sur la place Royale a été conçue au 18ème siècle, et l'aile sud a été agrandie et fortement remaniée au 20ème siècle. Cette porte d'honneur donne sur le vestibule donneur et l'escalier d'honneur. Juste au-dessus de cette porte, se trouve la grande rotonde qui accueillait à l'époque le salon central des comtes de était le prince Philippe de Belgique, comte de Flandre ? Troisième fils du roi Léopold Ier et de la reine Louise-Marie après Louis-Philippe mort à l'âge d'un an et le futur roi Léopold II, le prince Philippe naît au château de Laeken le 24 mars 1837. En 1840, son père le titre comte de Flandre. A l'âge de 13 ans, il perd sa maman. Sa formation est assurée par des précepteurs privés et complétée par un passage au sein du régiment des Guides. Passionné par les arts et les lettres, ce prince discret ne s'intéresse pas à la politique il refuse les trônes de Grèce en 1862 et de Roumanie en 1866, ainsi qu'un mariage avec la princesse héritière du Brésil. Après le décès de son père, il hérite de plus de hectares autour de l'abbaye de Postel en Campine. Le 25 avril 1867, le prince Philippe épouse la princesse Marie de Hohenzollern en l'église catholique Sainte-Hedwige de Berlin. Ce mariage a été arrangé par la reine Victoria d'Angleterre. Née en 1845, la princesse Marie appartient à la branche catholique et aînée de la Maison de Hohenzollern. Son enfance se passe entre Düsseldorf où elle suit les leçons du directeur de l'Académie Royale de Peinture, le château de Sigmaringen qui domine le Danube, Krauchenwies non loin de là, et le domaine de la Weinburg en Suisse. Cette vie insouciante est cependant ternie par le décès de sa sœur Stéphanie 22 ans, épouse du roi Pedro V du Portugal. Un an avant son mariage, le comte de Flandre avait donc acheté un palais dans la rue de la Régence, non loin du palais royal. Les jeunes mariés l'agrandissent en ajoutant deux ailes perpendiculaires pour former une cour d'honneur en U. Ce sont les architectes Gustave Saintenoy et Clément Parent qui sont chargés des travaux. A l'intérieur, à leur arrivée, les invités sont impressionnés par l'escalier d'honneur, recouvert d'un tapis aux armes de la famille royale surmontées d'une brisure signe distinctif de la branche cadette, le grand vitrail orné du monogramme de Philippe et Marie, et le lustre en bronze massif pesant 2,5 tonnes. Le couple princier y mène une vie royale et chaleureuse, et leur demeure devient le rendez-vous des artistes, des écrivains et des hommes de religion. Ils passent l'été dans leur château des Amerois près de Bouillon. Le prince Philippe se constitue une admirable bibliothèque, fréquente régulièrement les antiquaires de Venise et Paris, et voyage en Italie, en Grèce, en Turquie, etc. De son côté, la princesse Marie se consacre à des œuvres de charité, à la peinture et à la correspondance avec sa famille notamment son frère le roi Carol Ier de Roumanie. Très catholique, elle est surnommée "Notre-Dame de Flandre" par son beau-frère Léopold II. Leur destin change suite au décès du fils du couple royal en 1869 ce sont désormais eux qui vont assurer l'avenir de la jeune dynastie belge. Mais malheureusement, leur fils aîné le prince Baudouin meurt à son tour en 1891. En 1893, les bijoux de la comtesse de Flandre sont volés dans son palais avec la complicité d'une femme de chambre. Elle écrit à sa cousine "Tout m'a été volé, sauf une partie de mes diamants que je portais le soir et une parure que Philippe m'avait offerte à nos noces d'argent. Toutes les parures qui provenaient de ma grand-mère, de belles miniatures du roi enfant et de lui plus tard, tout ce que je possédais et avais hérité de Stéphanie et tous les cadeaux reçus à mon mariage, tout est parti et je ne les retrouverai sans doute jamais". Certains bijoux seront cependant retrouvés. Leurs trois enfants font de beaux mariages Joséphine avec le prince Charles-Antoine de Hohenzollern ; Henriette avec le prince Emmanuel d'Orléans, duc de Vendôme ; Albert avec la duchesse Elisabeth de Bavière. Ces derniers se préparent à succéder à l'impopulaire roi Léopold II. Handicapé par sa surdité et meurtri par les rumeurs autour du décès de son fils Baudouin, le prince Philippe devient un vieil homme taciturne et mélancolique. Ses relations avec son épouse et leur fils Albert deviennent difficiles. La princesse fait seule de longs séjours auprès de ses filles à Potsdam et Neuilly. Le comte de Flandre meurt en 1905. Son épouse aura la joie de voir leur fils Albert Ier monter sur le trône en 1909, avant de s'éteindre en 1912. Tous deux reposent dans la crypte de la famille royale belge en l'église Notre-Dame de Laeken voir photo ci-dessous. Un siècle après leur mort, que reste-t-il des comtes de Flandre ? Bien que princes cadets, le prince Philippe et la princesse Marie, comte et comtesse de Flandre, sont les ancêtres de trois familles royales Belgique, Italie et Luxembourg et comptent six chefs d'Etat parmi leurs descendants les rois Albert Ier, Léopold III, Baudouin Ier, Albert II et Philippe Ier, ainsi que le grand-duc Henri de Luxembourg. Et l'actuel roi des Belges s'appelle Philippe en mémoire de son arrière-arrière-grand-père. Après la guerre, les héritiers des comtes de Flandre vendent leurs demeures le palais de la Régence à la Banque de Bruxelles puis racheté en 1982 par l'Etat belge qui le met à la disposition de la Cour des Comptes à partir de 1984, et le château des Amerois à la famille Solvay. Le palais de la Régence est ouvert au public à certaines occasions fête nationale, journées du patrimoine, On peut voir leurs obiits au sein de l'église Saint-Jacques sur Coudenberg à Bruxelles Enfin, de l'écrin de la comtesse de Flandre, la famille royale belge ne possède plus rien, mais son diadème de perles et brillants provenant de sa grand-mère Stéphanie de Bade a été racheté par un musée de Tokyo, et son diadème de perles et diamants hérité de sa cousine Carola de Saxe est aujourd'hui présenté dans le musée du palais de Mannheim en Allemagne. Plus d'infos sur - leur fils Baudouin - leur fille Henriette - leur fille Joséphine Copyright photos le blog Noblesse et Royautés de Régine Salens. Le Cygne et la Princesse 2 Le Château des secrets ou La Princesse des Cygnes 2 La Flûte enchantée au Québec The Swan Princess 2 Escape from Castle Mountain est un film d'animation américain réalisé par Richard Rich et sorti en 1997. Basé sur le ballet Le Lac des cygnes de Tchaïkovski, il est la suite de Le Cygne et la Princesse 1994. Affiche du film Il a été suivi de plusieurs autres films Le Cygne et la Princesse 3 en 1998, Le Cygne et la Princesse Un Noël enchanté en 2012, Le Cygne et la Princesse Une famille royale en 2014, Le Cygne et la Princesse Aventures chez les pirates ! en 2016, Le Cygne et le Princesse En mission secrète ! en 2017, Le Cygne et la Princesse Un myZtère royal en 2018 et Le Cygne et la Princesse Le royaume de la musique en 2019. Synopsis[] C'est le premier anniversaire de mariage de Juliette et Arthur, ainsi que le 50e anniversaire de la reine Huberta, la mère d'Arthur. Mais Arthur semble plus préoccupé par les affaires du royaume que par sa propre famille. Son manque d'attention va causer l'enlèvement d'Huberta par le méchant sorcier Clavius, un vieil ami d'Albéric. Ce dernier avait dépossédé le méchant sorcier Clavius de ses pouvoirs et l'avait enfermé. Mais après sa mort, Clavius est libéré et va chercher à récupérer ses pouvoirs grâce au cristal des Arts Illicites, cachée dans le château de Juliette. Et il compte bien éliminer Arthur qui va voler au secours de sa mère, la reine Huberta. Fiche technique[] Titre original The Swan Princess 2 Escape from Castle Mountain Titre français Le Cygne et la Princesse 2 Le Château des secrets Titre québécois La Princesse des Cygnes 2 La Flûte enchantée Réalisation Richard Rich Scénario Brian Nissen Musique Lex de Azevedo Société de distribution Sony Pictures Home Entertainment Durée 71 minutes Dates de sortie États-Unis 18 juillet 1997 Staff français[] Société de doublage Dubbing Brothers Direction artistique Adaptation des dialogues et des chansons Direction musicale Claude Lombard Distribution[] Voix originales[] Michelle Nicastro Odette Douglas Sills Derek Jake Williamson Clavius Michael Lanning Clavius chant Joey Camen Knuckles Donald Sage MacKay Jean-Bob Doug Stone Speed Steve Vinovich Puffin Christy Landers Queen Huberta Joseph Medrano Rogers Owen Miller Bromley James Arrington Chamberlain Rosie Mann Bridget The Hag Campbell Morton Alligators, Wolf Voix françaises[] Valérie Karsenti Juliette Bénédicte Lécroart Juliette chant Guillaume Lebon Arthur Richard Rossignol Arthur chant Roger Carel Capitaine Anatole / Cuisinier Patrick Guillemin Rapido Daniel Beretta Rapido chant Éric Métayer Aldo Pierre Baton Clavius Jean-Marie Marrier Clavius chant Michel Prud'homme Lord Melchior Danièle Hazan la reine Huberta Martine Latorre la reine Huberta chant Jean-François Kopf Chambellan / Barnabé Serge Blumenthal Brutus Lucie Dolène Bridget la vieille sorcière Biographie de Maurice Maeterlinck Le passé est toujours présent. » Né à Gand le 29 août 1862, Maurice Polydore Marie Bernard Maeterlinck est l’aîné d’une famille de trois enfants, flamande, bourgeoise, catholique, conservatrice et francophone. Après des études au collège Sainte-Barbe de Gand, il suit des études en droit avant de pratiquer le métier d’avocat durant une courte période. Maeterlinck publie, dès 1885, des poèmes d’inspiration parnassienne dans La Jeune Belgique. Il part pour Paris où il rencontre plusieurs écrivains qui vont l’influencer, dont Stéphane Mallarmé et Villiers de l’Isle-Adam. Ce dernier lui fait découvrir les richesses de l’idéalisme allemand Hegel, Schopenhauer. À la même époque, Maeterlinck découvre Ruysbroeck l’Admirable, un mystique flamand du xive siècle dont il traduit les écrits Ornement des noces spirituelles. C’est ainsi qu’il se tourne vers les richesses intuitives du monde germanique en s’éloignant du rationalisme français. Dans cet esprit, il se consacre à Novalis et entre en contact avec le romantisme d’Iéna Allemagne, 1787-1831, autour d’August et Friedrich Schlegel et de la revue l’Athenäum, précurseur en droite ligne du symbolisme. Les œuvres que publie Maeterlinck entre 1889 et 1896 sont imprégnées de cette influence germanique. C’est en août 1890 qu’il devient célèbre, du jour au lendemain, grâce à un retentissant article d’Octave Mirbeau sur La Princesse Maleine dans Le Figaro Je ne sais rien de M. Maeterlinck. Je ne sais d’où il est et comment il est. S’il est vieux ou jeune, riche ou pauvre, je ne le sais. Je sais seulement qu’aucun homme n’est plus inconnu que lui ; et je sais aussi qu’il a fait un chef-d’œuvre, non pas un chef-d’œuvre étiqueté chef-d’œuvre » à l’avance, comme en publient tous les jours nos jeunes maîtres, chantés sur tous les tons de la glapissante lyre – ou plutôt de la glapissante flûte contemporaine ; mais un admirable et pur et éternel chef-d’œuvre, un chef-d’œuvre qui suffit à immortaliser un nom et à faire bénir ce nom par tous les affamés du beau et du grand ; un chef-d’œuvre comme les artistes honnêtes et tourmentés, parfois, aux heures d’enthousiasme, ont rêvé d’en écrire un et comme ils n’en ont écrit aucun jusqu’ici. Enfin, M. Maeterlinck nous a donné l’œuvre la plus géniale de ce temps et la plus extraordinaire, et la plus naïve aussi, comparable – et oserai-je le dire ? – supérieure en beauté à ce qu’il y a de plus beau dans Shakespeare. Cette œuvre s’appelle La Princesse Maleine ». Existe-t-il dans le monde vingt personnes qui la connaissent ? J’en doute… » Mirbeau cachait habilement la nationalité de l’auteur être belge était à l’époque suspect en France, à cause de la politique congolaise » et des opinions dites pro-allemandes » de Léopold II. Les écrivains belges avaient mauvaise presse ils pillent, démarquent, détroussent… », ce sont nos pires ennemis. » Il existe une autre version des faits racontée par Sacha Guitry; est-elle authentique ? La voici passant la soirée chez des amis, le célèbre critique Mirbeau s’était installé sur un divan aménagé en coin-bibliothèque, il semblait mal à l’aise, tournant la tête à droite, à gauche. La maîtresse de maison s’en inquiéta. Il y a un livre qui dépasse de la rangée, dit Mirbeau, et qui me gêne. Voudriez vous l’enlever? L’ouvrage déposé sur le divan, il ne put s’empêcher d’y jeter un coup d’œil De qui est cette œuvre? » D’un jeune écrivain inconnu qui nous l’a envoyée en hommage lui fut-il répondu. Mirbeau jeta un bref mot d’excuse à ses hôtes, prit le livre, s’y plongea et ne le lâcha plus de la soirée. Le lendemain paraissait l’article dans Le Figaro. Son recueil poétique Serres chaudes paraît en 1889 chez Léon Vanier, l’éditeur de Paul Verlaine. Ces vers s’inscrivent dans la ligne de la dépersonnalisation de l’écriture et réalisent en partie l’idéal mallarméen la suggestion, comme essence de tous bouquets , devient le principe générateur de l’acte de création pure. Par la répétition du mot, Maeterlinck atteint une vibration spirituelle, une résonance intérieure. Le vers est dérythmé, libéré des conventions. Guillaume Apollinaire s’en souviendra. Maeterlinck refuse naturalisme et parnasse pour s’engager sur la voie de la poésie allégorique où l’image rappelle l’iconographie médiévale, la peinture de Bruegel ou de Jérôme Bosch. Maeterlinck fait aussi partie des grands dramaturges avec Henrik Ibsen, Anton Tchekhov, August Strindberg et Hauptmann qui, vers 1880, ont contribué à transformer la conception du drame. De 1889 à 1894, il publie huit pièces où il crée un théâtre de l’âme, comme le rêvait le symbolisme. Dans cette forme neuve, trois concepts sont à retenir le drame statique personnages immobiles, passifs et réceptifs à l’inconnu ; le personnage sublime assimilé souvent à la mort, il est la Destinée ou la Fatalité, quelque chose de plus cruel peut-être que la mort ; le tragique quotidien pas d’héroïsme, le simple fait de vivre est tragique. L’action, par le jeu stylisé des acteurs, doit suggérer les attitudes de l’âme face au destin, l’éveil lent à la fatalité. Sa pièce de théâtre, Pelléas et Mélisande, 1892, est un des sommets du symbolisme. L’Oiseau bleu 1908, créée au Théâtre d’art de Moscou où elle est toujours au répertoire, a assuré à Maeterlinck une renommée internationale. À Paris, la pièce est reprise en 1911 dans une mise en scène de Réjane. Elle est aujourd’hui traduite dans plus de 25 langues. Elle a connu plusieurs adaptations et de nombreuses variantes aux États-Unis, en Angleterre, en Russie et Japon où elle est inscrite dans la mémoire collective et populaire. En 1895, il rencontre la cantatrice Georgette Leblanc, sœur de Maurice Leblanc, avec laquelle il tient, vers 1897, un salon parisien fort couru dans la Villa Dupont on y croise, entre autres, Oscar Wilde, Paul Fort, Stéphane Mallarmé, Camille Saint-Saëns, Anatole France, Auguste Rodin. En 1902, il écrit Monna Vanna, où joue Georgette Leblanc. Il vit avec elle jusqu’en 1918, avant d’épouser, l’année suivante, la jeune actrice Renée Dahon, rencontrée en 1911. C’est aussi en 1911 que Maurice Maeterlinck reçoit le prestigieux Prix Nobel de Littérature. Fidèle à lui-même, il ne se rendit pas à Stockholm pour recevoir son prix. Il prit prétexte d’une blessure à la main pour expliquer qu’il redoutait trop les fatigues du voyage. Une grande fête en son honneur eut lieu à Bruxelles en 1912 et l’on joua Pelléas et Mélissande à la Monnaie en présence du Roi Albert qui par la suite l’anobli. A la pointe du cap de Nice, dominant la Méditerranée, un projet d’envergure est initié pour un Anglais en 1913 par les architectes Romaine, Walker et Jenkins mais reste inachevé. Le bâtiment est acheté vers 1920 par un Russe blanc, le comte de Milléant, qui souhaite y bâtir un rival du casino de Monte-Carlo sous le nom de Castellamare ; mais le projet avorte, finalement court-circuité par l’ouverture en 1928 du Palais de la Méditerranée à Nice sur la promenade des anglais. Racheté par Maurice Maeterlinck lors d’une vente aux enchères, le domaine devint la villa Orlamonde. L’écrivain achève les travaux et sa villa devient un centre mondain où il organise de nombreuses fêtes. En 1921, il signe un manifeste contre la flamandisation de l’Université de Gand, jusqu’alors francophone. À ce théâtre succède une œuvre d’essayiste qui connut le succès auprès du grand public. Maeterlinck part alors à la découverte philosophique du monde végétal L’Intelligence des fleurs, 1907 et des insectes sociaux La Vie des abeilles en 1901, La Vie des termites en 1927, La Vie des fourmis en 1930. Eugène Marais naturaliste, écrivain et poète d’Afrique du sud a accusé Maurice Maeterlinck d’avoir plagié son livre Die Siel van die Mier L’Âme de la fourmi, 1925 pour La Vie des termites. Plus précisément, l’écrivain et scientifique lui a reproché l’emprunt du concept d’unité organique de la termitière, ainsi que du terme nasicorne » un néologisme qu’il avait formé. Marais a poursuivi Maeterlinck devant les tribunaux. Sa renonciation en cours de procédure serait due à une absence de fonds et à son addiction à la morphine En 1936, privé de morphine pendant quelques jours, il se tira dessus avec un fusil dans sa ferme de Pelindaba. Seulement blessé, il chargea de nouveau le fusil et se tira une balle dans la bouche. Si certains parlent aujourd’hui d’exemple classique de plagiat académique » Bignell, dans le cadre d’une étude biologique sur les termites, d’autres n’évoquent qu’une minuscule injustice » David Van Reybrouck, dans Le Fléau, roman-enquête consacré en partie à la question, pourtant sévère à l’égard de Maeterlinck. Il semble certain, en toute hypothèse, que Maeterlinck, dramaturge et poète, n’a pas indiqué ses sources avec la précision requise, se contenant d’y renvoyer en fin d’ouvrage, comme une simple bibliographie. Quant à Marais, ce scandale lui a permis d’atteindre une certaine renommée internationale. En 1939, il gagne les États-Unis pour la durée de la Seconde Guerre mondiale, pendant ce temps la villa Orlamonde est abandonnée, squattée et pillée. De retour à Nice en 1947, il publie un an plus tard Bulles bleues où il évoque les souvenirs de son enfance. Maurice Maeterlinck meurt le 5 mai 1949, à 23 heures, à son domicile, villa Orlamonde, sis 200 boulevard Carnot. Son épouse Renée Dahon continue d’y résider jusqu’en 1969. Les cendres de l’écrivain et de sa femme reposent dans la stèle d’une plate-forme située à proximité. La municipalité de Nice a donné le nom de boulevard Maurice-Maeterlinck à la section du boulevard Carnot longeant et surplombant la villa. À la mort de Renée Dahon, la villa est à nouveau laissée à l’abandon. L’héritier qui n’a pas les moyens d’entretenir le domaine s’associe à un promoteur ; il en sort une copropriété d’une vingtaine d’appartements commercialisés dès 1983 sous le nom de Palais Maeterlinck. À partir de 1987, l’homme d’affaire suisse Henri-Ferdinand Lavanchy rachète peu à peu les appartements, construit le pavillon Mélisande sur un terrain limitrophe, et le domaine devient un palace qui ouvre en 1990 en gardant le nom de Palais Maeterlinck. En contrebas, les grilles qui empêchaient l’accès au public ont été abattues dans les années 2000, et la municipalité a aménagé un sentier littoral mais qui ne va pas jusqu’à Villefranche-sur-Mer comme autrefois. L’hôtel a cessé son activité le 25 février 2008. Il est racheté, en juin 2012, par le milliardaire tchèque Radovan Vitek pour 48 millions d’euros. Le nouveau propriétaire souhaite en faire une résidence de luxe en le transformant en une trentaine d’appartements. Le château de Médan. Situé à flanc de coteau des bords de Seine, cet ancien pavillon de chasse fût édifié par Henry Perdrier à la fin du XVe siècle 1494 sur des bases très anciennes remontant au IXe siècle. Pernelle Perdrier, sa fille, apporte en mariage la terre de Médan à Jean Brinon, fils du seigneur de Villennes. Leur fils Jean Brinon, deuxième du nom, descendant d’une double lignée d’hommes de robe et de financiers, recueillit de grands biens. Formé aux belles lettres par son maître Louis Chesneau dit Querculus », Jean Brinon d’une générosité excessive avec ses amis les poètes de la Pléiade organisait pour eux fêtes et divertissements. Médan et Villennes étaient alors le cadre de parties de chasse où se retrouvaient Ronsard, Jodelle, Dorat, du Bellay et beaucoup d’autres…Les largesses de Brinon finirent par le ruiner. A peine âgé de trente six ans, il mourut en 1555 et ses amis les poètes escortèrent sa dépouille mortelle qu’il ornèrent de poèmes et épitaphes en vers grecs, latins et français, constituant un » tombeau littéraire , conservé de nos jours à la bibliothèque Mazarine, à Paris. Plus tard, Henri IV venait y chasser et y séjourner ce pavillon habrita ses amours avec la belle Gabrielle d’Estrée. Jean Bourdin, son chambellan, y ajoute la ferme vers 1635. Le château est agrandi au cours du XVIIIe siècle. Entre 1750 et 1777 la famille Gilbert de Voisins y ajoute une longue aile, qui regarde la vallée, qui sera reconstruite en 1873 par le baron de Dalmas. Le dernier seigneur fut guillotiné le 25 brumaire An II, ses terres et le château furent vendus. Ami d’enfance d’Emile Zola, Paul Cezanne fait de nombreux séjours chez l’écrivain dès l’acquisition de sa maison à Médan. Très tôt le matin, le peintre utilise la barque dénommée Nana » pour traverser la Seine située au bout du jardin. Il plante alors son chevalet sur la rive opposée et, dès 1879, réalise sur le motif une aquarelle aujourd’hui conservée au Kuntzhaus Museum de Zurich. Voici ce qu’en dit le catalogue raisonné des Musées de France L’aquarelle Le château de Médan » est l’une des rares oeuvres parfaitement abouties de Cézanne dans cette technique à pouvoir être associée d’aussi près à une toile, ce qui explique sans doute pourquoi elle a presque toujours été décrite comme une étude préparatoire pour le tableau de Glasgow qui porte le même titre… Cézanne travaillait donc presque toujours simultanément sur plusieurs niveaux et cherchait des techniques et des supports différents pour poursuivre ses explorations. Il se peut aussi que, dans cette aquarelle apparemment libre et spontanée, il y ait d’avantage de préméditation et de résolution complexes que l’on ne pourrait l’imaginer à première vue, et que, dans la toile, à l’inverse, il y ait beaucoup d’esprit ludique dans la réalisation. » Un an plus tard, c’est l’huile sur toile que Cézanne peindra à partir du même site. Elle se trouve conservée au musée Art Gallery de Glasgow après avoir appartenu à Paul Gauguin qui l’aurait achetée au Père Tanguy, marchand de couleurs où s’approvisionnaient les deux peintres. John Rewald rapporte l’anecdote contée par Gauguin qui… la tenait de Cézanne lui-même Cézanne peint un rutillant paysage, fond d’outremer, verts pesants, ocres qui chatoient ; les arbres s’alignent, les branches s’entrelacent, laissant cependant voir la maison de son ami Zola Il s’agit en fait du château de Médan, la maison de Zola était beaucoup plus à droite aux volets vermillon qu’orangent les chromes qui scintillent sur la chaux des murs. Les véronèses qui pétardent signalent la verdure raffinée du jardin et en contraste le son grave des orties violacées, au premier plan, orchestre le simple poème. C’est à Médan. Prétentieux, le passant épouvanté regarde ce qu’il pense être un pitoyable gâchis d’amateur et, souriant professeur, il dit à Cézanne – Vous faites de la peinture. – Assurément, mais si peu… – Oh, je vois bien Tenez, je suis un ancien élève de Corot et si vous voulez me permettre, avec quelques habiles touches, je vais vous remettre tout cela en place. Les valeurs, les valeurs, il n’y a que ça. Et le vandale impudemment étale sur la rutilante toile quelques sottises. Les gris sales couvrent les soieries orientales. Cézanne s’écrie Monsieur, vous avez de la chance, et faisant un portrait vous devez sans doute mettre les luisants sur le bout du nez, comme sur un bâton de chaise. » Cézanne reprend sa palette, gratte avec le couteau toutes les saletés du Monsieur. En 1924, Maurice Maeterlinck et son épouse Renée Dahon firent l’acquisition du château qu’ils ne quitteront qu’en 1939 pour s’exiler aux Etats-Unis pendant toute la période de la guerre. C’est là qu’il écrit La vie des Termites, L’Araignée de verre et fait jouer L’Oiseau Bleu. Laissé à l’abandon depuis la guerre, ce n’est qu’en 1962 que Madame Maeterlinck fera donation du château à Henri Smadja. Celui-ci avait une personnalité hors du commun médecin, entrepreneur de travaux publics, riche homme d’affaires, il s’était trouvé une vocation d’homme de presse en créant La Presse de Tunisie », puis, à la mort accidentelle d’Albert Camus, il présida dans les années 60 aux destinées houleuses du célèbre quotidien COMBAT », né d’une feuille clandestine fabriquée par un petit groupe de résistants. C’est alors que la Comtesse Maeterlinck lui fit donation du château de Médan. Après quelques années de tergiversations, il décida d’y transférer en 1966, les rotatives du journal précédemment installées à Paris dans le quartier du Marais. Durant huit années le château devient une imprimerie jusqu’à la disparition brutale de Smadja le 14 juillet 1974. Six semaines plus tard, une nouvelle épopée littéraire s’achevait à Médan avec le dernier numéro du quotidien qui titrait à la Une Silence, on coule ! ». Vendu aux enchères publiques en 1977, puis restauré durant onze années par ses actuels propriétaires Madame et monsieur Aubin de Malicorne, le château de Médan a retrouvé son allure du XVIe siècle. C’est aujourd’hui une demeure privée, meublée et habitée visites de groupe sur demande qui a été inscrite au titre des Monuments Historiques en 1979. Le château de Médan a été labellisé en mars 2012, par le Ministère de la Culture, Maison des Illustres ». Un immense merci aux sites suivants pour leurs crédits photographiques Le blog Trois coccinelles » Le site Châteaux de France » Le site du Château de Médan » La villa Orlamonde Palais Maeterlinck. Le Palais Maeterlinck est un ancien palace de style néoclassique situé à la pointe du Cap de Nice dominant la Méditerranée. Sur un domaine de hectares avec 3 bâtiments et 600 mètres en façade maritime, la propriété offre aujourd’hui plus de m² habitables. Dans les années 1920, le domaine a été conçu par le comte de Milléant avec l’intention d’y bâtir un rival » du casino de Monte-Carlo sous le nom de Castellamare. Mais le projet a été avorté suite à l’ouverture du Palais de la Méditerranée » à Nice en 1928. Racheté par Maurice Maeterlinck, il devint la villa Orlamonde. L’écrivain achève les travaux et sa villa devient un centre mondain, lieu de nombreuses fêtes légendaires. Après avoir vécu pendant la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis, Maeterlinck meurt dans cette villa en 1949 où son épouse, la Niçoise Renée Dahon, continue à résider. Après la mort de Renée Dahon, la villa est transformée en copropriété avant de devenir en 1990 un hôtel palace ; l’hôtel a cessé son activité en 2008. Le nouveau propriétaire est Radovan Vitek, un milliardaire tchèque qui est un client de longue date de notre maison », explique Alexander Kraft, Pdg de Sotheby’s International Realty France – Monaco. Après avoir acheté des résidences privées sur la Côte d’Azur pendant ces dernières années, il a décidé d’investir également à titre professionnel dans la région, malgré la situation économique et politique difficile. M. Vitek a pu réaliser cette transaction avec sa société CPI en très peu de temps et sans le moindre financement ». C’est la légende qu’est le Palais Maeterlinck que l’acquéreur déclare vouloir faire renaître avec la vision d’en faire un symbole du bon goût intemporel dans cette région parfois méconnue ». Le Palais Maeterlinck est amené à devenir un projet phare pour la société CPI à l’étranger, ajoute Sotheby, notant que le groupe prévoit des investissements correspondants très importants. Nous allons assister CPI dans la transformation du Palais Maeterlinck en appartements de très grand luxe, et vendre ces produits à travers notre réseau mondial » ajoute Alexander Kraft. Nous sommes en train de réunir une vraie dream team » d’architectes, d’entreprises spécialisées et de designers de renommée mondiale pour créer une nouvelle référence de l’élégance intemporelle dans ce lieu magique. » Une nouvelle page qui s’ouvre pour le Palais Maeterlinck. Merci à Jean-Pierre Largillet. Site du Palais Maeterlinck ici. Merci à Maxence pour ses photographies de la villa du temps de Maurice Maeterlinck, retrouvez son blog consacré à l’écrivain ici. Procurez-vous des ouvrages de Maurice Maeterlinck LOCALISATIONS DES MAISONS Un sultan avait une fille qui, lorsqu’elle riait, faisait paraître le soleil dans toute sa splendeur ; lorsqu’au contraire elle pleurait, il tonnait très fort et pleuvait abondamment. Un jour, cette fille se mit à travailler au métier de tisserand. Il lui apparut un oiseau qui lui dit Que tu travailles ou que tu ne travailles pas, tu n’auras jamais pour mari qu’un mort. » La pauvre fille quitta aussitôt son métier et se mit à pleurer à chaudes larmes. Sa mère entra dans la chambre et, trouvant sa fille en pleurs, elle lui en demanda le motif. La jeune fille tout éplorée lui répéta ce que l’oiseau lui avait dit. Sa mère s’attrista un peu, mais ne crut pas y attacher trop d’importance. La fille se remit au métier, et aussitôt l’oiseau reparut et répéta sa phrase cruelle ; c’est alors que la malheureuse mère unit ses larmes à celles de sa fille. Tous ceux qui étaient dans le palais s’unirent également à la douleur de la mère et de la fille. Il tonna et plut à verse pendant tout ce temps. Le sultan qui était en promenade dans la ville s’inquiéta fort et comprit que sa fille pleurait. Il voulut en connaître la raison et s’adressa à son vizir pour lui demander conseil. Celui-ci proposa de rentrer. Ils rebroussèrent aussitôt chemin et se dirigèrent vers le palais où, en arrivant, ils trouvèrent tout le monde en larme et dans la plus profonde désolation. Il entra chez sa fille et la questionna. Elle, pour toute réponse, reprit son métier ; aussitôt l’oiseau apparut et répéta d’un air solennel la phrase qu’il avait déjà prononcée deux fois. Le père pleura à son tour et, pour ne plus rentre dans cette ville, il rassembla sa mère, sa femme, sa fille et son vizir, et prenant quelques robes de ces dames ainsi que leurs bijoux, ils partirent tous ensemble dans les montagnes. Un jour, ils trouvèrent sur une montagne une immense porte de château. Le sultan, sa femme et le vizir essayèrent d’ouvrir la porte ce fût en vain, ils n’y réussirent point. La fille du sultan essaya à son tour de pousser la porte qui céda aussitôt d’elle-même. La princesse y entra, la porte se referma derrière elle, sans que le sultan ni son vizir eussent le temps de pénétrer dans le château. Elle n’hésita pas à s’avancer. Elle trouva…. Elle trouva morts tous les êtres vivants ou plutôt tous ceux qui avaient eu vie hommes, femmes, chevaux et toutes bêtes. Elle se trouva ensuite dans une belle pièce où se trouvait un mort roulé dans une riche couverture, tout près duquel un éventail, un livre et un chasse-mouches. Elle jeta les yeux sur le livre et lut ce qui suit Le mort, qui est dans cette chambre, ressuscitera si quelqu’un l’évente avec cet éventail qui est près de lui et s’il lit, tout en chassant les mouches, dans ce livre pendant trois ans, trois heures et trois minutes. La jeune princesse connaissant son triste sort se mit à l’œuvre aussitôt. Quand elle était fatiguée, elle se mettait à la fenêtre pour respirer un peu d’air et se donner quelque repos. Puis elle reprenait sa pieuse besogne. Un jour qu’elle se trouvait à la fenêtre, elle vit passer une bohémienne avec sa fille, elle les héla et proposa à la mère de lui prendre sa fille contre un superbe collier qu’elle portait au cou. La bohémienne accepta et, à l’aide d’une corde que la princesse descendit de la fenêtre, la petite bohémienne se trouva dans le palais des morts. La princesse dit alors Il y trois ans que je suis exactement les instructions de ce livre ; dans trois heures et trois minutes le mort ressuscitera ; mais, comme je suis fatiguée et que j’ai besoin de repos, je vais aller me coucher, et toi, tu me remplaceras auprès du cadavre. » Puis elle se retira après avoir donné les instructions nécessaires à la petite bohémienne qui s’exécuta avec bonne volonté. Les trois heures et les trois minutes écoulées, le mort ressuscita. Il demanda à la bohémienne qui était la charmante personne qui se reposait là. Elle répondit que c’était une fille qu’elle s’était procurée comme aide, mais qui n’avait pas voulu l’aider du tout. Le ressuscité alla visiter ses nombreux domestiques qui se réveillèrent tous de leur profond sommeil. Puis il fit enfermer dans une prison souterraine la princesse qui, d’après l’injuste accusation de la bohémienne, n’avait pas voulu l’aider. On ne donnait pour toute nourriture à l’infortunée fille du sultan que les restes de la domesticité, qui lui reprochait toujours de n’avoir pas aidé à réveiller le maître. Le prince du château se maria avec la jeune bohémienne. Quelques temps après il eut envie de faire un voyage et voulut rapporter à chacun un petit cadeau ; c’est pourquoi avant de partir il demanda à tous ces gens ce qu’ils désiraient. Il alla même demander à la fille du sultan ce qu’elle souhaitait. Elle répondit que son unique vœu était qu’il fût toujours en bonne santé. Il la pressa pour lui faire demander quelque chose, mais elle persista dans son refus. Il lui dit alors Je sors et dans un instant je reviendrai ; si tu ne me demandes pas quelque chose, je saurai ce qu’il me restera à faire. » Il sortit et revint au bout d’un instant. Elle lui demanda alors la boîte de la patience, la boîte de la douleur et le sabre du sang. Elle ajouta que, s’il lui rapportait ces choses-là, son vaisseau marcherait bien, sinon son vaisseau s’immobiliserait. Il consentit et partit en voyage. A son retour, il s’était tout procuré, mais il avait complètement oublié la commission de la pauvre prisonnière. Il ne s’en souvint que lorsqu’il aperçut qu’il n’y avait pas moyen de faire avancer le bateau. Il retourna alors à terre et fit l’acquisition des boîtes et du sabre. Arrivé chez lui, il distribua tous les présents et alla porter lui-même celui de la prisonnière. Il se cacha ensuite derrière la porte de la prison pour se rendre compte par lui-même de ce qu’elle voulait faire de ces objets. Il vit la fille du sultan qui plaça devant elle ces boîtes et leur dit »O boîtes de patience et de douleur, donnez-moi la patience nécessaire pour supporter ma douleur ! » Puis elle raconta toute son histoire depuis l’apparition de l’oiseau jusqu’à ce moment-là. Quand elle eut fini, la boîte de la patience lui dit O ma princesse Tcherkesse, tu dis la vérité, ton père est un roi régnant et chacune de tes paroles vaut mille dinars pièces d’or. » La fille du sultan reprit O boîte de patience, donne-moi la patience ! ô sabre avide de sang, tranche-moi la tête ! » Le sabre se leva ; le prince, comprenant tout, se précipita et s’emparant du sabre, l’empêcha de tomber sur le chaste cou de la noble princesse. Il s’empressa ensuite de mettre à la porte l’ignoble bohémienne et prit pour femme celle qui sut supporter ses peines sans plaintes ni murmures. Ils vécurent heureux et contents pour le reste de leur vie. Conte populaire inédit de la vallée du Nil Une chanson d’Idir interprétée avec Karen Matheson – A vava inouva EXCLUSIF - Nous avons lu le prochain roman de Valéry Giscard d'Estaing Éditions de Fallois-XO. Fiction ou réalité ? Seul l'ancien président de la République a la clé de cette troublante les anciens présidents de la République occupent-ils leurs loisirs ? On sait que le général de Gaulle conversait avec la France, se pénétrant de l'insignifiance des choses, en regardant les étoiles. Valéry Giscard d'Estaing raconte des histoires d'amour. Il montre par là qu'il poursuit l'œuvre de modernisation de la fonction présidentielle commencée en 1974. En 1994, il publiait un roman assez anodin, Le Passage. Son prochain ouvrage 1 devrait faire plus de bruit. Il s'intitule La Princesse et le Président, titre qui dit assez bien le sujet du livre l'auteur, membre de l'Académie française, met en scène un président de la République au milieu des années 1980 et une princesse britannique fort jolie, très médiatique et malheureuse en le monde a désormais en mémoire le début du roman de Madame de La Fayette, La princesse de Clèves La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru en France avec tant d'éclat que dans les dernières années du règne de Henri second. Ce prince était galant, bien fait et amoureux ; quoique sa passion pour Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eût commencé il y avait plus de vingt ans, elle n'en était pas moins violente.»Dans le roman de Giscard, le président se nomme aussi Henri, Jacques-Henri Lambertye plus précisément, et l'objet de ses pensées, non pas Diane, c'eût été par trop évident, mais Patricia, prénom qui pour n'être pas princier n'en est pas moins pourvu d'une certaine grâce. Patricia est princesse de Cardiff, ville située dans le pays de Galles», tient à préciser l'auteur. Leur passion, comme celle des héros de Madame de La Fayette, est également violente.Promesse tenue»Le livre s'ouvre sur une épigraphe intrigante Promesse tenue», qui semble signifier que Valéry Giscard d'Estaing s'acquitte là d'une dette, par-delà le temps et peut-être par-delà la mort. Mais envers qui ? À la fin du roman, il écrit ?Vous m'avez demandé l'autorisation d'écrire votre récit?, me dit-elle. ?Je vous la donne ! Mais faites-moi une promesse??» Il est possible qu'il y ait là une rencontre du président Lambertye et de la princesse Patricia a lieu au palais de Buckingham, pendant un dîner officiel de clôture du G7, le groupe des sept pays les plus industrialisés de la planète qu'un de mes prédécesseurs avait invité pour la première fois en 1975» , note malicieusement l' président est veuf. La princesse inconsolable Une dizaine de jours avant mon mariage, mon futur mari est venu me dire qu'il avait une maîtresse et qu'il était décidé à poursuivre ses relations avec elle après notre mariage.» Elle multiplie donc les aventures sans lendemain et plus sérieusement les engagements dans l'action caritative internationale enfants sidéens, lutte contre les mines antipersonnel, etc.. À propos de son héroïne, Giscard avoue Je lui ai baisé la main, et elle m'a interrogé, ses yeux, maintenant ardoise, agrandis dans son visage, qu'elle tient incliné en avant.» On la son septennat, l'auteur avait fait l'admiration de ses concitoyens en montrant sa remarquable connaissance de l'œuvre de Maupassant. Nulle surprise donc à voir son héros demander à la littérature des guides pour ses initiatives amoureuses Je pense à l'exaltation de Julien Sorel dans Le Rouge et le Noir, lorsqu'il aperçoit, tout près du sien, le bras de Mme de Rênal.» Plus loin, c'est un autre Normand, Barbey d'Aurevilly, qui donne à Lambertye le courage de faire le premier pas. Dans le train officiel qui les ramène, après les cérémonies de commémoration du Débarquement 1984, il s'empare de la main de la princesse posée sagement sous la table, comme il est d'usage en Grande-Bretagne. Ce faisant, il déclare s'inspirer de la scène du Rideau cramoisi qui réunit Alberte et le vicomte de Brassard. Ailleurs enfin, le président se détend en lisant Dumas et l'on se prend à penser que Giscard s'amuse à rejouer au XXe siècle la grande passion franco-anglaise, Anne d'Autriche et Buckingham, Lambertye et Patricia - mousquetaires en moins, paparazzi en plus, et in fine complications diplomatiques et Patricia - au fil des pages, le formalisme protocolaire laisse place à une tendre familiarité - vont s'aimer dans les nombreux palais nationaux ou royaux que tous les régimes offrent à leurs dirigeants. Leurs nids s'appellent Kensington ou Soucy qui abrita d'autres amours présidentielles et surtout leur fruit, prénommé Mazarine. Le château de Rambouillet, que l'auteur décrit avec force détails qui attestent qu'il a de bons souvenirs de l'endroit, occupe une place centrale dans le roman on sait que lorsqu'il était en fonction, le président Giscard d'Estaing aimait y organiser de grandes chasses. On ne s'étonnera donc pas que la liaison d'Henri et Patricia se noue sur une métaphore cynégétique. Le rituel de la chasse est toujours le même», écrit-il, avant d'en administrer la si c'était vrai ? Cette formule empruntée à Marc Levy traverse le roman, lancinante, indiscrète, tant la relation de ce coup de foudre est précise. Le brio de l'auteur, son habileté dans les descriptions qu'il fait des lieux, des propos et des toilettes sont tels que le récit paraît toucher à la vérité. On y est. Jusqu'à ce qu'il choisisse de s'éloigner du vraisemblable pour plonger dans l'imaginaire. Il délaisse alors le genre du roman sentimental et s'essaie à la politique fiction. En marge de son amour pour la princesse de Cardiff, on apprend dès les premières pages que le président Lambertye vient d'être réélu Il se plonge dans les activités de son second mandat qui lui a été renouvelé l'an dernier avec plus de cinquante-six pour cent des voix.» Si cette faveur réitérée à son endroit le comble, il renoncera pourtant au septennat, s'imposant à lui-même le quinquennat aux seules fins de se libérer au plus vite de sa charge, pour profiter de sa dulcinée. Le quinquennat l'anecdote est plaisante quand on se souvient du rôle que joua Valéry Giscard d'Estaing, en 2000, pesant de tout son prestige sur ce débat constitutionnel qui allait avoir de grandes conséquences sur la vie politique - celle de ses consortJacques-Henri Lambertye fera l'objet d'une tentative d'assassinat que les lectrices se rassurent, il en réchappera sans dommage en inaugurant le Salon du livre. L'assaillant n'est pas un romancier jaloux, mais un Kosovar hostile à la politique libérale du président à l'égard des Serbes Je soutiens le droit des gens, écrit Giscard, s'engouffrant dans le domaine réservé de la politique étrangère. Les Serbes qui habitaient au Kosovo avant la conquête turque ont le droit qu'on reconnaisse leur identité et leur religion. Ce sont des chrétiens orthodoxes.» Au-delà de l'hommage rendu par l'auteur à Paul Doumer et Louis Barthou, comment ne pas songer au général de Gaulle et, surtout, à Ronald Reagan et à Jean-Paul II, victimes à l'époque où se déroule le roman de deux attentats qui conférèrent à leur action géopolitique une densité exceptionnelle ? Mais cette tragédie n'est pas donnée à pour parfaire son union avec la splendide Albion, Lambertye imagine un rapprochement institutionnel entre la France et la Grande-Bretagne. L'amour étant aveugle et oublieux du monde, il balaie la guerre de Cent Ans, Jeanne d'Arc et Napoléon et se déclare résolu à faire entrer son pays dans la concorde et la modernité. Ce grand Européen met ainsi ses pas dans ceux de Jean Monnet, qui avait préconisé une union franco-britannique. De Gaulle, dit-on, y aurait un temps consenti. Il vrai que c'était le 16 juin 1940. L'armistice aura raison de cette utopie. Lambertye, lui aussi, rêve de cette fusion symbolique en des temps plus sereins. Ce qui semble l'attirer, au fond, c'est l'idée monarchique dont la Grande-Bretagne est porteuse et qui s'exprime notamment par le jeu des alliances. À de nombreux détails, on sent que le faste des rois ne lui est pas indifférent. Les deux enfants du président portent des prénoms de la maison de France, François et Jean. Rêve-t-il d'un destin comparable à un autre Henri - de Montpezat celui-là - transformé par son mariage en prince consort du royaume du Danemark ? S'il devenait le mari de la mère du futur roi d'Angleterre, à quel titre et à quel rang aurait droit le président de la République française Jacques-Henri Lambertye ? Ce problème dynastique, on l'abandonne volontiers à Stéphane scénario impeccableIl se trouvera certainement des plumes taquines pour railler la prose giscardienne. Quelle audace ! Les critiques souriront à la lecture de ce glaive de l'amour absolu tournoyant dans un sifflement au-dessus de nos têtes», s'esclafferont devant la maladresse d'un étroitement proche». Peut-on écrire ainsi ?», s'alarmeront les puristes. Il faudrait pourtant se garder d'être excessif. Juge-t-on Cécil Saint Laurent et Margaret Mitchell avec les armes réservées à Proust et Faulkner ? En d'autres termes, pourquoi ne pas admettre que le genre du roman sentimental existe avec ses conventions jolies jambes, regards de braise, baisers ardents ? C'est l'affaire de l'auteur et de ses lecteurs. De ce point de vue, La Princesse et le Président remplit parfaitement son contrat, construit autour d'un scénario impeccable où la séduction règne sans partage. Serait-il interdit à un ancien président de la République d'y sacrifier ? L'inspection des Finances prémunirait-elle contre la littérature du cœur ? Un siège de droit au Conseil constitutionnel empêcherait-il de rédiger à la fois la Constitution européenne et La Princesse et le Président ? Injuste condamnation. Il suffit de le dire avec assurance contempteurs de Caroline chérie et autre Mam'zelle Scarlett, passez votre chemin. Amateurs, voici Patricia, my faut admettre que Valéry Giscard d'Estaing écrit sans souci du qu'en dira-t-on littéraire, des convenances d'image politique, des précautions diplomatiques. Découvrant cette incroyable histoire contemporaine, on ne peut à aucun moment oublier celui qui la raconte. On songe, ébahis, à son statut dans la vie publique internationale en lisant ces mots prêtés à la princesse de Cardiff I wish that you love me.» Cette liberté est à son crédit, que l'on goûte ou non les amours de Lambertye et de sa lady Pat». Si le titre n'avait pas été pris il y a vingt cinq ans par Françoise Giroud, pour un livre ayant aussi pour cadre l'Élysée, le roman de Valéry Giscard d'Estaing aurait pu s'appeler Le Bon une question jusqu'où un roman peut-il aller dans le mélange entre imagination et réalité ? Quelle part la mémoire et le rêve peuvent-ils prendre à son élaboration ? Fiction totale, songe d'écrivain, histoire vraie ? Seul l'auteur a la clé de cette énigme qui est, elle, à la racine de toute littérature.» Lady Di à Versailles en 1994, aux côtés de Valéry Giscard D'estaing VerbatimI wish that you love me» Je me suis levé et j'ai reculé ma chaise pour permettre à la princesse de Cardiff de s'asseoir. Elle m'en a remercié d'un de ces regards obliques qui me faisaient ressentir tout son charme.»Je suis rentré à l'Élysée et j'ai monté les marches du perron, la tête en feu et le cœur étincelant de bonheur.»Je n'avais pas ce qu'on appelle l'appétit du pouvoir, mais plutôt un intérêt pour le pouvoir.»Je l'entends encore le dire en anglais. Ce n'est pas ma mémoire qui me le rappelle, c'est sa voix ?I wish that you love me?.»Je vais vous raconter ce qui m'est arrivé ? Une dizaine de jours avant mon mariage, mon futur mari est venu me dire qu'il avait une maîtresse et qu'il était décidé à poursuivre ses relations avec elle après notre mariage.»Le Morning Telegraph a un titre de première page que je traduis ?La princesse de Cardiff a passé la nuit dans le château du président français?.»La Princesse et le Président», Éditions de Fallois-XO. En librairie le 1er octobre

la princesse et le chateau des morts