Lescarnets du yoga 276 â avril 2005 Rubrique « A votre avis » par Christiane Humbert « Souplesse du corps = souplesse de l'esprit » Françoise Colombo-Pansard La question du mois par Didier, pratiquant Editer l'article Suivre ce blog Administration Connexion + CrĂ©er mon blog. Union Comtoise de Yoga Ă Besançon. Ce blog est destinĂ© aux adhĂ©rents de l'Union Comtoise
Ilsuffit dâappliquer une goutte dâ Huile de Vaseline 3-EN-UN Technique sur les pivots situĂ©s aux extrĂ©mitĂ©s de lâaxe. RĂ©alisez la mĂȘme opĂ©ration pour lâancre et la roue dâĂ©chappement. Sauf indication contraire dâun expert, il ne faut pas graisser directement les pignons ou les roues dentĂ©es.
DescriptionDétaillée. ModÚle de corde conçue pour les horloges anciennes en chanvre tressé, vous serez trÚs satisfaits par sa solidité. Le kit comprend 2 cordes de 2 mÚtres chacune, 2 rondelles et 2 crochets. DiamÚtre de la corde : 2,5 mm.
Les horloges mantel sont des piÚces de collection qui sont apparues au début des années 1800. Horloges de cheminée anciennes sont des objets de collection qui sont souvent trÚs précieux. Des soins et une maintenance appropriés garantissent que votre horloge fournit un chronométrage précis pendant de nombreuses années. Les horloges ne sont pas capables de
Enleverles anciennes cordes 1 Relùchez la sixiÚme corde. Servez-vous de vos doigts ou d'un enrouleur de cordes. La sixiÚme corde est la plus épaisse. Placez l'enrouleur sur le bouton de la mécanique à laquelle la corde est reliée et faites-le tourner en cercle jusqu'à ce que la corde soit assez lùche pour que vous puissiez l'écarter du manche.
Tuto #Cordes #Guitare Je vous propose dans cette vidéo de vous apprendre comment changer vos cordes sur une guitare de type classique, soit donc cordes en nylon. En espérant que ce cours vous
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fIlwvN. 9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 1901 COMPTE RENDU DE LA TRAVERSEE DU VERNEAU samedi 26 septembre2009 vue par Janguy TPST 14 H DE 8H20 Ă 22H30 PARTICIPANTS Ă©quipe amont FREDERIC ARMAND, ARNAUD GOY, ROMAIN LEPAGE, JANGUY MAILLET. PARTICIPANTS Ă©quipe aval GILLES BERTIN MOUROT, PIERROT BOURGOIN, MANU RUIZ, JEAN-PIERRE VILLEGAS. Jâai entendu parler de cette course peu aprĂšs mon arrivĂ©e en Franche-comtĂ© il y a 8 ans. Je me suis inscrit au GSD en 2003. Sans quâelle soit un objectif, jâai imaginĂ© dans un futur lointain pouvoir la rĂ©aliser mais elle restait totalement mythique. Il y a 2 ans, une occasion sâest prĂ©sentĂ©e mais sans lendemain Ă cause dâune mĂ©tĂ©o trĂšs brutalement mauvaise. PrĂ©paratifs et patience Enfin, au mois de juin 2009, nous sommes prĂȘts ! La demande rĂ©glementaire dâautorisation auprĂšs de la ligue est faite par Fred, bientĂŽt acceptĂ©e. Deux sorties prĂ©paratoires dans le rĂ©seau, lâune des Biefs Bousset » jusquâĂ la salle du Gnome », lâautre de Baudin » jusquâĂ la salle du Petit NĂ©gro » ont permis de dĂ©couvrir Ă peu prĂšs les deux tiers du cheminement. La partie centrale trĂšs aquatique gardera son mystĂšre jusquâau jour J. LâidĂ©e dâune dĂ©couverte autonome a fait son chemin de la prĂ©paration Ă la rĂ©alisation du projet. Ainsi le groupe ne veut pas dâun guidage dans le rĂ©seau par les connaisseurs qui dâailleurs concentrent leur Ă©nergie sur dâautres projets. La question principale porte sur le passage du siphon des Patafoins. Fait-il vraiment gagner du temps par rapport Ă la cheminĂ©e des Dentelles » ? Et si lâon utilise une nĂ©o complĂšte avec capuche, nây a tâil pas risque de surchauffe pendant la marche jusquâau Bon NĂ©gro » ? Et comment fait-on pour communiquer de part et dâautre du siphon ? Enfin si lâun dâentre nous refuse de passer, il bloque la progression du reste du groupe⊠Ces interrogations font le tourniquet dans ma tĂȘte pendant des jours et les avis donnĂ©s par les initiĂ©s ne nous permettent pas de trancher » tant ils sont diffĂ©rents. VoilĂ , nous sommes fin prĂȘts mais il parait quâau mois de juin il ne faut pas tenter le diable » Ă cause des orages. Mais ne sommes nous pas capables de renoncer si la mĂ©tĂ©o nâest pas favorable ? Câest trop dommage de casser une dynamique car pour nous la motivation est au plus haut et nous sommes physiquement au point. LâĂ©tĂ© passe ; famille et vacances mais pas de spĂ©lĂ©o ! Une date est enfin fixĂ©e mais la configuration nâest pas bonne, Vincent ne peut se libĂ©rer, Arnaud a trĂšs peu de temps et veut commencer la traversĂ©e le vendredi soir. Trois, câest bien peu ! Cela se prĂ©sente mal. Cependant, la mĂ©tĂ©o annoncĂ©e met tout le monde dâaccord. Les risques dâaverses orageuses ce samedi 19 septembre imposent dâannuler la sortie mĂȘme si le jour dit on cherche les pluies soutenues !. Mouloud a raison, la mĂ©tĂ©o du Verneau est une mĂ©tĂ©o Ă la semaine ». VisibilitĂ© trĂšs courte ! Mais le samedi suivant est le bon. Pas une goutte dâeau en Franche-ComtĂ© depuis deux mois, une journĂ©e sans mauvaise surprise mĂ©tĂ©o Ă redouter, câest nickel ! De plus le groupe est complet 4 AprĂšs un contretemps une dĂ©viation pour accĂ©der Ă Nans sous Sainte Anne et la grosse contrariĂ©tĂ© dâArnaud devant sa sous combi Ă fermeture cassĂ©e on prĂȘte du matĂ©riel mais qui sait dans quel Ă©tat il vous est rendu ma bonne dame ?, nous finissons enfin par commencer si je peux dire. Aux Biefs » Romain Ă©quipe la premiĂšre sĂ©rie de puits pendant que Fred assure le reportage vidĂ©o en ponctuant chaque commentaire par un voila, voila » qui va faire fureur! Romain se ballade comme sâil connaissait dĂ©jĂ . Nous sommes dĂ©tendus. Trop peut-ĂȘtre car peu avant la salle Machin », je fonce dans une impasse et fais perdre 20 minutes au groupe. Pas de topo des Biefs » bien sĂ»r Fred et moi sommes sensĂ©s connaĂźtre ! Railleries mĂ©ritĂ©es. Salle Machin », nous dĂ©posons de lâeau pour lâĂ©quipe qui remonte de Baudin ». DĂ©cision de passer les combi pourtant on doit pouvoir sâĂ©quiper plus loin âdixit Mouloud- afin de ne pas bouillir sous le nĂ©oprĂšne ! Jâinsiste, il y a de la place ici et le collecteur nâest plus si loin. Qui rééquipe la seconde sĂ©rie de puits ? Ăquipement en place, il faut seulement changer les mousquetons pour des maillons rapides. Romain est partant et ce sera comme ça pendant toute la traversĂ©e ! Le groupe est lĂ©ger et dĂ©connant entre p. de sociĂ©tĂ© » et le câest beau mais câest loin ! » dâArnaud, nous sommes tous trĂšs contents et soulagĂ©s, enfin, de nous donner dans lâaction. Dans le collecteur Le collecteur atteint, ça galopeâŠpremiĂšre trĂ©mie, la corde est de plus en plus pourrie. Pourtant, personne ne passe dans lâeau encore. Seconde trĂ©mie, ça change et câest rapide car elle est froide. Dâaucuns se retrouvent un peu moins serrĂ©s grĂące Ă la circulation de lâeau qui monte, qui monteâŠdans la combi. Romain est Ă©tonnĂ© par les dimensions du collecteur et ravi de ce quâil dĂ©couvre. Le siphon, lâeau et le feu ! Nous arrivons comme des balles dans la salle des Patafoins » et immĂ©diatement sommes attirĂ©s comme des mouches vers un pot de miel » vers le siphon. La corde est en place. Personne ne parle de la cheminĂ©e des Dentelles ». A lâĂ©vidence, le passage sâimpose Ă tous, mĂȘme si pour moi le tourniquet des questions sans rĂ©ponses repart de plus belle. Qui passe le premier ? Pas moi ! Les autres sont prĂȘts mais câest Romain, le plus dĂ©terminĂ©. Arnaud a amenĂ© un masque qui fera la navette. AprĂšs Romain, les sacs suivent. Lorsque Romain, dĂ©sormais de lâautre cĂŽtĂ©, est prĂȘt, il tire deux coups sur la corde et nous faisons partir le sac. Non Arnaud, ce nâest pas la peine de crier Ă Rom1 quâil peut tracter, il ne tâentend plus ! Justement, câest au tour de ton sac. Nous le lestons en lâenfonçant dans lâeau limoneuse. Un bouillonnement inhabituel sort du kit. Le temps de lâidentifier, il est trop tard. Son et lumiĂšre ! Ăa pĂšte et ça flambe et la flamme sâattarde sur la surface et Arnaud tape sur lâeau pour lâĂ©teindre. LâacĂ©tylĂšne, câest bien quand la flamme danse sur le bec, apprivoisĂ©e mais lĂ câest trop ! et nous avons de la chance de ne pas avoir Ă©tĂ© dans un espace confinĂ©. Eclairage Ă©lectrique de rigueur donc et transport de la b. Ă carbure percĂ©e loin du siphon oĂč nous nâen avons pas fini. Quelle frousse ! Arnaud a les sourcils brĂ»lĂ©s entre les deux yeux et câest comme une Ă©pilation qui aurait mal tournĂ© mais il nâest pas dĂ©figurĂ©. Il en faut plus pour stopper un warrior »de son espĂšce comme il nous lâavait dĂ©jĂ prouvĂ© aprĂšs sa chute en quittant la salle Machin ». En finir avec cet endroit ! Arnaud pour qui ce nâest pas une premiĂšre fois passe le dernier. Remplir ses poumons et foncer. La corde Ă main droite pour se tracter puis soudain la lumiĂšre sous lâeau pour mâaccueillir. Jaillissement, soulagement. Enfin Arnaud arrive, nous sommes au complet. PassĂ©s en salopette pour ne pas perdre de temps, les autres sont dĂ©goulinants et gelĂ©s contrairement Ă moi qui suis bien protĂ©gĂ© par ma combi avec capuche. Cette fois, nous sommes vraiment engagĂ©s dans la traversĂ©e. Câest une espĂšce de point de non retour. Suit une voĂ»te mouillante puis le Tube en U » et trĂšs vite la salle du Bivouac » ou nous allons faire une premiĂšre pause. Au bivouac, comme dirait lâami Fred, on se fĂ©licite de notre choix et on fait des calculs temps gagnĂ©/temps perdu. Dans la colonne recettes, il y a la seconde sĂ©rie de puits dĂ©jĂ Ă©quipĂ©e et le passage du siphon et dans celle des dĂ©penses » la modification de lâĂ©quipement des puits et la paumaison » avant la salle Machin ». Nous sommes quand mĂȘme dans le positif semble t-il. Lâambiance est euphorique et la blague lourde, lourde. Il y est question de comparaisons diverses entre PSG etâŠ, ascenseur etâŠ, Sans commentaires. On compare aussi les diverses catĂ©gories de mouchesâŠBon, nous sommes rassasiĂ©s, les calebombes sont rechargĂ©es et certains commencent Ă avoir froid. Il est temps de repartir. Une salle format XXL La salle du Gnome » est trĂšs grande et lâon peut parfois commencer Ă revenir sur ses pas sans sâen rendre compte. Difficile de prendre des repĂšres. La Barre des Ă©crins » nâest pas lĂ ou je le pensais. Nous suivons des cairns pendant 20 bonnes minutes qui nous mĂšnent toujours plus haut ; prĂšs du dĂ©part du Grand Couloir » estimons nous ; mais pas de dĂ©part vers la riviĂšre au sein de ce fracas de gros blocs !. AprĂšs avoir tergiversĂ© un moment, nous tentons de rejoindre le Verneau par une courte corde installĂ©e en fixe entre un ressaut et une verticale. Et qui doit mener Ă l â affluent de Montmahoux ». Je ferme la marche, jâentends devant moi lâeau battue par les passages des collĂšgues dans une grosse flaque. On a retrouvĂ© le collecteur ! Un coup dâĆil vers le haut. Nous sommes au fond dâune profonde trĂ©mie aux pentes raides. Ce doit ĂȘtre la salle Jarbraud de bois » que nous cherchions. Je sais que nous sommes dans un secteur stratĂ©gique ou plusieurs galeries se croisent. Il faut essayer de se repĂ©rer car ici, personne ne connaĂźt. Sur ma gauche, la galerie du Creux qui sonne ». Elle vient du haut et ne nous intĂ©resse pas. On butte sur une trĂ©mie de blocs qui arrĂȘte notre horizon. Pas le temps dâapprofondir mais ce doit ĂȘtre la trĂ©mie donnant accĂšs Ă la Galerie Lacuson ». En empruntant le collecteur principal, nous courons le risque de ne pas croiser lâautre Ă©quipe partie de Baudin » et qui doit dĂ©sĂ©quiper les Biefs Bousset ». Jâignore Ă ce moment lĂ que Jean-Pierre, Manu, Pierrot et Gilles ont prĂ©vu dâemprunter le collecteur parallĂšle. La rando aquatique, oĂč lâon croise lâĂ©quipe de lâaval Les premiers bassins se prĂ©sentent. Plus ou moins profonds, ils se succĂšdent sur prĂšs dâun kilomĂštre. Peu Ă lâaise, je ne nage que contraint et forcĂ© ; Fred trace, Arnaud gueule Ă chaque immersion comme sâil se mouillait pour la premiĂšre fois ; enfin Romain, impĂ©rial, manifeste une aisance et une familiaritĂ© avec le milieu qui agacent... Quand Rom1 prend le temps de filmer en nageant sur le dos, le mâappuie sur mon kit flottant avec tout le haut du corps comme un naufragĂ© agrippĂ© Ă un plancheâŠJe fais mon maxi quand mĂȘme pour sourire, peu convaincant⊠R2 maintenant avec dĂ©part de main courante sur une oreille placement de la sangle Ă vĂ©rifier et arrivĂ©e dans lâeau. 100 m plus loin, les nageurs en pointe, Arnaud et Fred buttent sur un plafond qui sâabaisse. Il reviennent en criant câest un siphon ! -245 sur topo. Emoi ! Que fait-on ? On revient sur nos pas car sĂ»rement le bon passage nous a Ă©chappĂ© en amont. Au bas du R2 Ă nouveau, on sâapprĂȘte Ă remonter quand des voix rĂ©sonnent. Appels et rĂ©ponses indistinctes amplifiĂ©es par la flotte. Câest lâĂ©quipe de lâaval ! Je lĂąche la pĂ©dale prĂ©parĂ©e. Elle coule immĂ©diatement. PoignĂ©es de mains et tapes dans le dos. Retrouvailles apprĂ©ciĂ©es. Le passage est bien en aval. Il va falloir mieux chercher ! Jean- Pierre vous nâĂȘtes pas en avance » ! Eux sont partis Ă 11h, ont espĂ©rĂ© nous croiser avant la bifurcation collecteur principal/collecteur secondaire. Puis le choix du collecteur principal sâest imposĂ© afin que nous puissions nous croiser. LâĂ©quipe nâa pas de nĂ©o complĂšte, par choix, et ne peut sâarrĂȘter longtemps ; Gilles notamment a lâair frigorifiĂ©. Câest drĂŽle le croisement de deux Ă©quipes dans un lieu aussi Ă©loignĂ© de la surface, un lieu bien paumĂ© et hostile. La situation est pour le moins insolite. La simple rencontre booste notre moral, nous conforte dans notre situation topo, et nous rĂ©chauffe le cĆur tout simplement. Chacun repart vers son destin aprĂšs une rĂ©flexion pleine de bon sens il y a peut-ĂȘtre un meilleur endroit pour boire une biĂšre » ! Plus bas, nous quittons le bassin pour une galerie supĂ©rieure qui se greffe en rive droite du bassin et permet de le court-circuiter. Dâune longueur de 70m, au sol crevĂ© par de nombreuses marmites, elle donne accĂšs au sommet du puits du Vieux fou R5 » CONFERE La traversĂ©e du Verneau ». EquipĂ© en fixe, arrivĂ©e dans lâeau profonde. Romain ne rĂ©siste au plaisir de faire un saut en fin de rappel. Attention, des lames rocheuses affleurent en surface contre lesquelles on vient se taper les genoux ! Interminable cette flotte ; quâest-ce que je f. lĂ ? Nager dans lâeau noire nâa jamais Ă©tĂ© ma tasse de thĂ© »⊠Salle de la corniche ». Il y a un an⊠Enfin la salle de la corniche », vaste et profonde. TraversĂ©e descendante avec un petit facteur de chute en cas de problĂšme. Heureusement la calcite est trĂšs adhĂ©rente. Câest ici, il y a un peu plus dâun an que la rando aquatique forcĂ©e de Pierrot et Mouloud sâest arrĂȘtĂ©e au bon endroit. Jâessaye dâimaginer le Verneau devenu torrent furieux, le vacarme, les embruns. Le dĂ©bit maximal enregistrĂ© au porche de la grotte Baudin » est de 17 mĂštres cubes/seconde. La crue de janvier 2008 Ă©tait suffisante pour combler le vaste volume profond de 10m sous mes pieds. Pierrot a rĂ©ussi Ă attraper la main courante mais Mouloud Ă©tait en face. Il a fallu quâil tente la traversĂ©e pour rejoindre son compagnon. Notre course Ă nous se dĂ©roule dans un contexte dâassez grande sĂ©cheresse avec un dĂ©bit dâun litre/seconde Ă peu prĂšs. Câest un Ă©tiage de fou » dixit Manu. Ce sont aussi dâexcellentes conditions pour une premiĂšre traversĂ©e. Il faut en avoir conscience. Le bassin merdique », câest de la glue sous les pieds et un juron Ă chaque pas mais si lâon prend la peine de lever les yeux, on peut admirer de splendides coulĂ©es de calcite blanches. Salle du Bon NĂ©gro ». Arnaud et Romain ĂŽtent les combi. JâhĂ©site, je sais quâil y a encore de lâeau. Il est trop tĂŽt pour mouiller la sous combi qui est encore sĂšche et je prĂ©fĂšre avoir un peu chaud que froid dans un vĂȘtement inappropriĂ©. Jâen profite pour grignoter. GĂ©ol Ah oui, il y a ici dans la partie la plus haute du plafond une magnifique coupole de dĂ©tente qui tĂ©moigne dâun creusement de la salle en rĂ©gime noyĂ©. Lâair saturĂ© dâhumiditĂ© et de CO2 est piĂ©gĂ© dans un espace confinĂ©. La corrosion se fait par condensation sur la roche plus froide et est Ă lâorigine de ces formes arrondies. Il y a de magnifiques coupoles de dĂ©tente Ă Chauveroche » entre lâentrĂ©e et la laisse Fournier » notamment. Câest lâexplication de Jean-Marc Rias que jâai retenue. Mais je ne suis pas prĂȘt Ă parier lĂ -dessus ! Salle du Petit NĂ©gro ». Fred et moi sommes en terrain connu Ă partir de maintenant. Je sais aussi quâil reste pas mal de chemin encore. Tripode, fragile ! Salle Belauce. Indispensable pause pour que Romain dĂ©couvre le tripode. On retire lâacĂ©to. Et le matĂ©riel. Petit ramping. Emerveillement ! Romain mitraille le tripode sous tous les angles. Attention, si lâon veut revoir le tripode lors dâune traversĂ©e ultĂ©rieure, il faut Ă©viter de faire le circuit dans la salle, circuit qui passe Ă cĂŽtĂ© des concrĂ©tions. Quâon se le dise ! Fatigue et erreurs Puits du LĂ©gionnaire, Puits du Balot » Je me gamelle de plus en plus souvent. Jâai fait le choix chaussures rando plutĂŽt que bottes et je glisse sur les roches mouillĂ©es. Je suis aussi fatiguĂ© car nous nâavons pas pris de second repas. Enfin, jâai trop chaud dans ma nĂ©o. Il est impĂ©ratif que je mâarrĂȘte vite pour mâen dĂ©barrasser. Fred a le mĂȘme problĂšme avec son bas de nĂ©o et attrape des crampes. Pause au pied du puits du Balot. Arnaud recharge nos trois lampes Ă carbure pendant que Romain toujours vaillant remplace la corde de 9mm pour une de 10 Fred et moi lâavions posĂ©e le 14 juin. Nous grignotons mais cela ne suffira pas. La fatigue est lĂ maintenant et les rĂ©cupĂ©rations partielles des pauses sont forcĂ©ment insuffisantes. Nous avons quand mĂȘme bu rĂ©guliĂšrement tout au long de ces heures et ainsi ralenti lâinĂ©vitable dĂ©gradation de nos ressources. Puits du Balot sans la pĂ©dale. Câest le bloqueur de pied qui permet lâappui sur la corde sauf quâil nâest pas reliĂ© au baudrier ! Toujours bonne ambiance entre nous, entraide quand il faut. Les premiers attendent les autres. Peu de mots Ă©changĂ©s. A prĂ©sent Romain et Arnaud marchent devant, Fred et moi nous dĂ©pĂȘchons lentement derriĂšre. Boulette » aprĂšs la plage » ! Nous avançons dans lâactif au lieu de remonter en biais le vaste talus de la galerie des Blocs ». Romain avance confiant mais le niveau de lâeau augmente et Romain doute ça descend progressivement, si ça continue, jâen aurais bientĂŽt aux Ă©paules ». Moi aussi, je mâinterroge⊠enfin ! A ce point de lâitinĂ©raire, on ne se mouille plus normalement. On est donc en train de se diriger vers le siphon. Stop, demi-tour ! A force de marcher au pilote automatique, jâai perdu ma luciditĂ© sur lâitinĂ©raire. On arrive Ă lâoreille ». Sur le plan gĂ©ol. La corrosion a fait apparaĂźtre les couches en coupe comme on peut les voir sur le tronc dâun arbre coupĂ©. De plus, lâourlet est du meilleur effet ! De lâeau a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e par lâĂ©quipe Baudin ». Bien utile ! Ce geste peut paraĂźtre symbolique. Comme il est rĂ©ciproque, de lâunique point de vue du poids, chaque Ă©quipe transporte la mĂȘme quantitĂ© dâeau sauf quâelle sâen dĂ©barrasse au dĂ©but de son pĂ©riple donc vite et Ă un moment ou lâĂ©quipe croisĂ©e en aura vraiment besoin. On quitte le collecteur On se retrouve au dĂ©but du cĂąble qui prend de la hauteur progressivement au dessus de la riviĂšre. Dans les manips Romain perd du matĂ©riel mousqueton et pĂ©dale dans une marmite profonde. Il faudra faire sans. AprĂšs la main courante, le pendule, la sortie de puits un peu technique surtout bien fatiguĂ©. A ce propos, câest plus facile de sortir dâabord son sac et de le poser sur le rebord puis de sortir soi mĂȘme que de faire le contraire. Suit le boyau du GSD » qui est fidĂšle Ă sa rĂ©putation, c'est-Ă -dire trĂšs chiâŠsurtout avec un sherpa qui sâaccroche et se bloque sur tout ce qui dĂ©passe. Dâaccord ! lorsque le boyau nâexistait pas, câĂ©tait pĂ©nible et plus long. On progresse donc en se tortillant et avec les coudes les mains sont rangĂ©es ce qui ne donne pas une motricitĂ© trĂšs performante ! Quelquefois on peut se mettre sur le dos avec profit ce qui permet aussi de souffler un peu. Grotte Baudin », salle Hope », Salle du plissement, ramping final vivent les genouillĂšres ! et câest la dĂ©livrance. Le bon air tiĂšde et parfumĂ© du dehors nous envahit. Il est 22h30. Objectif rĂ©alisĂ©, câest le pied ! Voila 14h que nous nous sommes engagĂ©s dans la traversĂ©e. Epilogue Nans Sous Saint Anne » AprĂšs une longue attente, Romain et moi dĂ©cidons de remonter Ă DĂ©servillers ». Jean-Pierre et les autres nâauraient pas trouvĂ© la clef de ma voiture ? Finalement, ils sont en train de sortir. Jean-Pierre attend depuis un moment, Manu finit de dĂ©sĂ©quiper. Portage de quelques sacs puis retour Ă NSSA ou lâon se retrouve tous prĂšs de la fontaine pour un dĂ©briefing gĂ©nĂ©ral et informel. Satisfaction gĂ©nĂ©rale, tout sâest bien passĂ©. On est mĂȘme fĂ©licitĂ© par Manu. Soit dit en passant, malgrĂ© les moments ou nous avons cherchĂ©, ou nous nous sommes Ă©garĂ©s, nous nâavons pas mis beaucoup plus de temps que lâĂ©quipe de connaisseurs. 14h et 13h30. AprĂšs quelques excĂšs, notamment de bouffe avec tout ce qui lâaccompagne, il faut songer Ă rentrer. Il est 2h du mat. et câest maintenant quâarrive le moment le plus dangereux. Prendre le volant ! Belle aventure et qui compte pour moi. Je suis prĂȘt Ă y retourner pour partager Ă nouveau des moments forts et uniques. Merci Ă tous. Si cette traversĂ©e a lentement mĂ»ri, câest que nous nâĂ©tions pas tous prĂȘts dâabord. Puis nous avons recueilli vos conseils, rassemblĂ© la doc, plastifiĂ© les toposâŠet prĂ©parĂ© nos sacs. Enfin, lâentraide nâest pas un vain mot nous nous sommes Ă©paulĂ©s, attendus⊠Je suis dĂ©solĂ© pour la longueur du compte rendu, mais il est un peu Ă lâimage de cette traversĂ©e. A bientĂŽt ! Janguy le 23 octobre 2009 Published by GSD - dans Sorties
Les RĂ©citsCe chapĂźtre dĂ©crit les rĂ©cits de pĂ©lerins, membres de l'association ou pas qui souhaitent exprimer leur ressenti et faire partager leurs Ă©motions, leurs expĂ©riences...Si vous souhaitez vous aussi publier un texte dans cette rubrique nous vous invitons Ă le faire parvenir au secrĂ©tariat ou au webmestre dont les coordonnĂ©es figurent Ă la rubrique "Nous contacter".Merci d'avance Samedi 1er septembre 2018, avec quelques membres de lâAF-CCC, nous prenons la direction du Jura suisse pour rĂ©pondre Ă lâinvitation de lâAmicale Jurassienne des Amis de St Jacques, qui nous attend de pied ferme au pied de la CollĂ©giale de Saint-Ursanne. AprĂšs un mot dâaccueil chaleureux et amical de M. Pierre-Alain Varrin, prĂ©sident de lâAmicale, assistĂ© de Nicolas, nous sommes pris en charge par une guide pour une visite de la CollĂ©giale visite qui commence par une incursion dans le musĂ©e lapidaire et ses sarcophages du temps de saint Ursanne. Notre guide prend le temps de nous dĂ©crire la biographie de ce saint, disciple de saint Colomban de Luxeuil. ArrĂȘt dans la cour du cloĂźtre ou rĂšgne une paix palpable, avant de pĂ©nĂ©trer dans lâĂ©glise créée par les chanoines. Dans le sanctuaire, nous ne savons pas oĂč donner de la tĂȘte chapiteaux, fresques, statues, chĆur baroque, Ă©lĂ©ments romans et gothiques, etc⊠Au cours de la traversĂ©e de ce site exceptionnel, nous ne manquons pas de nous arrĂȘter dans le cloĂźtre, devant les somptueuses photographies aĂ©riennes de la rĂ©gion rĂ©alisĂ©es par Roger Meier de DelĂ©mont Yann Arthus Bertrand nâa quâĂ bien se tenir !AprĂšs ce bain de sacrĂ©, nous empruntons le magnifique pont Saint-Jean Saint-Jean NepomucĂšne pour les spĂ©cialistes, et en suivant les berges du Doubs, nous nous rendons Ă la Chapelle de Lorette oĂč sont exposĂ©es les sculptures mĂ©talliques de M. Oscar Wiggli disparu en au centre-ville par lâune des cĂ©lĂšbres portes dâaccĂšs. Les plus courageux empruntent les 186 marches qui accĂšdent Ă lâermitage oĂč se trouve la grotte de Saint-Ursanne etâŠde son ours. Pour finir en beautĂ©, nous nous retrouvons autour dâun verre offert par nos amis suisses fidĂšles Ă leur hospitalitĂ© coutumiĂšre. Nous repartons, le cĆur plein dâimages, de lĂ©gendes et de trĂ©sors patrimoniaux, sans oublier le trĂ©sor humain revendiquĂ© par tout jacquaire celui de la convivialitĂ©, de lâaccueil et du partage !Nous remercions tout particuliĂšrement nos amis helvĂštes pour lâorganisation de cette journĂ©e. Et puis, pour la petite histoire, nous les remercions tout particuliĂšrement pour une raison gĂ©ographique car câest Ă Saint-Ursanne que le Doubs fait une boucle magistrale pour pouvoir revenir en Franche ComtĂ© !!!Texte et photos Gabriel Vielle AF-CCC Impressions jacquaires 3 - De Nevers Ă La Souterraine avec Anto... Antoine a repris le chemin de VĂ©zelay qu'il avait quittĂ© en Ă©tĂ© 2017 Ă Nevers. Il nous fait partager la suite de son parcours rĂ©alisĂ© en juillet 2018 jusqu'Ă La Souterraine. Saint Fromond Ă Bonfol Suisse - Vendredi 11 mai 201 L'af-ccc a rĂ©pondu Ă la sympathique invitation de l'Amicale Jurassienne du chemin de Saint-Jacques sans savoir prĂ©cisĂ©ment la teneur de la avions rendez-vous Ă BeurnevĂ©sin Ă 7 heures. Jean et moi avons ratĂ© » le dĂ©part de la marche des pĂšlerins pour rallier Bonfol, cela Ă quelques minutes prĂšs. L'exactitude suisse n'est pas un vain mot ! Nous nous sommes donc rendus directement Ă l'Ă©glise de Bonfol, de style classique du dix-huitiĂšme siĂšcle. Un chemin de croix de la maĂźtre cĂ©ramiste Felicitas Holzgang, qui a appris la poterie dans ce village, orne les murs. Nous avons Ă©tĂ© chaleureusement accueillis par le prĂȘtre et nous engageons la conversation avec des personnes qui arrivent de loin pour participer Ă cette journĂ©e festive. Nous retrouvons Nicole et Daniel, trĂšs curieux de savoir qui est Saint Fromond. La messe est cĂ©lĂ©brĂ©e en prĂ©sence de la dĂ©lĂ©gation de pĂšlerins de l'Amicale Jurassienne. Nicolas, leur animateur-coordinateur, prĂ©sente lâAmicale et le chemin de Compostelle du Jura suisse au dĂ©part de SoyhiĂšres. Les reliques de Saint Fromond, toujours vĂ©nĂ©rĂ©es, sont dans une chasse, Ă droite du chĆur. Ce jour la chasse est exposĂ©e. Saint-Fromond est trĂšs prĂ©sent dans le coeur des habitants de Bonfol. Actuellement, chaque annĂ©e, le vendredi qui suit l'Ascension, cette date fait aussi office de fĂȘte du village, un pĂšlerinage dĂ©marre de l'Ă©glise Ă l'issue de la messe. Ce jour encore, la procession sâest mise en chemin avec des animaux. En effet, Saint Fromond est rĂ©putĂ© pour ĂȘtre leur protecteur, et plus spĂ©cialement celui du bĂ©tail. Vaches, chevaux, Ăąnes, chiens, chats et mĂȘme tortues dans un panier, ont accompagnĂ© leurs maĂźtres. Un arrĂȘt a eu lieu Ă la source surmontĂ©e de la statue du Saint Ă la sortie du village, puis une priĂšre et la bĂ©nĂ©diction de tous les animaux sâest dĂ©roulĂ©e Ă la chapelle dans la l'issue de la cĂ©rĂ©monie, un apĂ©ritif au vin fendant » du Valais a Ă©tĂ© servi aux participants humains seulement !. Nous avons trinquĂ© Ă cette journĂ©e de tradition vivace, hors du temps, tellement vraie et culte de Saint FromondOn ne sait pas rĂ©ellement d'oĂč vient Saint-Fromond. En effet, il nâexiste pas de sources historiques fiables. Il pourrait, selon lâune des traditions, ĂȘtre originaire d'Irlande et aurait accompagnĂ© Saint-Ursanne et Saint-Imier. On le voit paraĂźtre au dĂ©but du VIIe siĂšcle. Il aurait vĂ©cu une vie d'ermite pendant 75 ans Ă Bonfol et serait mort Ă 105 ans, assassinĂ© par deux Ă©tait connu pour ĂȘtre le protecteur des animaux, spĂ©cialement celui du bĂ©tail contre les maladies. Les habitants des quatre hameaux Ă©taient venus s'Ă©tablir "Sous les ChĂȘnes" pour se mettre sous la protection de l' Fromond a dĂ» attendre douze siĂšcles pour quâon lui rende hommage une chapelle Ă©tĂ© Ă©rigĂ©e en 1866, le registre des permis de construire de la commune en est cher au coeur des habitants de Bonfol. Depuis le XVIIĂšme siĂšcle, des pĂšlerinages viennent aussi du Doubs et de l'Alsace, des miracles auraient eu lieu. Le saint est invoquĂ© pour faire cesser les Ă©pizooties qui dĂ©solaient les Brun-Vaunier Le dernier pĂšlerin 2017 Ă l'accueil chrĂ©tien des Soeurs de l'Alli... DouchĂ©, rĂ©chauffĂ©, AdrĂan a pris place, ce mercredi 21 dĂ©cembre, devant une assiette de soupe fumante, servie par les SĆurs de lâAlliance Ă la maison Saint-Denis Ă Belfort oĂč il a pu passer la nuit bien Ă lâabri. Mais câest avec plaisir quâil a laissĂ© le potage refroidir pour conter avec enthousiasme sa pĂ©rĂ©grination. A 27 ans, AdrĂan a dĂ©cidĂ© de tenter une expĂ©rience de vie sur les chemins de Compostelle en Europe. Parti de Prague depuis six semaines, il a fait de belles rencontres en Allemagne, parcouru de trĂšs longues Ă©tapes, nâa pas trouvĂ© chaque soir de quoi se loger. Mais il veut surpasser ses limites, tout connaĂźtre ». Seul souci ses finances. Un ami lui avait dit quâil fallait peu dâargent pour marcher, mais, dans un mĂ©lange dâanglais, dâespagnol et de français, le jeune Uruguayen relate des hĂ©bergements Ă 35 ou 45 âŹ, alors quâil avait prĂ©vu une dizaine dâeuros par Ă©tape. PassionnĂ© dâĂ©criture, de chant, il garde confiance pour arriver au bout de son projet. UltreĂŻa ! Nicole Quinze jours de permanence Ă l'accueil Europa Compostela » Sylvie et Jean-François Vitrey, de Beaucourt 90 ont assurĂ©, en aoĂ»t 2017, deux semaines de permanence au local de la FĂ©dĂ©ration Française des Associations des Chemins de Compostelle FFACC au n° 4, Rue BecdeliĂšvre au Puy en Velay. Ils racontent tout le plaisir qu'ils ont eu Ă se mettre au service des autres, mais aussi leur chemin, quelques annĂ©es plus tĂŽt âŠ.., avec le souvenir du long pĂ©riple qui les a amenĂ© Ă accepter cette mission Le 5 avril 2012, parti de HĂ©ricourt, lĂ oĂč se trouve la coquille balise la plus proche de mon domicile, en compagnie d'un collĂšgue de travail, Michel, je faisais mes premiers pas sur le Chemin. La magie a opĂ©rĂ© partis pour 15 jours, on en a fait 21. La suite, tous les pĂšlerins la connaissent âŠ. l'annĂ©e suivante, on partait pour 5 semaines, et, lĂ encore on a jouĂ© les prolongations. Le 23 septembre 2013, je traversais Le Puy en pĂšlerin. Qu'y ai-je vu, Ă part la messe et la bĂ©nĂ©diction des pĂšlerins ? Pas grand-chose ! Et mon chemin a continuĂ© âŠ. Et il continue encore ....En acceptant cette permanence, qui pour nous fut une vraie mission, nous avons Ă©tĂ© comblĂ©s, Ă fortiori avec les processions et les offices de la fĂȘte de l'Assomption, les animations estivales, les balades de proximitĂ©, les nombreuses visites qui nous plongent dans des siĂšcles d'histoire...Il nous est mĂȘme arrivĂ© de dĂ©marrer l'Ă©tape Le Puy/Saint-Privat, sur quelques kilomĂštres, avec les pĂšlerins du jour, et faire demi-tour afin de rejoindre notre 10 h Ă 12 h 30 et de 14 h Ă 18 h, fidĂšles au poste, nous avons Ă©changĂ© avec prĂšs de 350 personnes par semaine, rĂ©parties essentiellement en quatre catĂ©gories touristes ou curieux, seulement intĂ©ressĂ©s de savoir comment ça marche et de se faire au passage une petite idĂ©e ou une page d'Histoire. On rencontre ceux qui sont prĂȘts Ă partir et qui se documentent Ă fond sur les meilleures conditions pour rĂ©ussir leur premiĂšre expĂ©dition, eux-mĂȘmes dĂ©jĂ persuadĂ©s que leurs premiers pas sont importants ; ils sortent gĂ©nĂ©ralement rassurĂ©s et confortĂ©s par nos conseils et nos tĂ©moignages. On voit aussi les pĂšlerins, qui comme je l'eus fait, ne font qu'Ă©tape, et s'enquiĂšrent de la suite Ă la lueur de notre expĂ©rience. On reçoit enfin les anciens qui passent nous saluer, en ne manquant pas de nous faire part avec nostalgie des moments qui ont marquĂ© leur pĂšlerinage, et quand il y a des futurs pĂšlerins qui tendent l'oreille, ça fait chaud au cĆur de voir que le pĂšlerin d'hier est le meilleur ambassadeur et parrain » du pĂšlerin de demain âŠEn conclusion, je dirais que, lĂ encore, dans ce monde magique du Chemin de Compostelle, quand on y a goĂ»tĂ© on en redemande ! »Jean-François Nous sommes partis de Belfort en juin 2017 pour arriver Ă Rome le 15 aventure !Nous allons vous prĂ©senter plusieurs aspects de ce commençons aujourdâhui en vous parlant des fresques rencontrĂ©es sur la partie italienne du chemin. Martine et RenĂ© RandonnĂ©e-aventure au Yunnan - Septembre 2017 Notre association est affiliĂ©e Ă la FĂ©dĂ©ration Française de la RandonnĂ©e. Les membres de lâAF-CCC qui adhĂ©rent Ă©galement Ă la FFR peuvent participer aux voyages et marches proposĂ©es par la FĂ©dĂ©ration de randonnĂ©e. Nicole Ridey a profitĂ© de cette opportunitĂ© pour dĂ©couvrir des territoires lointains en Chine. Voici son rĂ©cit. DĂ©but septembre, jâai participĂ© Ă une randonnĂ©e-aventure aux confins du Tibet, Ă la dĂ©couverte de la vallĂ©e de Sanghri-La dans la province du Yunnan. Les Ă©tapes dâune vingtaine de kilomĂštres sâĂ©tageaient entre 2500 et 3000 avec un dĂ©nivelĂ© de 500 Ă 1000 m. Les conditions climatiques estivales Ă la fin de la saison des pluies 25°, pas de prĂ©cipitations, ont permis de profiter pleinement de la beautĂ© des paysages. Nulle difficultĂ© nâa pu rĂ©sister Ă la bonne entente et Ă la bonne humeur notre groupe dâune dizaine de personnes. Les hĂ©bergements en hĂŽtel offraient un confort correct. Cependant, nous avons pu partager les conditions de vie des autochtones lors de trois nuits chez lâhabitant », et regretter nos toilettes occidentales.Dans les villes, modernitĂ© et tradition se juxtaposent et se tĂ©lescopent. La religion, trĂšs prĂ©sente, rythme la vie quotidienne. Nous avons vu, pour certains visitĂ©, des temples et monastĂšres Ă lâarchitecture tarabiscotĂ©e. Nous avons admirĂ© dâimmenses champs multicolores de drapeaux de priĂšre, attachĂ©s sur des cordes soutenues par de grands mats en haut des collines. Mais aussi, un moulin de priĂšres particuliĂšrement gigantesque trente personnes sont nĂ©cessaires pour le mettre en mouvement. En ville, les postes de police sont nombreux mais les agents peu actifs. Mais câest lors de nos excursions en montagne que notre passeport fĂ»t exigĂ©. Certaines zones sont interdites aux Ă©trangers notre guide a parois su ĂȘtre convainquant. A chacun des trois repas quotidiens, le menu Ă©tait identique rĂ©parti en neuf plats riz, soupe, lĂ©gumes, un peu de viande et poisson â Et des Ă©pices ! Il Ă©tait possible de se restaurer aux nombreuses cuisines en plein air qui, le long des trottoirs, pouvaient offrir des brochettes de sauterelles et autres insectes. Il est difficile dâexprimer le plaisir ressenti devant les superbes paysages, gorges et vallĂ©es, conquis Ă la sueur de notre front et Ă la force de nos mollets. Il a fallu franchir des ponts suspendus de plusieurs centaines de mĂštres dont un, particuliĂšrement impressionnant, avec son plancher en verre pour lequel des chaussons Ă©taient nĂ©cessaires pour Ă©viter les rayures. Les plus pressĂ©s ou courageux⊠pouvaient recourir Ă une tyrolienne. Le spectacle Ă©tait dâautant plus grandiose dans les gorges du Tigre que les rĂ©centes pluies avaient gonflĂ© le dĂ©bit de la riviĂšre. Cette rĂ©gion, prĂ©servĂ©e de lâindustrialisation sauvage et de la pollution inhĂ©rente des zones cĂŽtiĂšres, touristiquement peu frĂ©quentĂ©e, propose Ă nos yeux occidentaux une espĂšce de douceur de vivre. Tout le monde sâest montrĂ© accueillant malgrĂ© la barriĂšre de la langue et nous avons partagĂ© des moments festifs. A la fin de la journĂ©e, il suffit dâun vieux radiocassette, ou dâun smartphone, pour improviser des dans un parc ou sur une place. Est-on plus gĂ©nĂ©reux lorsquâon a peu Ă partager ? Sylviane, pĂšlerine aux petites Ă©tapes sur le chemin franc-comtois... Sylviane a pris contact avec notre association en avril 2017. Son mail expliquait Je projette de faire une partie du chemin de Compostelle aux mois de septembre et octobre prochains de Angeot Ă VĂ©zelay en 7 Ă 8 semaines. En effet, je suis porteuse d'un handicap moteur suite Ă un accident de la circulation survenu il y a 10 ans. Ma hanche et ma jambe gauches ont Ă©tĂ© particuliĂšrement atteintes. Bien que j'aie rĂ©cupĂ©rĂ© de maniĂšre exceptionnelle, je garde des sĂ©quelles qui limitent mes possibilitĂ©sâŠâŠ. Serait-il possible que je fasse appel Ă des membres de votre association ou Ă des personnes que vous connaissez pour cette chaĂźne de solidaritĂ© ? », demandait-elle en prĂ©cisant quâelle ne pourrait faire plus de 8 km par jour ni porter un sac Ă dos. Voici son tĂ©moignage Ă la fin de sa marche en Franche-ComtĂ© Voici un texte sur mon expĂ©rience de chemin du mois de septembre Ă travers la Ă©tĂ© en marche sur le chemin de Compostelle Ă travers la Franche-ComtĂ© durant 25 4 au 28 septembre, mes jambes m'ont portĂ©e. Elles sont devenues mes alliĂ©es, mes amies sur le chemin. Ils restaient raisonnables, les kilomĂštres 8 km par jour, 3 jours de marche et un jour de repos. Le jour de repos lorsqu'il arrivait, Ă©tait bienvenu ; me poser, me reposer et faire un peu plus connaissance avec celle ou celui qui m' je prĂ©parais mon voyage, certains de ceux qui avaient dĂ©jĂ fait le chemin de Compostelle me disaient que 8 km par jour, ce ne serait pas possible. En Franche-ComtĂ© nĂ©anmoins, chaque jour, il y avait un accueil. Chaque aprĂšs-midi, il Ă©tait bon d'arriver quelque part, d'avoir un abri, un petit cocon et quelqu'un qui s'occupe de moi. De goĂ»ter le soin que chaque hĂŽte prenait pour m'offrir une place chez lui, un repas riche et convivial et un moment de rencontre a Ă©tĂ© unique et la Vie me surprend de tant de diversitĂ© de natures et de personnalitĂ©s avec tous les parcours individuels et la crĂ©ativitĂ© qui les jour j'avais Ă chercher le rythme juste. Et chaque jour le vĂ©cu Ă©tait diffĂ©rent et nouveau. TantĂŽt bien dans mes pieds, je me sentais juste lĂ dans chacun de mes pas. A d'autres moments, dans la forĂȘt, des arches naturelles m'invitaient Ă faire un stop. Il y avait silence autour de moi. Mais quel vacarme dans ma tĂȘte ! Je cherchais Ă faire silence en moi. Puis je me remettais en route. Un lien pouvait se crĂ©er avec les arbres ; c'est comme s'ils m'accueillaient eux aussi chez eux. Des moments traversĂ© beaucoup de forĂȘts dont la profondeur invite Ă s'intĂ©rioriser. Et lorsque la rencontre se prĂ©sentait ensuite, l'ouverture et le contact se faisaient d'autant plus traversĂ©e de la Franche-ComtĂ© a Ă©tĂ© pour moi une belle aventure de simplicitĂ© et de rencontre qui a pu se rĂ©aliser grĂące Ă un balisage trĂšs facilitant et une excellente qualitĂ© de chemin ; et Ă une solidaritĂ© qui a permis que mon sac suive chacune de mes Ă©tapes. Le voir posĂ© lĂ Ă chacune de mes arrivĂ©es avait quelque chose de magique Ă chacune et chacun de vous qui avez ainsi rendu possible ma marche sur le chemin de aussi Ă mon mari Alexandre qui a organisĂ© cette chaĂźne avec vous ». Sylviane, une pĂšlerine aux petites Ă©tapes sur le chemin. Octobre 2017 De Gy Ă Fisterra par le Camino del Norte - octobre 2017 Que dire de maniĂšre synthĂ©tique pour une " aventure " qui s'est Ă©talĂ©e sur quatre ans ?Ne minimisez pas votre rĂŽle ... En effet, quand je suis venu vous voir chez vous, Nicole, pour chercher crĂ©dencial et guide de l'AF-CCC, les recommandations donnĂ©es ont Ă©tĂ© bien utiles. On peut avoir le dĂ©sir d'aller Ă Santiago et Fisterra, rĂ©alisation d'un voeu fait il y a de nombreuses annĂ©es je n'ose pas dire combien mais j'Ă©tais ado, enjoliver un peu la chose, mais on se rend compte que la rĂ©alitĂ© peut ĂȘtre toute autre, du moins pas celle Ă laquelle on s'attendait. Parti de Gy, j'ai d'abord commencĂ© Ă me perdre au bout de 5 Km. Heureusement en arrivant sur la route en direction de Valoreille, j'ai reconnu la photo qui figure sur le guide et rapidement retrouvĂ© mon chemin !En outre j'avais choisi Septembre pensant dans ma grade naĂŻvetĂ© que le temps serait clĂ©ment. Mauvaise pioche !Et puis, les Ă©tapes se sont succĂ©dĂ©es, avec des hauts et des bas ... mais vous connaissez qui est restĂ©e gravĂ©e dans ma mĂ©moire la premiĂšre fois que j'ai mis le poncho, il faisait du vent et je me suis dit qu'en me mettant dans le sens du dit vent, et en envoyant le poncho bien haut, j'arriverais Ă couvrir mon sac Ă dos. Aussi tot dit aussi tot fait, et le poncho m'Ă©chappe des mains et se retrouve 10 mĂštres plus loin ! Quelle rigolade ...En arrivant au Puy, j'ai tĂ©lĂ©phonĂ© Ă ma femme en lui disant " je l'ai fait " instant d'Ă©motion partagĂ©e !Et puis en rentrant chez moi, j'en ai parlĂ© autour de moi et finalement un petit groupe s'est constituĂ© pour continuer, l'annĂ©e suivante. Emotion Ă Conques, et amusĂ© par " Le PĂ©nitentier " jouĂ© Ă l'orgue ... La traversĂ©e de l'Aubrac sous la neige, et mon tube de crĂšme NOK donnĂ© Ă un pĂ©lerin hĂ©miplĂ©gique qui faisait le camino avec sa femme sans connaĂźtre cette bĂ©nĂ©diction pour les pieds. Roncevaux et cette impression d'arriver Ă la fin d'un cycle. La dĂ©cision prise Ă la majoritĂ© de ne pas prendre le chemin des français mais de repartir d'Irun. Etape difficile pour moi en pays basque qui s'est traduite par une opĂ©ration de la hanche Ă l' deux Ă©tapes cette annĂ©e 2017, une en mai, l'autre en septembre temps couvert, voire pluvieux encore et encore.Mais Saint Jacques veillait puisque nous sommes arrivĂ©s Ă Compostelle sous un soleil rayonnant, itou pour la montĂ©e Ă chance de voir fonctionner le Botafumero au cours de la messe des pĂšlerins et Ă©merveillement des richesses du musĂ©e de la rĂ©sumĂ© c'est d'abord une aventure intĂ©rieure que l'on peut vivre seul ou en partage. Merci Ă mon Ange Gardien d'avoir Ă©tĂ© prĂ©sent tout au long de ce pour ceux qui font tout d'une traite, spĂ©cialement pour 2 allemandes, l'une rencontrĂ©e en arrivant Ă Marnay au dĂ©but, et qui comptait arriver Ă Compostelle mi-dĂ©cembre, l'autre, jeune, qui marchait en nu-pieds et se prĂ©nommait Yvonne parce que son pĂšre avait une admiration inconditionnelle pour le GĂ©nĂ©ral de Gaulle !!!Remerciements pour le chirurgien qui m'a posĂ© une prothĂšse totale de hanche et dont la famille Ă©tait originaire de grand merci au FrĂšre BenoĂźt de l'abbaye d'Acey pour son accueil et Ă l'ensemble de la suis devenu un spĂ©cialiste du poncho et ce n'est pas donnĂ© Ă tout le monde, singuliĂšrement par fort vent !J'Ă©tais dĂ©jĂ allĂ© Ă Compostelle, mais coup de blues Ă Fisterra au Km 0,000 en se disant que c'Ă©tait le terme de l'aventure qui avait durĂ© 4 ans et un peu plus de 2100 enfin, un conseil si vous hĂ©sitez sur le chemin Ă prendre en Espagne, prenez celui du Nord. C'est dur mais si beau. Cela fait un mois maintenant que nous sommes rentrĂ©s et petit Ă petit les souvenirs se classent dans ma en vrac ce que je pouvais dire " Ă chaud " enfin, Ă tiĂšde ! . On s'oriente maintenant vers la via Francigena ou le tro Breiz. A suivre. Jacques L., Noidans-les-Vesoul La Via Francigena a fĂȘtĂ© les 20 ans du parcours Martigny-Aoste - ... Ce fut de purs moments de bonheur, la montĂ©e de plus de 4 heures 13km dans la brume, pluie, neige, pas facile et l'apothĂ©ose au GSB St-Bernard de Menthon pas le bourguignon de CĂźteaux. Lieu mythique s'il en est un, toit de la Via Francigena europĂ©enne et ses 2470 m oĂč le temps change toutes les 4 h voire du pĂšre Raphael Duchoux et de l'ensemble de la communautĂ© du Grand Saint Bernard, journĂ©e a Ă©tĂ© bien courte pour rĂ©sumer les 20 ans de la Via vous joins le rĂšglement pĂšlerin du Grand Saint Bernard....sourireJacques Guy Impressions jacquaires 2 â Aout 2017 â De VĂ©zelay Ă Nevers J'ai repris le Chemin depuis VĂ©zelay vers Nevers. Une marche courte cette annĂ©e mais des Ă©tapes longues ; 120 kms en 4 jours. DĂ©part de VĂ©zelay le dimanche aprĂšs la bĂ©nĂ©diction des pĂšlerins instant trĂšs fort que de s'avancer avec d'autres pĂšlerins dans le chĆur illuminĂ© par la lumiĂšre du matin irradiant les vitraux transparents et le vaisseau de pierre claire ; entourĂ© des fraternitĂ©s monastiques qui en aube blanche chantent d'une voix douce et Ă©thĂ©rĂ©e "N'aie pas peur ; quoi qu'il arrive Dieu t'aime et t'attend"... Je fonds en larmes, en me disant "ça y est c'est le dĂ©part". DĂ©part particulier cette annĂ©e puisque j'ai choisi cette fois de m'abandonner encore un peu plus Ă la Providence dormir lĂ oĂč mes pieds me porteront, une tente dans le sac et me remettre Ă la bontĂ© et bienveillance des personnes rencontrĂ©es. Je ne fus pas déçu. Outre l'accueil Ă Asquins de Philippe - rencontrĂ© lors d'un stage de chant au Puy en Velay, je fus ensuite accueilli chez des habitants lors de pauses lorsque le fardeau se faisait trop Ă©tape de 35 kms jusqu'au village de Thurigny, Ă contourner la colline de VĂ©zelay entourĂ©e de vignobles, arpenter les collines environnantes, plaines et sous-bois. A Asnois je m'arrĂȘte quelques instants Ă Saint Loup hors les murs, Ă©glise romane du 12Ăšme. Le portail est bas et Ă©troit contrairement Ă la charpente et toiture massives. Les voĂ»tes sont basses, la pierre claire. L'Ă©glise est entourĂ©e d'un cimetiĂšre aux tombes enherbĂ©es entretenues par une Ă©quipe de bĂ©nĂ©voles motivĂ©s. DeuxiĂšme Ă©tape le lendemain jusque Arbourse - et non Chateauneuf Val de Bargis comme l'indiquait mon topoguide sur la fin du chemin je me laisse guider par un panneau annonçant un refuge jacquaire dans ce village d'Arbourse. Bien m'en a pris la mĂ©tĂ©o que je n'avais pas consultĂ© annonçait un orage... qui vint tambouriner avec fracas aux huis du refuge en pleine nuit. Dans celui-ci, je rencontrais un marcheur fraichement retraitĂ©, ancien employĂ© et syndiquĂ© chez Safran, Jean-Louis. Avec l'Ćil et la gouaille rieuses de mon oncle Denis, la moustache en plus et la barbe en moins, on s'entend vite bien. Nous marcherons ensemble jusque Nevers. L'Ă©tape le lendemain jusqu'Ă la CharitĂ© sur Loire fut sous l'orage menaçant et la pluie drue. Nous traversĂąmes l'importante forĂȘt domaniale des Bertranges 7600 ha propriĂ©tĂ© naguĂšre du couvent des BĂ©nĂ©dictins de la CharitĂ© qui passa sous domaine royal en 1669 ; ses bois alimentent en partie l'industrie du meuble et la fabrique de merrains pour la tonnellerie. Ni la rectitude ni la monotonie des allĂ©es n'entamĂšrent notre entrain et nous arrivĂąmes Ă La CharitĂ© en dĂ©but d'aprĂšs-midi. Les rives sablonneuses du camping de la Loire accueillirent mollement et sans enthousiasme marquĂ© les piquets de nos tentes avant que nous allĂąmes trainer nos guĂȘtres dans le centre-ville. Pauvres hĂšres Ă La CharitĂ©, nous allĂąmes rincer nos yeux de la hauteur majestueuse des voĂ»tes de l'abbaye Sainte Croix Notre Dame. BĂątie par Hugues de Cluny en 1059 elle fut avec l'abbaye de Cluny au XIIe la plus importante Ă©glise de France, il n'en reste malheureusement que le et derniĂšre Ă©tape le lendemain vers Nevers, sans doute la plus Ă©prouvante par sa longueur 36 kms et la chaleur suffocante. A midi Jean-Louis et moi dĂ©jeunĂąmes sur le parvis de l'Ă©glise romane Saint Jean Baptiste Ă Parrigny-les Vaux puis Ă l'ombre d'un platane avant d'aller quĂ©rir de l'eau chez une habitante proche. Nevers fut une Ă©tape courte mais trĂšs instructive ne pas manquer l'Ă©glise Sainte Bernadette du Banlay, seul exemple d'architecture oblique de l'architecte Claude Parent. Sa double coque de ciment gris, les vitraux aux couleurs chaudes, le tabernacle en pierre de lave d'Auvergne, procurent une intĂ©rioritĂ© sereine. Autre lieu mais mĂȘme impression dans la cathĂ©drale Saint-Cyr et Sainte Julitte reconstruite aprĂšs la seconde guerre mondiale. Le chĆur roman de cette Ă©glise - qui compte un deuxiĂšme chĆur comme la cathĂ©drale de Besançon - comporte une fresque d'un Christ en majestĂ© dans sa finir, je rĂ©galai mes yeux de la finesse des faĂŻences de Nevers cĂ©lĂ©brant l'art et le savoir-faire des cuiseurs de terres et alchimistes des oxydes mĂ©talliques... Plus en intĂ©rioritĂ© mais un lieu dĂ©bordant d'Ă©nergie spirituelle, le couvent des sĆurs de la CharitĂ© oĂč Bernadette Soubirou vĂ©cut la derniĂšre partie de sa vie. Les fidĂšles peuvent se recueillir devant son corps "prĂ©servĂ© de toute dĂ©tĂ©rioration" tel qu'attestĂ© par les mĂ©decins Ă sa mort. Son corps a nĂ©anmoins depuis Ă©tĂ© enduit dĂ©licatement de cire pour Ă©viter le noircissement du temps. Antoine Huriet La via francigena inaugurĂ©e en Haute-Marne, de Maranville Ă Cirfo... Samedi 3 juin 2017, de nombreuses fĂ©es sâĂ©taient penchĂ©es sur la via Francigena pour baptiser le tronçon Maranville/Cirfontaines-en Azois. Autour des fonds baptismaux, entre autres, la FĂ©dĂ©ration Française de randonnĂ©e Champagne/Ardennes, lâOffice de Tourisme et la communautĂ© de communes des Trois ForĂȘts, les maires des communes concernĂ©es, dont Marie-Claude Lavocat, maire de Chateauvillain qui abrite un gĂźte romieu bien Ă©quipĂ©. A 9 h, les participants se sont retrouvĂ©s Ă la salle des FĂȘtes de Maranville, oĂč, aprĂšs une agrĂ©able collation, lâassistance a Ă©coutĂ© Danielle Bertrand conter lâhistoire de lâArchiconfrĂ©rie Saint-Joseph. Trois pas plus loin, lâĂ©vĂȘque de Langres, Monseigneur Joseph de Metz-Noblat, entourĂ© des notables du village, dĂ©voilait la plaque du pĂšlerin sur lâĂ©glise avant que les participants visitent lâĂ©difice religieux. Sous un soleil brĂ»lant, un bon groupe de marcheurs sâest mis en route pour une longue et chaude montĂ©e afin de rejoindre la Via Francigena qui, en forĂȘt, lâa menĂ© Ă Cirfontaines-en-Azois. LĂ , une nouvelle plaque du pĂšlerin fut encore dĂ©voilĂ©e sous les applaudissements. Monseigneur Metz-Noblat fit valoir, dans un discours consensuel, la dimension spirituelle du pĂšlerinage qui conduisit, en 990, lâĂ©vĂȘque de Cantorbery, SigĂ©ric, jusquâĂ Rome, dimension qui doit perdurer chez les pĂšlerins et marcheurs actuels. Le secrĂ©taire de Spiritualitas in Francigenam », lui, sâest plus attachĂ© Ă prĂ©ciser les aspects pratiques, voire commerciaux et touristiques de la nouvelle association. Une chorale ambitieuse apporta la note musicale Ă la manifestation. Câest sous des abris de toile protĂ©geant du soleil que se dĂ©roula le repas prĂ©parĂ© par des bĂ©nĂ©voles du village. Les membres de lâACCR-BFC venus en nombre, le secrĂ©taire de la fĂ©dĂ©ration française de la Via Francigena FFVF, Jacques Guy, et deux reprĂ©sentants de lâAf-ccc, Daniel et Nicole, ont partagĂ© dans la bonne humeur la mĂȘme table autour des frites, saucisses, jambon servis en abondance. La grande chaleur fit place Ă de gros nuages gris. Sans gĂȘner personne, le repas Ă©tait terminĂ© et chacun pouvait repartir chez soi, content du bon moment passĂ© ensemble. Nicole BlivetPhotos Daniel et Nicole Blivet Un week-end Ă Champlitte sur la Via francigena - 13 et 14 mai 201... Câest un week-end de rencontre sur la via Francigena, haut en couleurs, riche en dĂ©couvertes, que nous ont proposĂ©, samedi et dimanche 13 et 14 mai, nos amis de lâAssociation des Chemins de Compostelle et de Rome - Bourgogne/Franche-ComtĂ© ACCR-BFC. Raison de plus pour avoir cochĂ© dĂšs le dĂ©but de cette nouvelle annĂ©e ce week-end sur nos agendas entretenir de bonnes relations avec les autres associations jacquaires et romieuses rĂ©gionales voire françaises et Ă Champlitte, en Haute-SaĂŽne, place forte du comtĂ© de Bourgogne du XIIIĂš au XVIIĂš siĂšcle, aujourdâhui tĂȘte de pont en France de lâAssociation europĂ©enne des Vie Francigene AEVF, aux confins de la CĂŽte dâOr, aux marches de trois provinces, la Bourgogne, la ComtĂ© et la Champagne, que nous nous rassemblons. Les dieux du ciel sont la journĂ©e fut dĂ©jĂ bien remplie mise en jambes sur le sentier dâinterprĂ©tation des Pierres sĂšches », visite du musĂ©e dĂ©partemental des arts et traditions populaires, puis du musĂ©e dĂ©partemental des arts et techniques et visite dâune cave vigneronne, suivies du dĂźner au restaurant Henri IV ». La nuit au gĂźte de groupe de Champlitte a permis aux participants de rĂ©cupĂ©rer de cette belle journĂ©e. Dimanche, sous lâĂ©gide de Jacques, nous partons Ă la dĂ©couverte de ce petit village typique dotĂ© du label Petites citĂ©s Comtoises de CaractĂšre». Ce village pittoresque au cĆur de sites dâexception encerclĂ© de vignes suscite lâĂ©merveillement du visiteur avec une architecture remarquable et son atmosphĂšre particuliĂšre. Nous dĂ©couvrons le chĂąteau classĂ© monument historique en 1909. Ce chĂąteau, dâabord forteresse puis rĂ©sidence, Ă©tait un siĂšge de pouvoir situĂ© Ă la limite du DuchĂ© et du ComtĂ© de Bourgogne. Nous admirons son architecture et comprenons son histoire. A travers cette visite guidĂ©e, nous dĂ©couvrons les autres richesses patrimoniales locales, lâĂ©glise collĂ©giale Saint-Christophe avec sa nef romane, sa cuve baptismale et son beffroi du XVĂšme, le couvent et cloĂźtre des Augustins, la maison espagnole », la tour Charles Quint etc... Il fait bon flĂąner dans ce village qui, Ă sa façon, a conservĂ© de beaux tĂ©moignages de son riche passĂ©, grĂące aux bĂ©nĂ©voles de lâassociation les Amis de Champlitte la Ville» qui Ćuvrent depuis de nombreuses annĂ©es Ă lâentretien, Ă la sauvegarde et Ă la mise en valeur du patrimoine de proximitĂ©, quâil sâagisse des calvaires, de la fontaine, de lâĂ©glise⊠En fin de matinĂ©e, quelques gouttes tentent de nous dĂ©motiver, mais non, ça ne durera que quelques minutes. Il est un peu plus de midi lorsque nous arrivons au gĂźte de Champlitte. Un buffet comtois nous attend et nous apprĂ©cions ce dĂ©licieux moment de partage, copieux et convivial. 13 h 30 randonnĂ©e dâune douzaine de kilomĂštres en direction de la PĂąturie et du est Ă©galement une terre de vigne avec plus de 35 hectares cultivĂ©s, mais le patrimoine naturel nâest pas en reste avec les "pelouses sĂšches", vĂ©ritables rĂ©serves protĂ©gĂ©es pour la faune et la flore orchidĂ©es sauvages, anĂ©mones pulsatiles, prĂ©sente Martine, notre guide pour lâ circuit est bien plaisant avec, au dĂ©part, la traversĂ©e de Champlitte par les vieilles rues. La campagne environnante est agrĂ©able, les paysages doux et apaisants. Entre pierre et vigne, le sentier des pierres sĂšches raconte lâhistoire de la vigne Ă Champlitte et la maniĂšre dont lâhomme a façonnĂ© ce paysage calcaire. Nous Ă©coutons le grillon champĂȘtre chanter, les beaux jours sont de retour ! Au fil de notre promenade, nous apercevons des orchidĂ©es sauvages Ophrys Abeille, nous cheminons au milieu de clos, murgers et jardins. Câest une petite randonnĂ©e bien sympathique dans les vignes et le patrimoine franc-comtois malgrĂ© un dĂ©faut de balisage au niveau des vignes aprĂšs la 18 heures, ce sont les adieux, nous remercions nos amis bourguignons, les organisateurs, pour cette belle journĂ©e de rencontre. Sur le chemin de retour, nous nous extasions devant une exposition de peintures La Via Francigena en aquarelles » une symphonie de couleurs, dâune authenticitĂ© remarquable en prĂ©sence de lâartiste Janina Veit Teuten .Jeanne Sanchezphotos Nicole Blivet La marche Pas Ă pas » sur la via Francigena - 1er avril 2017 Non, ce nâĂ©tait pas un poisson dâavril ! Tout dĂ©bute dans lâaprĂšs-midi du samedi 1er avril 2017. Pour la 6e annĂ©e consĂ©cutive, 350 marcheurs dont une bonne dĂ©lĂ©gation de l'af-ccc avaient rĂ©pondu prĂ©sents Ă la marche dite Pas Ă pas » reliant Bucey-lĂšs-Gy Ă Ătuz via Montboillon 13,5 km sur la Via Francigena GR 145 trait dâunion entre diffĂ©rents pays dâEurope, organisĂ©e conjointement par lâAssociation des Chemins de Compostelle et de Rome en Bourgogne-Franche-ComtĂ©, la commune de Bucey-les-Gy et le ComitĂ© DĂ©partemental de RandonnĂ©e PĂ©destre de la Haute-SaĂŽne en partenariat avec les localitĂ©s traversĂ©es.â Bucey-lĂšs-Gy est Ă lâhonneur, le top dĂ©part y est donnĂ© Ă 13 h cortĂšge est encadrĂ© par les bĂ©nĂ©voles de lâAssociation des Chemins de Compostelle et de Rome ACCR BFC, la nature a rangĂ© son manteau de pluie, pour revĂȘtir ses habits de printemps, les heures sâaffolent, leur ramage se vĂȘt dâodeurs de printemps Ă foison, le ciel est tout de mĂȘme boudeur mais quâimporte, les discussions se cristallisent dans la joie de se retrouver. Nous admirons cette petite citĂ© de caractĂšre, son vieux lavoir, projet de Jean Claude Disqueux, architecte du premier empire en 1806 rĂ©alisĂ© en 1827 par lâarchitecte bisontin Louis Moreau inspirĂ© par les plans en croix grecque de son confrĂšre. La bĂątisse est construite en pierre calcaire finement moulurĂ©e. LâĂ©difice fut inscrit Ă l'inventaire des monuments historiques en 1980. Les maisons vigneronnes dominent dans le village, elles sont bien souvent mitoyennes avec une cour fermĂ©e et un portail sur rue. Nous empruntons un chemin bordĂ© de murgers alternant harmonieusement montĂ©es et descentes et offrant des points de vue superbes puis un sentier forestier. La forĂȘt s'Ă©tait parĂ©e de toutes ses nuances de vert tendre, les oiseaux sautent, vrillent, volent en chantant une ode Ă la nature et au printemps, nous marquons une halte devant la croix Grisot pour rendre hommage Ă ce garde forestier nommĂ© Grisot qui fut assassinĂ© Ă cet endroit - sans doute vers la fin du XVIIIe siĂšcle - par un contrebandier. Nous saluons une forte dĂ©lĂ©gation italienne, parmi les marcheurs, des Suisses du canton de Vaud et puis des Belges et des Allemands puis enfin la surprise tant attendue, un petit orchestre "MĂ©lody Maker" avec son accordĂ©oniste qui nous joue quelques morceaux de musique enjouĂ©s. Le public reprend en cĆur un hymne italien Bella chaou » et quelques couples se mettent Ă danser au milieu des hĂȘtres et des chĂȘnes. Quelle belle ambiance ! Nous reprenons tous en cĆur le refrain, comme Ă la recherche du bonheur Paname, paname, paname la,la,la,la... » lâallĂ©gresse inonde les cĆurs, les yeux pĂ©tillent, les appareils photos immortalisent ces instants magiques. Dans un joyeux tumulte, nous repartons dâun pas lĂ©ger, nous arrivons Ă Montboillon. L'association du village sâest dĂ©vouĂ©e pour offrir boissons et gĂąteaux confectionnĂ©s pour certains par les villageois, Ă tous les marcheurs. Le cortĂšge repart, Ă la frontiĂšre entre les deux territoires des communes de Montboillon et dâĂtuz. Le maire transmet alors le bourdon, bĂąton du pĂšlerin, Ă son homologue quâil a reçu lui-mĂȘme du maire de lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente.â Ă Ătuz, sur la place du village nous sommes accueillis par les organisateurs, câest un petit air de vacances, plusieurs producteurs du Pays des 7 RiviĂšres nous vantent leurs produits de qualitĂ©, les maraĂźchers bio cultivent une grande variĂ©tĂ© de lĂ©gumes et de fraises, la pause fromagĂšre avec la vente de fromages, l'Ă©levage de la LouviĂšre avec celles de poulets, dindes, canards, pintades, Richard au cĆur de miel, apiculteur qui rĂ©colte le miel, et Ă©labore des pains d'Ă©pices, des savons, des bonbons⊠Les conversations se poursuivent amicalement autour du verre de lâamitiĂ© et de dĂ©licieux gĂąteaux puis viennent ensuite les discours des organisateurs. Pour les plus vaillants, visite de la chapelle Sainte Anne du XVe siĂšcle, un concert improvisĂ© par quelques membres de la chorale du secteur Vox Romana et le soir Ă 19h Ă la salle des fĂȘtes repas pour ceux qui se sont inscrits. La marche dite Pas Ă pas », sur la via Francigena restera sĂ»rement dans nos SanchezPhotos Philippe Roy Alain Humbert et son blog sur le camino del Norte Alain Humbert, adhĂ©rent de longue date Ă notre association, a racontĂ© le camino del Norte » quâil a parcouru en 2015 et 2016 dans son blog partagerez avec Alain les dĂ©couvertes, les photos, les rĂ©flexions inspirĂ©es par sa marche. Vous trouverez Ă©galement ses poĂšmes. Vous pourrez aussi vous procurer le livre quâil a Ă©crit suite Ă son chemin du Puy-en-Velay Ă Compostelle Compostelle, vous en pensez-quoi ? » Voici dĂ©jĂ un petit avant-goĂ»t dâune journĂ©e sur le camino del Norte â Dimanche 13 septembre Laredo > Guemes 33 kmQuittant mon hĂ©bergement je retrouve GĂ©rard, le pĂšlerin de Lyon, qui hier sâest arrĂȘtĂ© Ă Liendo, le dernier village avant Laredo. Comme moi il a prĂ©vu de rejoindre Guemes et nous allons donc parcourir lâessentiel de lâĂ©tape ensemble. Au dĂ©part le chemin suit la plage sur environ 5 km pour rejoindre lâestuaire de lâAson. Le premier pont pour franchir le rio est situĂ© trĂšs en amont et nous obligerait Ă faire un grand dĂ©tour alors, une fois de plus, câest avec "la barca" que nous traversons et gagnons Santoña sur la rive opposĂ©e. Câest une vieille citĂ© maritime et son emplacement sur la cĂŽte en a fait une place stratĂ©gique sur le plan militaire ; trois forts y ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s pour en assurer sa dĂ©fense. Sur le plan Ă©conomique la ville a acquis une renommĂ©e internationale par ses conserveries dâanchois et de thon. Nous quittons la ville en longeant le pĂ©nitencier El Dueso ; un Ă©tablissement impressionnant avec de hauts murs dâenceinte surmontĂ©s de rouleaux de fils barbelĂ©s pour dĂ©courager ceux qui pensent pouvoir se faire la belle. Quelques kilomĂštres plus loin il faut escalader une colline pour passer dâune plage Ă lâautre. Le sentier est abrupt, sans aucun garde-corps pour nous protĂ©ger du vide, et ici, le moindre faux-pas serait fatal. Je chasse cette pensĂ©e de mon esprit et poursuit cette marche Ă flanc de coteaux, me gardant bien de regarder le prĂ©cipice. GĂ©rard marche devant dâun bon pas et ne semble pas ressentir le mĂȘme trac que moi par rapport Ă la situation. Nous parvenons enfin au sommet et prenons le temps dâadmirer le paysage. Dâici la vue est fantastique Ă notre droite, tout en bas, la plage de Santoña que nous venons tout juste de quitter et Ă notre gauche une immense plage fermĂ©e Ă son extrĂ©mitĂ© par le village de Noja. Câest lĂ que jâai prĂ©vu de dĂ©jeuner mais pour y parvenir il faut descendre lâautre flanc de la colline, heureusement un peu moins abrupt, et longer lâocĂ©an sur plusieurs kilomĂštres. GĂ©rard mâabandonne pour casser la croĂ»te un peu en amont du village, Ă hauteur de lâErmita San Nicolas. Je le retrouverai en milieu dâaprĂšs-midi et nous terminerons lâĂ©tape ensemble. Noja est une autre belle petite citĂ© balnĂ©aire de la cĂŽte Atlantique et en ce jour de dimanche y rĂšgne une grande animation. La messe sâachĂšve, le curĂ© vient de libĂ©rer ses ouailles qui se dirigent pour la plupart vers les terrasses de bistrot pour y prendre lâapĂ©ro. Câest Ă©galement pour moi le moment de faire une pause, le temps de dĂ©guster mon bocadillo accompagnĂ© dâune cerveza ». Quelques pĂšlerins passent devant le bar dont cet AmĂ©ricain de lâOrĂ©gon que jâavais rencontrĂ© hier et qui est incapable de prononcer le moindre mot de Français ou dâEspagnol. On constate que lâon revoit toujours les mĂȘmes visages sur le chemin, ce qui Ă la rĂ©flexion paraĂźt assez comprĂ©hensible Ă©tant donnĂ© que chacun fait les mĂȘmes Ă©tapes ou presque. Câest agrĂ©able dans le sens oĂč lâon retrouve des connaissances mais ça peut ĂȘtre ennuyeux si on cherche Ă crĂ©er de nouveaux liens. En pareil cas la solution consiste tout simplement Ă faire une pause dâun jour pour accrocher » le peloton suivant et ce sera autant de nouveaux visages Ă dĂ©couvrir. Ce matin lors de la traversĂ©e du Rio, le temps Ă©tait frais et accompagnĂ© dâun lĂ©ger crachin mais depuis quelques heures le soleil et la chaleur se sont imposĂ©s, transformant complĂštement le paysage. Reprenant ma marche je suis dĂ©passĂ© par 4 jeunes filles qui avancent dâun bon pas. Il faut dire quâelles ne portent pas de sac et quâelles ont pour seul bagage une bouteille dâeau en bandouliĂšre. AprĂšs le rituel des prĂ©sentations, trois dâentre elles poursuivent Ă leur cadence et la 4Ăšme chemine avec moi sur quelques kilomĂštres. Elle se prĂ©nomme Audrey. Elle mâexplique quâelles sont toutes quatre Irlandaises et venues passer 5 jours sur le Camino. Aujourdâhui dans tous les pays, les agences de voyages proposent des sĂ©jours sur le Chemin au mĂȘme titre quâelles proposent un sĂ©jour aux BalĂ©ares ou aux Ăźles Canaries. Venant de Dublin, elles ont atterri Ă Bilbao et vont rejoindre Santander avant de regagner lâIrlande...". La suite sur le blog dâAlain TĂ©moignage "rencontre et partage" - Annie - janvier 2017 Lors du week-end "rencontre et partage" organisĂ© par l'af-ccc les 14 et 15 janvier 2017 Ă l'abbaye Saint-Colomban Ă Luxeuil, le public prĂ©sent a apprĂ©ciĂ©, a vibrĂ©, a Ă©tĂ© Ă©mu Ă l'Ă©coute de tĂ©moignages sensibles. Voici celui d'Annie. -En 2015, Annie Carisey est allĂ©e Ă pied avec son mari, GĂ©rard, Ă Santiago, Fisterra, Muxia, en partant de son domicile, Dambenois 25. Voici son texte "Quelques petits mots afin de vous faire partager cette folle expĂ©rience. Je voulais partager avec vous nos sentiments, nos ressentis, briĂšvement. Nous avons eu la chance de dĂ©buter ce chemin au printemps, symbole de renaissance, de renouveau, moment privilĂ©giĂ© oĂč la nature sâĂ©veille. Nous avons traversĂ© tant de contrĂ©es, de paysages, admirĂ© tant de sites, ceci permis grĂące Ă la lenteur du pas. Ces moments nous ont rempli lâĂąme et nourri. Et que dire de toutes ces rencontres ? Tous ces pĂšlerins tendus vers un seul et mĂȘme but portant en eux tant de volontĂ©, de souffrances, dâespoir et dĂ©diant cette longue marche soit Ă une sĆur malade, Ă une grand maman handicapĂ©e, Ă un enfant, Ă des proches, Ă des amis. Combien de priĂšres ont accompagnĂ© cette Ă©quipĂ©e, combien de cierges brĂ»lĂ©s pour que la priĂšre continue au cĆur des Ă©glises par le biais de cette petite flamme vacillante, combien de vĆux fervents ont abritĂ© ces Ă©difices, je ne saurais le dire mais le ressenti est si fort au contact de tous ces pĂšlerins. Les petits arrĂȘts dans la fraicheur des Ă©glises oĂč la lumiĂšre est si douce, oĂč lâon peut se poser quelques minutes, se ressourcer, laisser quelques priĂšres pour accompagner tous ceux que lâon aime et illuminer lâavenir. Nous avons Ă©tĂ© trĂšs entourĂ©s tant au niveau des visites sur place, que par les appels tĂ©lĂ©phoniques, les mails, cette chaine dâamitiĂ© nous a portĂ©s, surtout quand le dĂ©couragement pointait le bout de son nez, que les douleurs se faisaient ressentir de façon trop vive ; le nez dans le guidon nous avancions. Trois mois, câest court dans une vie, mais long Ă la fois dans la coupure avec les ĂȘtres aimĂ©s. Ce qui nous aura le plus marquĂ© au long de ce camino câest cette libertĂ© dâaller devant nous, dans des paysages superbes et surtout la rencontre de lâautre oĂč les diffĂ©rences sociales sont abolies, oĂč le tutoiement est de rigueur, tout naturellement, et le bonheur non feint de se retrouver au dĂ©tour du chemin. Quelle joie dâavoir ouvert les yeux sur tant dâhumanitĂ©. La communion entre les pĂšlerins est forte et lorsque lâun dâeux souffre, les autres voudraient partager. Je garderai au cĆur nombre dâentre eux, en particulier ce papa Mexicain qui avait tant de peine Ă marcher et sa fille aux yeux noirs, tous deux avec le sourire, toujours ! Cet AmĂ©ricain sourd, muni dâun appareil intra tympanique et pratiquement non voyant. Il voulait faire ce chemin pendant que ses yeux lui renvoyaient une faible image des beautĂ©s de ce monde. Ma petite Lituanienne de dix ans aux yeux si clairs, avançant confiante, la main dans celle de sa maman, ce petit cabri sautillant, glanant çà et lĂ au passage une fleur, une herbe, et dans mon dos je lâentendais chanter, tout en parlant un français impeccable, PhilomĂšna, petit elfe joyeux je te garderai bien au chaud dans mon cĆur. Tous ces ĂȘtres boitillants, tordus, souffrants mais jamais nâabandonnant. Je suis Ă©tonnĂ©e aussi par le nombres de nationalitĂ©s qui peuplent ce camino les petites Japonaises, seules, avec la barriĂšre de lâĂ©criture, de la langue, emmitouflĂ©es pour garder la peau blanche alors que le soleil est au zĂ©nith, un gros appareil photo Ă la main, lourd sĂ»rement en fin de journĂ©e, mais souhaitant toujours, avec ce petit hochement de tĂȘte caractĂ©ristique aux asiatiques "Buen camino", avec le sourire en prime. Quelle leçon de vie sur ce chemin, quelle merveilleuse expĂ©rience, quelle façon aussi de se tester et de se rendre compte que nous avons besoin de si peu pour vivre et ĂȘtre heureux. Et de se rendre compte aussi que, par la force de la volontĂ©, on peut transcender la douleur et continuer Ă avancer. Le corps humain est vraiment une machine merveilleuse ! Le camino est une expĂ©rience unique, car durant de longs mois vous habitez le chemin, mais il vous habite Ă©galement, il vous fait souffrir, il vous maltraite, il vous teste, mais il vous nourrit. Il est dit que pour faire le chemin il faut 20% de physique et 80% de mental. Lorsque, chaque matin, il faut Ă nouveau charger ce sac qui vous brise les Ă©paules, monter, descendre, avaler les kilomĂštres, taire la douleur des pieds, des jambes, du dos, appuyer sur les bĂątons dont le tac tac tac vous martĂšle les oreilles, vous vous mettez en mode zombie et vous rĂȘvez dâun bon matelas. Sur ce chemin on redevient un peu lâenfant enfui, avec ses besoins primaires boire, manger, dormir et dans lâattente de ce que demain va vous offrir ; les Ă©motions, les joies lâemportent toujours sur le nĂ©gatif, câest lâessence du chemin. Je ne vous parle pas de lâarrivĂ©e Ă Santiago lorsque, descendant la rue, on aperçoit au loin une des flĂšches de la cathĂ©drale Saint-Jacques. Une vague vous envahit, on essaie de contenir lâĂ©motion. Puis arrive le dos de lâĂ©difice que lâon doit contourner pour arriver sur le parvis, câest alors que la digue cĂšde et que le moment tant attendu est savourĂ©, les larmes coulent, on voudrait retenir le temps, longtemps, puis vous ĂȘtes emportĂ©s photos, joies, larmes, rires, tout se mĂȘle et tout sâemmĂȘle ! De lĂ -haut, dans sa niche de pierre, Saint-Jacques, qui a veillĂ© lui aussi sur nous, contemple cette foule joyeuse et recueillie Ă la fois, sous ce ciel devenu si bleu. Lâaboutissement de tous ces pas, de tous ces chemins parcourus, de tous ces mois passĂ©s est lĂ devant nous, radieux, câest vraiment Santiago. Merci la vie, merci Ă vous dâĂȘtre lĂ aujourdâhui pour partager ce grand moment avec nous. TĂ©moignage "rencontre et partage" - Gabriel - janvier 2017 Lors du week-end "rencontre et partage" organisĂ© par l'Af-ccc les 14 et 15 janvier 2017 Ă l'abbaye Saint-Colomban Ă Luxeuil, le public prĂ©sent a apprĂ©ciĂ©, a vibrĂ©, a Ă©tĂ© Ă©mu Ă l'Ă©coute de tĂ©moignages sensibles. Voici celui de Gabriel, en complĂ©ment de son exposition de photos "Maravillas del Camino".La marche vers Compostelle un massage de lâĂąme ?Le but de mon intervention nâest pas de vous raconter mon pĂšlerinage, que jâai terminĂ© en 2014, mais dâessayer de mettre en mots ce quâil en reste avec lâĂ©preuve du temps et aprĂšs la dĂ©cantation inĂ©vitable du vĂ©cuâŠ1 - Un travail qui sâopĂšre en moi Marcher sur les chemins jacquaires, câest accepter de sortir des sentiers battus comme le rappelle le bandeau en exergue du portail de notre site internet de lâAf-ccc. Câest aussi poser un acte intĂ©rieur, prendre une dĂ©cision. Quand je suis parti, jâĂ©tais incapable de mâimaginer ce que serait le but, la destination. Il suffisait de penser au nombre de kms Ă parcourir pour perdre toute prĂ©tention Ă envisager mentalement la fin du pĂšlerinage. Je me doutais bien que jâallais arpenter un itinĂ©raire Ă lâhorizontale, dâun point A vers un point B, sans trop me douter quâallait commencer en moi un creusement en profondeur, Ă la verticale, Ă lâimage dâun puits que lâon fore peu Ă peu ! Le fait de vivre au rythme du soleil, dâĂȘtre en permanence au contact de la terre, avec des temps de silence, dâĂ©merveillement et de rencontres mâa permis de frĂ©quenter un peu plus cet ĂȘtre en moi qui a un lien avec le cosmique et lâuniversel. Je croyais que je me dirigeais vers les reliques dâun Saint, en fait, je marchais vers ce quâil y a de plus vivant en moi ! Quel cadeau de se dĂ©couvrir en capacitĂ© dâĂ©mettre une parole de consolation, un geste de solidaritĂ© ou simplement un silence de compassion⊠Paradoxalement, plus je mâĂ©loignais gĂ©ographiquement, plus je me rapprochais de moi ! Comme sâil fallait quitter le confort de sa maison pour dĂ©couvrir sa vĂ©ritable demeureâŠ2 - Marcher une expĂ©rience de la Providence Marcher vers Compostelle, câest aussi sâexposer Ă une forme dâinconnus, dâimprĂ©visibles. Sâil mâa paru Ă©vident que marcher favorise les intuitions et les inspirations qui montent du cĆur, force est de constater que beaucoup dâautres messages » me sont parvenus de lâextĂ©rieur, par les pĂšlerins cĂŽtoyĂ©s ou par le biais dâĂ©tranges synchronicitĂ©s ! Tous ces petits signes qui finissent par vous faire douter de lâexistence du hasard⊠Il mâest arrivĂ© dâavoir la conviction intime que jâattirais Ă moi des informations, des confirmations, des rĂ©ponses Ă certaines questions. Et puis cette question lancinante quâest-ce qui me pousse Ă faire ce chemin, quâest-ce qui mâattire ? DâoĂč me vient cette envie dâaller jusquâau bout ? Comme si jâĂ©tais attirĂ© par un aimant invisible. La rĂ©ponse est peut-ĂȘtre dans le mot mĂȘme lâaimant est dâabord un objet magnĂ©tique dotĂ© dâune force dâattraction, mais câest aussi le Participe prĂ©sent du verbe aimerâŠ3 - Petit aperçu de grands moments Permettez-moi de terminer mon propos par lâĂ©vocation de quelques souvenirs qui viennent illustrer ce que je viens dâessayer de mettre en mots sur la magie de lâEsprit du Chemin CâĂ©tait un dimanche matin pluvieux. Suite Ă une erreur dâapprĂ©ciation du kilomĂ©trage, nous arrivons Ă Nasbinals beaucoup plus tĂŽt que prĂ©vu, juste au moment oĂč les cloches sonnent, alors que nous nâavions rien programmĂ©. Nous entrons rapidement dans lâĂ©glise pour assister Ă lâOffice en sortant, nous dĂ©couvrons que, dans la hĂąte, nous nous Ă©tions assis juste sous la statue dâun certain Saint-JacquesâŠDans une montĂ©e forestiĂšre un peu rude, dans le secteur de Conques je crois, une pĂšlerine inconnue me double et mâoffre un trĂšfle Ă quatre feuilles dans un grand sourire avec cette parole laconique Câest pour vous ! »âŠComment oublier ce passage dans la petite chapelle romane de Saint-Sernin, entre Lauzerte et Moissac oĂč nous avons Ă©tĂ© saisis par ce silence impressionnant qui cloue sur place et, cerise sur le gĂąteau nous allions sortir quand un couple de pĂšlerins allemands est entrĂ© et a entonnĂ© un chant sacrĂ© qui vous traverse de la tĂȘte aux pieds. Dans ces moments-lĂ , plus rien dâautre nâa dâimportanceâŠA Orthez, dans une boucherie oĂč nous voulions acheter un sandwich, le patron, se doutant de notre destination, nous offre le jambon et nous demande de prier pour lui Ă CompostelleâŠA Pamplona, nous aurions aimĂ© entrer dans le Centre universitaire dâĂ©tudes jacobĂ©ennes », fermĂ© Ă lâheure de notre passage, mais nous tombons sur le gardien qui est allĂ© dĂ©ranger son collĂšgue Ă lâaccueil pour que nous puissions repartir avec le tampon du Centre. DĂ©tail ? Peut-ĂȘtre, mais ça fait chaud au cĆur !Et que dire de la rencontre avec Sofia, hospitaliĂšre Ă la Albergue de la Encomienda » de lâOrdre de Malte Ă Cizur Menor. Sachant que je reprĂ©sentais une association jacquaire, elle se fait une joie de me remettre pour vous une poignĂ©e de piĂšces dâun centime dâeuro Ă lâeffigie de la CathĂ©drale de Santiago, piĂšces flambant neuves quâelle Ă©tait allĂ© chercher Ă Madrid quelques jours avantâŠEt je ne mâattarderai pas sur ces lieux chargĂ©s oĂč les mots manquent pour en parler la descente des escaliers de la cathĂ©drale du Puy-en-Velay, premiers pas posĂ©s sur le Chemin. Je pense aussi aux sculptures mĂ©talliques de lâAlto del Perdon, lĂ oĂč le Chemin du vent croise celui des Ă©toiles, au tympan de la basilique de Conques, Ă la statue de la Vierge de Biakorri, en arrivant au Col de Roncevaux, Ă lâarrivĂ©e sur la Praza do obradoiro, place principale de Saint-Jacques de CompostelleâŠVoici pour conclure un extrait du poĂšme du PĂšre Jesus Calvo que beaucoup dâentre vous connaissent PĂšlerin, qui tâappelle ?Quelle est cette force obscure qui tâattire ?Mais la voix qui, moi, mâappelle,Je la ressens au plus profond !La force qui, moi, me pousse,La force, qui, moi, mâattireJe ne sais mĂȘme pas lâexpliquer !Seul, celui dâen haut le sait ! »Gabriel Vielle De Santiago Ă Rome pour une synthĂšse des chemins de pĂšlerinage ... Philippe Roy nous livre le rĂ©cit de sa trĂšs longue marche 68 jours et 2924 km ! de Santiago de Compostela Ă Rome, accomplie du 10 mai au 17 juillet 2016. Il nous prĂ©sente ici son projet. Il faut ensuite suivre son cheminement au travers des textes et nombreuses photos Ă dĂ©couvrir dans les documents pdf ci-dessous. AprĂšs avoir cheminĂ© de la VĂšze Ă Fisterra et de Canterbury Ă Rome â entre autres chemins de pĂšlerinage -, jâavais en projet depuis quelques annĂ©es et mes recherches sur la Via Francigena de rallier les deux grandes villes de pĂšlerinage de lâOccident ChrĂ©tien MĂ©diĂ©val aller de Saint Jacques de Compostelle Ă Rome, un projet de longue haleine, mais qui me motivait dâautant plus que jâavais rencontrĂ© lors de mon pĂ©riple francigĂšne au bord du lac de Bolsena un Espagnol qui venait de nommĂ© ce projet "la Via Francigena Española", vocable que jâavais trouvĂ© sur le site de lâAssociation Espagnole idoine et qui mâapparaissait des plus logiques pour un Espagnol romieux. Au fur et Ă mesure de mes rencontres, la notion de synthĂšse sâest prĂ©cisĂ©e peu de gens font ce chemin encore, mais quand mĂȘme, jâai croisĂ© dans les trois pays traversĂ©s des Espagnols et des Italiens venant de Rome et se rendant Ă Santiago dans un sens, on parle de chemins jacquaires et dans lâautre de Voie de Rome, le terme Via Francigena caractĂ©risant de maniĂšre plus restrictive le chemin de lâarchevĂȘque SigĂ©ric de Canterbury Ă prĂ©paration du projet mâa permis de dĂ©couvrir que je nâemprunterais pas moins de six chemins rĂ©pertoriĂ©s le Camino de Santiago ou FrancĂ©s pour nous autres de France, le Camino AragonĂ©s de Puente la Reina au Col du Somport, le chemin dâArles du Somport Ă Arles, la Via AurĂ©lia dâArles Ă Menton, la Via della Costa en Ligurie entre Menton et Sarzana, et la Via Francigena venant du Nord entre Sarzana et une option Ă choisir dans quel sens cheminer ? Vers Santiago ou Rome ? Finalement, mes idĂ©es prĂ©conçues basĂ©es sur mon expĂ©rience lâont emportĂ© je dĂ©cidai de partir de Santiago. Pourquoi ? Il fallait cheminer de toute façon sur une bonne partie du chemin "a contrapelo" Ă rebrousse-poils et il me semblait que ma bonne connaissance du Camino FrancĂ©s me faciliterait la tĂąche ; en France, les GR que je pratique depuis longtemps sont rĂ©putĂ©s lisibles dans les deux sens, donc ne posant aucun problĂšme. Seule la Via della Costa pouvait ĂȘtre problĂ©matique, puisque dĂ©crite dans le sens de Rome avec un seul topoguide existant rĂ©digĂ© en italien. La Via Francigena, quant Ă elle, Ă©tant bien connue du pĂšlerin en Toscane et dans le Latium, jâoptai pour ce que je pensais le plus aisĂ© dans le sens Vintimille â Rome, et donc en plus gĂ©nĂ©ral de Santiago Ă la Ville dĂ©cidai Ă©galement de nâemmener en tout et pour tout que le Miam Miam Dodo de Saint Jacques Ă Arles, me basant sur un supposĂ© excellent balisage. Pour la Via AurĂ©lia, je partais avec le descriptif de lâAssociation Jacquaire de PACA, pensant que mes capacitĂ©s Ă lire le français Ă lâenvers suffiraient, puisque le descriptif va de Menton Ă Arles. Pour la Via della Costa, le guide de Monica dâAtti en italien me promettait une randonnĂ©e des plus simples en terme de repĂ©rage. Pour le dernier tronçon de la Via Francigena, mon expĂ©rience antĂ©rieure malheureuse avec un guide français que je ne nommerai pas, mâavait amenĂ© Ă acquĂ©rir un guide allemand offrant toute garantie de ne pas perdre le chemin. Câest que sur presque 3000 km de chemins, les occasions de diversions peuvent ĂȘtre nombreuses ! » Impressions jacquaires - AoĂ»t 2016 10 jours de marche, seul, du 3 au 12 aoĂ»t 2016 entre Besançon et VĂ©zelay Ă travers le "chemin des Hongrois". Les raisons d'entamer cette marche se sont clarifiĂ©es progressivement. Surmonter ses propres peurs, se considĂ©rer avec bienveillance, s'ouvrir Ă l'imprĂ©vu, aux autres, se faire et faire confiance. LĂącher derriĂšre soi les poids du passĂ©. En un mot devenir l'arrivĂ©e, VĂ©zelay et sa basilique Sainte-Marie Madeleine dont le chemin de lumiĂšre Ă©claire le pĂšlerin, fortifie le croyant, Ă©merveille le visiteur. L'Ă©difice roman est un livre de pierre qui tourne ses pages en fonction de la course de la lumiĂšre solaire pendant l'annĂ©e admirable science transmise par la tradition des maĂźtres bĂątisseurs, qui connaissaient les rĂšgles de la proportion, le nombre d' tant de choses m'ont ravi guetter l'arrivĂ©e d'un TGV et enjamber un pont sentir le dĂ©calage entre la marche lente et le train plus que rapide, se reposer au bord d'un petit cours d'eau rafraichissant dans lequel se baignent des canards Ă Til-ChĂątel, tenir bon malgrĂ© le souffle court dans les montĂ©es raides de Flavigny et de VĂ©zelay, se frayer un chemin parmi les ronces bordant le cours d'eau au fond du vallon de Tharoiseau, visiter avec Ă©merveillement et le coeur serein les charmantes Ă©glises romanes d'Autrey-les-Gray ou Moloy... Remonter le cours du temps, le temps d'une nuit, au chĂąteau fortifiĂ© de RosiĂšres...Surprendre un combat de cerfs dans une forĂȘt entre Chanceaux et Flavigny. PĂ©nĂ©trer le silence des forĂȘts, arpenter les sentiers dans la chaleur du midi, apprĂ©cier la lumiĂšre ascendante au petit matin....Sans oublier, surtout, les personnes qui se sont rendues disponibles pour un renseignement, un peu d'eau, du chocolat, du cafĂ©, de la salade ou des tomates. Un sourire, un regard, parfois interrogateur, toujours retenir de ce chemin en substance ? Inutile d'en faire un journal de bord, long, trop prĂ©cis les souvenirs, impressions restent gravĂ©s dans la mĂ©moire Ă long terme, et Ă©crire ne traduira jamais fidĂšlement cet m'a confortĂ© dans l'idĂ©e selon laquelle "Ă chacun selon sa vĂ©ritĂ©" tout comme chaque marcheur a son propre rythme de pas, chacun a ses raisons de faire le chemin religieuses, spirituelles ou sportives... Marcher seul le jour offre un surplus de disponibilitĂ© le soir lorsqu'on est accueilli, comme si la solitude offrait davantage le dĂ©sir de la c'est prendre le parti du pas lent rythmĂ©, souple, qui permet d'aller loin sans s'Ă©puiser rapidement. C'est expĂ©rimenter la libertĂ© plus de feux rouges, de sens interdits, de routes, juste le sentier, l'horizon. C'est se relier Ă la nature â et Ă sa propre nature mettre Ă fleur les sens, les Ă©motions. En somme, vivre c'est ĂȘtre en marche ; marcher, c'est vivre Ă un autre Huriet - Besançon De Pont-de-Roide Ă Cluny au printemps 2016 Notre projet est de rallier Saint-Jacques en deux Ă©tapes de deux semaines par an printemps et automne sur une durĂ©e de trois 11 avril nous Ă©tions quatre au dĂ©part de Pont-de-Roide MichĂšle, Bernard, Joseph qui a dĂ» abandonner dĂšs le 2Ăšme jour et Luc, pour un premier pĂ©riple de 13 jours jusqu'Ă Cluny. Christiane et Christine, les Ă©pouses, ont marchĂ© avec nous durant la premiĂšre matinĂ©e et nous ont rejoints pour nous accompagner et nous encourager de Sampans Ă les trois premiers jours, nous avons cheminĂ© avec des cartes IGN pour rejoindre le chemin de Compostelle aux Tilleroyes Ă Besançon avec haltes Ă Crosey, Saint-Hilaire et au long de ces treize Ă©tapes nous avons fait de belles rencontres, toujours fortuites, avec des personnes plus ou moins jeunes, de nationalitĂ©s diverses, avec qui nous avons créé des liens d'amitiĂ© et de partage dĂšs notre dĂ©part, Ă travers les sites Ă©oliens du Lomont, nous avons eu la grande joie de rencontrer Monseigneur Moutel, Ă©vĂȘque de St Brieuc qui nous a donnĂ© sa bĂ©nĂ©diction, Ă Acey, sous la pluie, nous avons partagĂ© notre repas de midi avec Alexandre, jeune homme parti de CompiĂšgne pour rejoindre Rome pour y porter des intentions de priĂšres, ou encore un cousin Ă©loignĂ© rencontrĂ© en traversant le village de Placey lors de notre 4Ăšme Ă©tape et qui nous a donnĂ© un morceau de pain sorti tout droit du congĂ©lateur pour notre casse-croĂ»te. Johana, une jeune Allemande qui cheminait seule depuis DĂŽle pour passer une semaine Ă TaizĂ© Ă qui nous avons proposĂ© de partager notre gĂźte Ă Saint-Gengoux le National, ou encore un pĂšlerin allemand parti depuis Filain pour rejoindre le Puy-en-Velay mais qui cheminait beaucoup plus vite que nous... Mais aussi, chaque soir, le gĂźte avec ses occupants, ses accueillants, c'Ă©tait la surprise pour enrichir la fin de avons traversĂ© cinq dĂ©partements, des forĂȘts, des vignobles, de beaux villages avec de magnifiques Ă©glises pour la plupart malheureusement fermĂ©es et visitĂ© plusieurs abbayes Marnay, Acey, Mont-Roland, CĂźteaux, TaizĂ© et Cluny. Quel beau pays. MalgrĂ© la pluie, les chemins dĂ©trempĂ©s, la fraĂźcheur du matin, la fatigue 320 km parcourus nous sommes bien motivĂ©s pour engager la seconde Ă©tape en septembre qui devrait nous conduire de Cluny au - Ecot 25 5Ăšme Ă©dition de la marche Pas Ă Pas sur la Via Francigena » Ce samedi 13 mars 2016 Ă©taient programmĂ©s 11 km en Haute-SaĂŽne, de Frasne-le-ChĂąteau Ă Bucey-les-Gy, sur un parcours vallonnĂ© traversant des champs et surtout les pelouses sĂšches des Monts de Gy. La randonnĂ©e empruntait notamment un tronçon du Chemin de Compostelle. Lâorganisation et lâaccueil Ă©taient organisĂ©s par les responsables de lâACCR-BFC association des Chemins de Compostelle et de Rome â Bourgogne/Franche-ComtĂ©, avec prĂ©sentation du Bourdon ayant cheminĂ© jusquâĂ Compostelle lors de lâannĂ©e jacquaire 2010. Celui-ci sera transmis de commune en commune, tout au long de lâaprĂšs-midi, par les maires respectifs. Sous un soleil un peu frisquet, nous voilĂ partis⊠environ 300 marcheurs issus de divers clubs locaux. On comptait Ă©galement quelques pĂšlerins dont une dizaine de notre association, lâaf-ccc. Cette communautĂ© » de Chemin est matĂ©rialisĂ©e Ă Grachaux par un QR Code conçu par lâassociation franc-comtoise du chemin de Compostelle, inaugurĂ© il y a peu de temps. Il mentionne les deux voies de pĂšlerinage traversant la Haute-SaĂŽne, chemin de Compostelle et Via Francigena rĂ©unis sur quelques kilomĂštres. Des reprĂ©sentants de la Via Francigena suisse et italienne Ă©taient prĂ©sents. Lucas a mĂȘme prononcĂ© un discours en français pour illustrer la VF en Italie, chemin culturel europĂ©en comme celui de Saint Jacques. Son organisation internationale et les retombĂ©es Ă©conomiques pour son pays sont importantes. La Via Francigena en Franche-ComtĂ©, en cours dâhomologation par la FĂ©dĂ©ration française de RandonnĂ©e FFR sera sur le GR145. La rĂ©ception Ă Bucey-les-Gy, petite citĂ© comtoise de caractĂšre sachant mettre son riche patrimoine en valeur, fĂ»t organisĂ©e par son Ă©dile, Emile Ney et par l'association Patrimoine et Environnement des Monts de Gy. Dans la cour du PresbytĂšre un marchĂ© paysan local a ravi nos papilles et, dans la majestueuse Ă©glise, un concert de qualitĂ© par la chorale locale a enchantĂ© nos tympans. Un couscous succulent a clĂŽturĂ© cette journĂ©e empreinte de grande sympathie et de fraternitĂ©. Danielle - Belfort Photos Danielle, Daniel et Nicole Notre Chemin dâEinsiedeln du 5 au 25 AoĂ»t 2014 Ă pied 340 km, e... Marcelle et François Puel ont fait parvenir le rĂ©cit de la marche qu'ils ont effectuĂ©e de leur domicile, prĂšs de Besançon, jusqu'Ă Einsiedeln en Suisse. Voici le dĂ©but de leur aventure, racontĂ©e d'une plume alerte....Pour connaĂźtre la suite, il suffit de cliquer sur le fichier pdf ci-dessous pour arriver au but et pour apprĂ©cier les magnifiques photos qu'ont prises Marcelle et François tout au long de leur parcours. De quoi donner envie de se lancer aussi sur ce chemin de pĂšlerinage.... -En 2012, nous avons fini notre chemin Besançon - Compostelle ». A la lumiĂšre du rĂ©cit du FrĂšre BenoĂźt de lâabbaye dâAcey Un moine comtois Ă pied vers Notre-Dame des Ermites Einsiedeln, Suisse nous avons eu envie de nous lancer dans ce chemin vers Einsiedeln. En Franche-ComtĂ©, le pĂšlerinage Ă Einsiedeln Ă©tait traditionnel, Ă pied, en train, en voiture, en bus âŠ.La grand-mĂšre dâune de mes cousines, y a fait son voyage de noces dans les annĂ©es 1910. Pour pouvoir utiliser des chemins balisĂ©s et les hĂ©bergements rĂ©pertoriĂ©s, nous dĂ©cidons dâemprunter la Via Francigena de Besançon Ă Yverdon. Puis par le train, nous rejoignons Payerne oĂč nous prenons pied sur la Via Jacobi, sentier suisse N°4 qui mĂšne du lac Bodensee Ă GenĂšve, et nous le suivons Ă lâenvers jusquâĂ 5 AoĂ»t 2014, nous partons de chez nous Ă Palente, passons par BrĂ©gille, le Trou au Loup en travaux, donc accessible aux piĂ©tons et rejoignons la Francigena Ă lâentrĂ©e des marais de SaĂŽne. AprĂšs avoir Ă©tĂ© reçus royalement par des amis Ă Foucherans, on rejoint mercredi 6, la vallĂ©e de la Loue en faisant un petit dĂ©tour par ND du ChĂȘne. La halte au gĂźte de Vuillafans est spartiate. Puis Jeudi 7, les gorges de Nouailles sous une saucĂ©e carabinĂ©e qui ne nous permet pas de bien profiter du beau paysage, mais câest la rĂ©compense en fin dâĂ©tape par un accueil trĂšs chaleureux Ă Ouhans. Pourquoi y-a-t-il tant de campanules sur la Via Francigena ? CâĂ©taient de petites clochettes qui voulaient partir Ă Rome comme leurs grandes sĆurs. Mais trop petites et trop faibles, elles ont dĂ» Ă lâaller ou au retour, je ne sais pas se poser et elles ont pris 8, câest Pontarlier oĂč nous sommes reçus par la petite-fille de la grand-mĂšre citĂ©e ci-dessus. Christiane nous emmĂšne Ă la rencontre de la Vierge Noire dâEinsiedeln dans lâĂ©glise St BĂ©nigne avec ses vitraux de Manessier. Puis un trĂšs beau moment au presbytĂšre avec lâapprenti curĂ© heureux dâapprendre quâon va Ă Einsiedeln. Il tamponne notre credencial. Il nous montre la bulle qui authentifie la Vierge Noire. Il nous raconte aussi que les mĂšres qui ont perdu un enfant viennent prier devant la statue dâune vierge qui a Ă©tĂ© vandalisĂ©e et Ă laquelle on a pris JĂ©sus. LâEsprit de Dieu souffle oĂč il veutâŠSamedi 9, notre derniĂšre Ă©tape française, temps maussade, la pluie menace, arrive, se calme, reprend ⊠Chemin Ă©troit, boueux, labourĂ©, dĂ©foncĂ© par des chevaux quâon a croisĂ©s. Au Centre de Rencontres de LâAuberson, on est les seuls hĂŽtes. Accueil sympa, chambre confortable, lessive et sĂ©chage 10 Temps gris et brouillasseux. MontĂ©e au col des Etroits par un chemin humide bordĂ© de fleurs et de framboises. Descente sur Sainte Croix oĂč on fait des courses. Le sac de François sâalourdit Ă©claircies dans les gorges de Covatanne, dommage que le sac trop lourd fasse mal aux genoux de des marais et quatre km fastidieux dâentrĂ©e dans Yverdon. Câest encore les quatre terribles derniers kilomĂštres auxquels on ne peut jamais Ă©chapper, comme le dit Alix de Saint AndrĂ© dans son livre "en avant route".La gĂ©rante que lâon joint au tĂ©lĂ©phone nous dit jâarrive» âŠ. Elle arrive effectivement ⊠2 heures plus tard ! Les horaires suisses sont parfois surprenants. Heureusement, las dâattendre, on a pu se doucher, laver et faire sĂ©cher le linge au soleil. SoirĂ©e au bord du lac, belle lumiĂšre, moment 11 il a plu toute la nuit, ça sâarrĂȘte quand on part et câest une vraie balade au bord du lac et dans les marais. LumiĂšre magnifique sur les menhirs de Clendy. Puis on monte, on monte, il fait chaud au milieu des vergers qui dominent le lac. Et il recommence Ă pleuvoir, dans les sentiers boueux et glissants dâun "parcours santĂ©", on se casse la figure ou plutĂŽt on sculpte notre corps dâaprĂšs les panneaux. On rĂȘve de goudron⊠On nâest jamais contents ; devise de François rando pluvieuse, rando boueuse. A Yvonand, on dĂ©clare forfait et on prend le train pour Payerne oĂč on se fait une joie de visiter lâabbatiale. Oh dĂ©sespoir, elle est fermĂ©e le lundi. On reviendra en voiture la revoir plus on voit beaucoup dâaffiches annonçant le meeting aĂ©rien cĂ©lĂ©brant les 100 ans de lâaviation 12 On rejoint le Chemin de Compostelle sous le soleil. Des travaux nous dĂ©tournent de notre chemin mais nous permettent de voir des hangars oĂč sĂšche le tabac. Plus tard, plus dâindication, plus de chemin tracĂ©. On fait quelques allers retours pour finir par retrouver les balises sur la route. Un beau chemin suit lâArgogne des restes dâaqueduc romain, on remonte vers NorĂ©az. On voit encore le Jura vers lâouest et les Gastlosen oĂč on a randonnĂ© il y a quelques annĂ©es vers lâest. Routes et chemins en forĂȘt qui montent et descendent. Descente raide et boueuse et des escaliers vers le lit dâune riviĂšre, la Sonna. On croise les premiers pĂšlerins, ils ne vont quâĂ Lausanne, car leurs vacances sont bientĂŽt finies. Belle Croix Croix de St Jacques qui, aprĂšs sâĂȘtre baladĂ©e est revenue Ă lâendroit historique et câest lâentrĂ©e de en a plein les pattes et on nâa pas le courage de ressortir de lâAuberge de Jeunesse pour visiter 13 on descend dans la Basse Ville de Fribourg, vieille ville mĂ©diĂ©vale. Des fontaines, des statues superbes jalonnent le chemin. Les vitraux de la cathĂ©drale, une splendeur, et au sol, une plaque Ă la mĂ©moire du chanoine Bovet cher Ă tous les choristes. Magnifique Pont de Berne en bois sur la Sarine. A la sortie, des pancartes partout mais on nâen voit aucune indiquant la "Via Jacobi", ni Schwarzenburg. On se rendra compte aprĂšs coup quâil aurait fallu monter vers la Ville Haute. On nâa pas regardĂ© la carte avec assez de soin. On finit par prendre la direction de Tafers Tavel par les magnifiques gorges du Gotteron trĂšs humides, trĂšs escarpĂ©es avec des passerelles passant dâune rive Ă lâautre, et mĂȘme un Ă©boulement de terre glaise oĂč je manque laisser une chaussure et oĂč jâai eu grand besoin de la main secourable de est entrĂ© dans les rĂ©gions de langue allemande, "Sentier PĂ©destre" est remplacĂ© par "Wanderweg". Ce nâest quâĂ St Anton quâon retrouve le balisage. On a fait une variante trĂšs belle bien que trĂšs arrosĂ©e mais on a ratĂ© quelques beaux sites de la voie normale. A St Anton on rencontre 2 pĂšlerins qui viennent de Constance et qui sont ravis de discuter avec nous dans notre mauvais allemand. Câest trĂšs sympa. Il ne pleut plus mais nous sommes "gaugĂ©s" et on va manger au restau. Une belle Ă©claircie et cette fois on voit toutes les belles choses prĂ©vues au programme pont de bois de Sodbach, gorges de la Singine, chemins Ă©troits empierrĂ©s avec les galets de la riviĂšre, encaissĂ©s dans les roches de molasse avec des creux servant dâabris pour les charretiers qui ne pouvaient pas rester Ă cĂŽtĂ© des chars. On est entrĂ© dans le canton de Berne. On arrive Ă Schwarzenburg avec une trĂšs belle vue sur les montagnes de avoir un peu errĂ©, une dame sympa nous emmĂšne Ă notre adresse pas Ă©vidente Ă trouver. TrĂšs bon accueil par Anne-Marie et Daniel qui parlent français et avec qui on partage le repas et la tisane baptisĂ©e du "pĂšlerin". Daniel nous raconte son mĂ©tier de la protection civile, nous fait un petit texte en allemand pour quâon puisse rĂ©server une chambre au tĂ©lĂ©phone les jours suivants. Il se bat avec son tĂ©lĂ©phone et son imprimante pour nous trouver une Ă©glise, un horaire de messe pour le 15 aoĂ»t Ă Thun. Cela change un peu notre planning et notre itinĂ©raire, mais on ne le regrettera pas. -La suite est Ă lire sur le fichier pdf ci-dessous oĂč se trouvent Ă©galement les photos prises depuis le dĂ©part de Palente..... Les pĂšlerins font une pause avant Marnay dans l'abri de l'af-ccc Le chemin est long en forĂȘt, entre Autoreille et Marnay. Les marcheurs qui font une pause dans la cabane de l'af-ccc peuvent y laisser un petit mot sur le cahier qui leur est rĂ©servĂ©. VoilĂ quelques-uns de leurs petits mots Ă©crits en 2015, si sympathiques 19 avril un peu de muguet, le coucou, superbe journĂ©e. Bonne route aux pĂšlerins, Anne et AndrĂ©19 avril merci Ă celles et Ă ceux qui ont construit cette paisible cabane forestiĂšre... respectĂ©e par celles et ceux qui ont fait une halte rafraĂźchissante et reposante. Bonne route Ă tous ceux qui savent encore prendre le temps, avec le temps. Annette et Jean-Pierre29 avril Merci pour cette place de repos, Wolfgang et Barbara de Dresde/Allemagne1er mai AprĂšs 10 heures de marche sous la pluie, la dĂ©couverte de l'abri, un plaisir....Merci. Il est 19 h 30, nous allons y passer la nuit, les Ăąnes sont attachĂ©s Ă un arbre. Merci encore. Laurent, GĂ©rard et les deux Ăąnes Ali et Momo5 mai Sur le chemin de Saint-Jacques nous sommes arrivĂ©s Ă cette belle cabane. Merci pour ce cadeau, Sylvia et Joachim de Leipzig/Allemagne9 mai Les Mulhousienes sur le chemin ont bien apprĂ©cie cet abri si bienvenu, Aline, Chritelle, Laurence et illisible10 mai Une halte bienvenue aprĂšs une marche bien agrĂ©able depuis Gy et avant de poursuivre sur Acey. Merci Ă tous les bĂ©nĂ©voles du chemin pour le balisage et cet abri. Albert et Bernard en route pour le Puy-en-Velay17 mai FĂ©licitations pour l'entretien et le balisage du sentier. Je viens de BĂąle en Suisse avec pour objectif la Pointe du Raz en Bretagne. Philippe, mai La cabane Ă©tait tout Ă fait bien pour notre pause de midi sur le chemin de Gy Ă Marnay. Merci ! Angelika et BĂ€rbel de Ludwigshafen A Rhein, Allemagne29 mai Une halte qui a fait du bien, au calme dans ce petit abri, on pourrait rester des heures. Marcel Alsace1er juin Qu'il est doux de prendre le temps, Ă chaque pas, Ă chaque souffle, de poser ses yeux et de dĂ©couvrir des paysages, des lieux, des gens, et d'en apprĂ©cier toute la richesse. Et d'avoir le privilĂšge de le faire entre amis. Nous vous en souhaitons tout autant. Les Alsaciens de Thann11 juin TrĂšs beau parcours. Merci Ă l'association. Seul reproche qu'on laisse les touristes en bus occuper les places que les pĂšlerins Ă pied mĂ©ritent. Et cela sur Marnay, siĂšge de l'association. Violette et Jean-Jacques20 juin C'est bien d'ĂȘtre ici et de laisser reposer ses jambes. Manger un peu et boire et le monde est en ordre. Buen camino, Peter16 juillet Merci pour ce lieu de repos et tout est bien pour nous sur ce bon chemin. Heile, Lydia, Regina, RenĂ©, Margret de TĂŒbingen et Uwe de illisible23 juillet Le chemin de Saint-Jacques est gĂ©nial pour mettre de l'ordre en soi-mĂȘme. Il est trĂšs bien balisĂ©, merci pour cela. Mes souhaits Ă tous ceux qui font ce chemin, la santĂ©, l'amitiĂ© pour soi et pour le monde entier, NamastĂ©. Markus d'Offenburg 06 aoĂ»t un bonjour Ă tous les pĂšlerins de passage dans cet abri. Bravo aux associations qui entretiennent le chemin et les abris dĂ©diĂ©s aux pĂšlerins. Bonne continuation Ă tous, Jean-Luc9 aoĂ»t aprĂšs 10 km, il est temps de petit dĂ©jeuner. Aujourd'hui, saucisses. Nous allons Ă T aizĂ©, Samuel, Falh de Heidelberg9 aoĂ»t l'abri est arrivĂ© Ă temps ! Nous mangeons et Ă©coutons tomber la pluie. Et prenons tout cela comme ça vient... Anke de Stuttgart18 aoĂ»t Le tracĂ© n'est pas vraiment adaptĂ© et cette cabane manque de confort. Vous pouvez me contacter au 06......17 septembre A tous ceux qui aiment le plaisir du VTT, venez me rejoindre pour faire une balade Ă vĂ©lo. CĂ©libataire, 19 ans, avis aux jeunes filles, tĂ©l. 06....Romu10 octobre merci pour cet abri nous permettant de boire un bon cafĂ©. DĂ©marrage Ă Granges-le-Bourg, magnifique traversĂ©e de la Franche-ComtĂ© en automne. Joli tracĂ© bien balisĂ©. Nous continuons notre chemin en direction de Saint-Jacques de Compostelle. DerniĂšre Ă©tape de l'annĂ©e 2015 Cluny. Buen camino, MichĂšle et Charly Sur la voie de VĂ©zelay, de Crozant Ă La Souterraine - Octobre 201... Partie de VĂ©zelay pour tester la voie de Nevers, par comparaison avec celle de Bourges, jâai rejoint le chemin principal de VĂ©zelay Ă Gargilesse. Les deux voies ont leur intĂ©rĂȘt, mais ce que je vais vous conter ici, câest ma derniĂšre soirĂ©e avec Rita, une amie de marche, avant mon retour Ă la maison. LâĂ©tape de ce jour fut Ă©tonnement animĂ©e, aprĂšs des journĂ©es sans aucune rencontre de pĂšlerins. Fin d'aprĂšs-midi Rita et moi poursuivons jusquâau Coucher de soleil » bien en dehors du centre de La Souterraine. LĂ , commence la plus drĂŽle des soirĂ©es. Le feu dâartifice de notre paisible marche. Trois semaines aprĂšs mon retour, je ris encore de notre participation au charivari ambiant. DĂšs lâentrĂ©e dans la longue maison, Rita crie bien fort On dĂ©pose juste nos sacs, on sortira nos credentials en revenant, il faut que lâon retourne en ville visiter lâĂ©glise ». Un peu surprise de tant de nouvelle piĂ©tĂ©, je ne pipe mot pendant que Claudine, notre hĂŽtesse, tout sourire, insiste pour dâabord nous installer dans notre chambre. Nous montons Ă lâĂ©tage, traversons Ă sa suite le dortoir oĂč sâagitent plusieurs pĂšlerins. Notre traitement de faveur, une chambre Ă deux lits fort joliment dĂ©corĂ©e, est dĂ» Ă mon coup de tĂ©lĂ©phone de ce matin. Nous avons Ă©tĂ© les premiers Ă rĂ©server, confie notre hĂ©bergeuse. AprĂšs nous ĂȘtre rapidement rafraĂźchies, nous trouvons Claudine, dĂ©jĂ installĂ©e au volant de sa voiture, qui nous explique quâelle a tĂ©lĂ©phonĂ© Ă la paroisse. Lâheure dâouverture de lâĂ©glise est dĂ©passĂ©e, mais jâai obtenu quâelle reste ouverte pour vous » confie-t-elle avant de nous dĂ©poser Ă un carrefour. Surprise par lâaffluence de pĂšlerins arrivĂ©s sans avoir prĂ©venu, elle doit faire quelques courses. Rita et moi passons sous lâancienne porte qui clĂŽt le centre mĂ©diĂ©val de la ville, et ma compagne, toute guillerette, mâannonce quâon va Ă la recherche dâune tourte aux pommes de terre. Elle est attendue Ă lâarrivĂ©e du train, demain, par des amis. Je ne peux arriver chez eux les mains vides", mâassure-t-elle. CâĂ©tait bien louche, ce pieux engouement soudain et jâai ainsi la rĂ©ponse Ă ma question muette. Je refuse net on va Ă lâĂ©glise, nous sommes attendues ». Une longue table dâaccueil des pĂšlerins est encore installĂ©e dans le narthex. Nous faisons un tour rapide de lâĂ©difice, bientĂŽt rejointes par lâhospitalier de service, trop content de se mettre sous la dent deux femmes passionnĂ©es de culture religieuse ! Nous avons donc droit Ă moult explications et Ă lâouverture de la crypte Ă laquelle on accĂšde par lâextĂ©rieur de lâĂ©glise pĂšlerine rĂ©unionnaise, traĂźnant sur la grande place, aperçoit notre trio et sâenfonce avec nous dans lâinquiĂ©tant dĂ©dale du sous-sol humide, oĂč une passerelle mĂ©tallique permet de traverser une mare stagnante. Mal Ă lâaise, je parcours plus que rapidement les lieux, pressĂ©e de retrouver lâair libre. Je ne ressens pas ici lâĂ©blouissement et lâĂ©motion qui mâont surpris dans la crypte de lâĂ©glise de Gargilesse, il y a quelques jours. Notre guide continue son accompagnement en regrettant que les travaux de rĂ©novation du lieu traĂźnent, par manque de budget et de ferme volontĂ©. Nous sommes conviĂ©es Ă noter sur le calepin recensant les pĂšlerins de Compostelle, nos noms, prĂ©noms, Ăąge, provenance, destination. Nous quittons notre guide en le remerciant chaleureusement. Rita peut enfin, juste Ă temps, se prĂ©cipiter chez un traiteur et y trouver la fameuse tourte Ă la pomme de terre. Le centre-ville de la Souterraine a du charme, avec sa grande place Saint-Jacques et les ruelles en pente avoisinantes. Le soir commence Ă tomber alors que nous retournons dans notre campagne. Au Coucher de soleil » câest lâheure de se mettre Ă table. Nous sommes invitĂ©s Ă nous prĂ©senter En face de moi, Rita, le grand Allemand rencontrĂ© hier, un couple de jeunes Belges flamands qui, en guise de voyage de noces, est en marche vers Compostelle. En bout de table, un jeune homme discret aux longs cheveux, passĂ© lĂ au printemps alors quâil marchait vers Santiago, a effectuĂ© jusquâici le chemin de retour et est accueilli dans ce gĂźte chaleureux oĂč il rĂ©side maintenant en Ă©change de quelques services. De mon cĂŽtĂ©, la RĂ©unionnaise, un TchĂšque trĂšs brun et expansif, de retour de Compostelle en vĂ©lo et François, le pĂšlerin wallon aux longs cheveux blonds, aperçu ce matin. Je ne me souviens plus du repas servi, soupe, pommes de terre et lamelles de poulet en sauce, peut-ĂȘtre. Mais ce qui me reste, câest la bouteille de vin que François a installĂ© devant son assiette. Mais non, servez-vous du vin en carafe, il y en a, vous savez » indique Claudine. Non, câest mon anniversaire, nous la partagerons », dĂ©cline le blond pĂšlerin. La conversation sur des sujets anodins se poursuit gaiement en français, allemand, anglais, tandis que Claudine sort de son congĂ©lateur un gĂąteau creusois sur lequel elle plante au hasard quelques bougies entamĂ©es et des sujets fantaisie, mini sapins plastifiĂ©s, hache de bĂ»cheron et feuilles de houx. On va bientĂŽt se croire Ă NoĂ«l ! Nous entonnons en un chĆur bruyant, Ă dĂ©faut dâĂȘtre juste, des Happy Birthday et Joyeux Anniversaire tandis que François souffle les bougies, lâair heureux. EntraĂźnĂ©e par lâeuphorie du moment, Rita entame Il est des nĂŽtres, il a bu son verre comme les au-autres ». La chanson Ă boire fait mouche, notre hĂŽtesse propose Ă chacun dâinterprĂ©ter une chanson typique de son pays. LâAllemand, puis le couple de jeunes Flamands sâexĂ©cute. Le jeune rĂ©sident passe son tour, la RĂ©unionnaise chante plaisamment de son accent exotique et laisse la place au Pragois. Il nous explique quâĂ la fin de chaque couplet, nous devons accompagner le refrain en tapant bruyamment de nos deux mains sur la table. Nous nous exĂ©cutons tous vigoureusement, Ă faire trembler la maison. JusquâĂ ce que le TchĂšque plante ses yeux dans ceux de lâAllemand qui lui fait face et annonce je vais expliquer le texte de la chanson, contre lâAllemagne, avec qui nous avons toujours eu des problĂšmes ». Le pĂšlerin allemand a la dĂ©licatesse de ne pas relever lâattaque, mais lâambiance se rafraĂźchit dâun coup et nous passons au rĂšglement de notre demi-pension. 29 âŹ, tout Ă fait justifiĂ©s ! Je mâaperçois alors que mon voisin, François, avance un paiement pour deux personnes. Il offre la nuitĂ©e au TchĂšque indĂ©licat qui le remercie dâun signe de tĂȘte. Quelle sympathie, quelles raisons peuvent ainsi pousser un pĂšlerin Ă offrir un tel cadeau alors que lui-mĂȘme, nous en avons eu la preuve ce matin mĂȘme, dort parfois Ă lâextĂ©rieur, et, il nous lâapprendra le lendemain matin lors du petit dĂ©jeuner, est sans emploi et a des enfants Ă charge ? Rita et moi peinons Ă trouver le sommeil. Nos rĂ©veils sonneront Ă 4 h 30. Notre train part Ă 6 h 07. La sonnerie de mon portable me tire du sommeil. Rita, qui a installĂ© son rĂ©veil elle ne sait plus oĂč, le laisse sonner un temps infini. De quoi rĂ©veiller tout le dortoir voisin ! Nous essayons dâĂȘtre un peu plus discrĂštes pour le traverser et descendre dans la salle du petit dĂ©jeuner. EffarĂ©, le couple de jeunes Flamands, serrĂ© dans un canapĂ©, se lĂšve dâun bond. On est descendus, on ne pouvait pas dormir, avec le ronflement ! », justifie-t-il. On croit sans peine les deux jeunes gens, ayant Ă©tĂ© les auditrices, Ă Crozant, dâun concert nasal trĂšs sonore provenant du grand Allemand. Allez dans notre chambre, vous pourrez y finir la nuit tranquillement », conseillons-nous aux deux jeunes mariĂ©s, qui montent, enveloppĂ©s dans leur drap. Nous rions de bon cĆur. Et plus encore quand nous voyons arriver François, yeux bouffis et dĂ©marche chancelante jâai entendu du bruit et je me suis dit que ça devait lâheure de se lever ». Bien quâun peu honteuses de notre manque de discrĂ©tion, nous pouffons encore. Puis devenons attentives quand François nous parle de la perte de son emploi de maraĂźcher, de son rĂȘve dâavoir sa propre exploitation, de lâĂ©merveillement quâil a ressenti en traversant les grands espaces de la Creuse oĂč il aurait la place de sâinstaller, les terrains en Belgique Ă©tant trop petits et trop chers, et de lâimpossibilitĂ© pour lui de quitter son pays, oĂč il a ses enfants. Le chemin de Compostelle lui apportera-t-il une rĂ©ponse Ă ses interrogations sur son futur ? Nous le lui souhaitons ardemment. EpuisĂ©es, enchantĂ©es et Ă©mues par cette soirĂ©e et cette nuit agitĂ©es, nous nous endormons dĂšs le dĂ©part du 24 octobre 2015 Septembre 2015 - Le camino del Norte d'Alain Humbert Cette annĂ©e encore j'ai repris le Chemin, celui du nord cette fois. J'avais pour projet de couvrir les 550 km qui sĂ©parent Biarritz de Gijon. Ce soir, 23 septembre, c'est mission accomplie et j'ai rejoint Santiago par le bus pour y passer 2 jours. J'ai Ă©tĂ© vraiment gĂątĂ© par la mĂ©tĂ©o car c'est sous un ciel tout bleu que j'ai dĂ©couvert ces merveilleux paysages de la cĂŽte espagnole. Janvier 2015 - Si l'on parlait de ceux qui ne partent pas !!! DrĂŽle de titre pour un site internet dĂ©diĂ© au CHEMIN », Ă la marche. Et pourtant, derriĂšre le pĂšlerin qui sâĂ©lance, il y a souvent un Ă©poux, une Ă©pouse, des enfants, des parents, bref une famille qui vivent-ils cette absence qui est Ă la fois un dĂ©fi, une forme dâĂ©goĂŻsme voire un genre de âŠvacances ? Pour moi câest mon Ă©poux qui avait rĂȘvĂ© se rendre Ă Saint-Jacques au moment de sa retraite. Donc nous voilĂ embarquĂ©s dans les prĂ©paratifs, les rencontres avec lâassociation, les conseils que lâon note soigneusement. Je suis partie prenante contente de le voir rĂ©aliser cette expĂ©dition. Avec lui je regarde les livres, note les haltes, puis ce sont les vĂȘtements que lâon achĂšte ensemble. Nous faisons et refaisons le sac, nous pesons le tout, nous faisons des listes, et nous devenons des habituĂ©s des magasins de sports. Pendant quâil sâentraĂźne, je lave, je couds, je vĂ©rifie, je me renseigne. Il y a une effervescence dans la maison, coup de fil des enfants, de la famille. Pour certains câest un bravo, pour dâautre je suis tout simplement folle de le laisser partir seul. Et puis le grand jour arrive, un au revoir rapide et voilĂ lâhomme de ma vie » qui prend la route, la tĂȘte dĂ©jĂ lĂ -bas. Et moi, je reste au milieu de ma grande maison, les bras ballants, nâayant plus trop de but. Je tourne un peu en rond avec lâimpression dâĂȘtre parfaitement inutile. Il faut que je me secoue, je ne vais pas rester avec cette sensation de vide pendant deux mois, donc il me faut un but. Je vais entreprendre le rangement dâun petit grenier, dans ce dernier un tas de choses qui risquent dâĂȘtre utiles » mais qui nâont jamais servi ! Forte de cette rĂ©solution, jâattaque par le mĂ©nage courant et pars faire des courses, et lĂ , je dĂ©couvre les personnes de mon village trĂšs intĂ©ressĂ©es par le pĂšlerinage, posant des questions, demandant de transmettre un message au pĂšlerin » devenu un peu le leur. Puis câest une foule de questions, de pourquoi. Jâessaye de rĂ©pondre, dâexpliquer et de jour en jour, de fil en aiguille, on mâinvite pour un petit repas de midi, puis une soupe que je partage le soir. Chacun a Ă cĆur de ne pas me laisser seule. Un petit exemple parmi tant dâautres Un soir vers 22 heures coupure de courant, me voilĂ plongĂ©e dans le noir, je ne suis pas douĂ©e avec les disjoncteurs et . . . le nĂŽtre est au sous-sol. Jâen suis lĂ de mes rĂ©flexions lorsque lâon tape Ă ma porte Câest le voisin de la villa dâĂ -cĂŽtĂ© qui gentiment me dit Surtout ne vous affolez pas et ne touchez Ă rien, câest une panne de secteur, lâĂ©lectricitĂ© sera rĂ©tablie cette nuit, ça va aller ? Bon, bonne nuit ». Les jours se suivent on vient me dire un petit bonjour, on me tĂ©lĂ©phone, on sâinquiĂšte de moi. Les invitations succĂšdent aux invitations, mes journĂ©es sont occupĂ©es Ă rendre diffĂ©rents services, Ă un peu de marche car je vais prendre des kilos. Câest ainsi quâarrive le moment ou je dois aller chercher mon pĂšlerin Ă Santiago en voiture. De nouveau le cri des amis Tu vas faire 2000 kms toute seule en voiture ? ». Alors arrivent les conseils reste sur lâautoroute, fais cela en 2 ou 3 Ă©tapes, on me donne des adresses dâhĂŽtels, on me fait un plan de route, jâai la sensation dâavoir 15 ans et des parents inquiets de me lĂącher, câest tellement gentil de la part de tous. Enfin ! Je prends la route direction Saint-Jacques de Compostelle, et lĂ , toute seule je rĂ©alise que sans avoir marchĂ© sac au dos, jâai fait un chemin dâentraide, un chemin de gentillesse, un chemin dâĂ©changes, en un mot un chemin dâamitiĂ©, et finalement, tout un village a marchĂ© avec mon Ă©poux. Le regard que jâai sur certaines personnes de mon entourage ne sera plus jamais le une derniĂšre petite chose Le grenier n'est toujours pas rangĂ©!MichĂšle La marche gĂ©nĂ©reuse de Colette et Gilbert Monnier 1400 km de Chaux dans le Territoire de Belfort jusqu'Ă Roncevaux pour rĂ©colter des fonds contres les vous souhaitez vivre un peu de l'aventure de Colette et Gilbert, cliquer sur et vous trouverez les trois diaporamas qu'ils ont rĂ©alisĂ©s sous la rubrique " DĂ©fi Compostelle 2014". Attention, les diaporamas ne s'enchaĂźnent pas, il faut cliquer pour relancer le diaporama suivant. Mon Chemin vers Compostelle - RĂ©cit en 4 parties "Avec un couple dâamis de toujours, Marie Jeanne et Gaby, nous avons dĂ©cidĂ© en 2010 de faire » le Chemin de Compostelle. Compte tenu des contraintes de chacun, nous avons optĂ© pour rĂ©aliser le parcours sur 3 ou 4 annĂ©es".Voici le texte et les photos du pĂšlerin Alain Humbert
Encore un peu de marche et de vĂ©lo ces derniers jours, entre Haute-SaĂŽne et Doubs, pour sâĂ©vader, se ressourcer, laisser les soucis loin derriĂšre soi⊠TranquillitĂ© assurĂ©e, pas de touristes en cette saison, Ă moi les forĂȘts, cours dâeau et grottes franc-comtoises ! Une petite sĂ©lection des meilleurs moments passĂ©s lĂ -bas⊠Le Passage du Diable, de Kenny25 et Rootsbeber, une vraie aventure Ă la Indiana Jones avec une ambiance vraiment particuliĂšre, beaucoup de soin et dâastuce apportĂ©s aux diffĂ©rentes Ă©tapes. La sĂ©rie Autour de Montivernage » de Wolflinger & Cho7, dont le belvĂ©dĂšre. Beaucoup de chamois pas toujours farouches dans les collines du Doubs⊠La sĂ©rie Troglodytique de Kenny25, dont entre autres la fameuse Grotte de la Pucelle, ambiance opprimante dans un boyau partiellement dans lâeau⊠Un balcon sur le Doubs, de Wolflinger, une T4,5 avec grimpette Ă des Ă©chelles dans la roche ah tiens, mon vertige est venu avec moi⊠et non, je nâai pas de corde pour mâassurer⊠⊠mais surtout une somptueuse vue en rĂ©compense en haut ! La Grotte aux Ours oĂč lâon voit bien sur la photo que mon appareil photo a pris un coup sur la lentille⊠ou alors câest un fantĂŽme dâours⊠Quelques belles Earthcaches Ă©galement, lâenvironnement karstique sây prĂȘtant bien, les cuves de Siley BlĂ©fond⊠⊠le Saut du Doubs⊠et les points de vue aux alentours. Et dâautres caches qui ont Ă©tĂ© parmi mes prĂ©fĂ©rĂ©es, Pourquoi je prĂ©fĂšre le numĂ©rique » de lâami Noidateam, un grand moment de rigolade⊠ou pas ! Pour ceux qui connaissent la cache, jâai fait 38Ăšme, il nâen restait pas beaucoup⊠Une Wherigo sympa et drĂŽle, avec mĂȘme une bande-son, des Cacas qui rigolent si, si, ils sâappellent vraiment comme ça le trĂ©sor des chevaliers de Saint Georges. Je ne rĂ©siste pas Ă lâenvie de vous prĂ©senter leur avatar⊠Une autre sĂ©rie inratable de Kenny25, Merci » créée pour sa nomination Ă lâĂ©lection Groundspeak du gĂ©ocacheur de mois, donc une multi Triangulaire » trĂšs originale ! Ainsi quâune sĂ©rie de camouflages particuliĂšrement retors, Entre Savoureuse et Bourbeuse », dâHinano70. Enfin, un TB-Hotel qui est maintenant cĂ©lĂšbre, la citĂ© Dolfus conçue par Gingko, sĂ»rement un des plus beaux en France ! Un event Ă Vesoul mâa permis de rencontrer tous les sympathiques gĂ©ocacheurs locaux, merci Ă Noidateam de lâavoir organisĂ© ambiance trĂšs amicale, pas de grosses tĂȘtes ou mĂ©galos, juste des amis qui aiment se retrouver autour de leur passion. Encore une belle rĂ©gion de France oĂč il fait bon gĂ©o-vivre⊠Voir aussi Rando-caching en Bourbonnais, GĂ©ocaches bordelaises, rando-caches dans le marais poitevin. Chaque gĂ©ocache est une histoire qui nâest identique Ă aucune autre. »
sur le site Une conscience dans lâADN⊠Le dernier modĂšle thĂ©orique qui retiendra notre attention relĂšve de la biologie, plus exactement de la biologie molĂ©culaire. On le doit Ă Jeremy Narby, cf ClĂ©s un Suisse dâune quarantaine dâannĂ©es, qui a passĂ© son doctorat dâanthropologie Ă lâuniversitĂ© Stanford, en Californie. Lors dâun sĂ©jour dâĂ©tude de plusieurs mois en Amazonie, au contact des Ashanincas du PĂ©rou, son intĂ©rĂȘt sâĂ©tait portĂ© vers les plantes utilisĂ©es en mĂ©decine traditionnelle par les curanderos guĂ©risseurs et vers celles, aux effets hallucinogĂšnes, employĂ©es par les chamans dans leur mystĂ©rieux commerce avec les esprits. Ces mĂȘmes chamans certifiaient quâelles Ă©taient la source du savoir indigĂšne relatif aux propriĂ©tĂ©s pharmacologiques des vĂ©gĂ©taux de la forĂȘt amazoniennes, entre autres enseignements. Lui-mĂȘme avait eu lâoccasion dâĂ©prouver les effets de lâayahuasca. Ce quâil expĂ©rimenta, au cours de son incursion dans la vraie rĂ©alitĂ© des Indiens ashanincas, ne cessera de lâintriguer des annĂ©es durant. AprĂšs une succession de visions hĂ©tĂ©rogĂšnes, il se trouva cernĂ© par deux gigantesques boas de douze Ă quinze mĂštres de long, une hallucination » rĂ©currente dans la transe induite par lâayahuasca [1] Ces serpents Ă©normes sont lĂ , jâai mes yeux fermĂ©s et je vois un monde spectaculaire de lumiĂšres brillantes, et au milieu des pensĂ©es brouillonnes, les serpents commencent Ă me parler sans mots. Ils mâexpliquent que je ne suis quâun ĂȘtre humain. Je sens mon esprit craquer, et dans la faille, je vois lâarrogance sans fond de mes a priori. Il est profondĂ©ment vrai que je ne suis quâun ĂȘtre humain, et que la plupart du temps, jâai lâimpression de tout comprendre, alors quâici, je me retrouve dans une rĂ©alitĂ© plus puissante que je ne comprends pas du tout et que je ne soupçonnais mĂȘme pas, dans mon arrogance, dâexister⊠Ce rappel Ă lâhumilitĂ© de notre condition humaine servira de dĂ©clencheur Ă une longue quĂȘte. Quelle est lâorigine de ses serpents, de leur omniscience ? Car en effet, dâaprĂšs les Indiens, câest bel et bien de leur esprit que provient la connaissance des vertus mĂ©dicinales des plantes de la forĂȘt. Ăpurant les bibliothĂšques, contactant Ă lâoccasion les spĂ©cialistes des domaines quâil explore au fil de ses lectures, Narby se lance dans un long travail de recherche. LâĂ©tude des mythes lui rappelle que le serpent est un animal-symbole universel. On le retrouve dans les mythes de crĂ©ation qui ont vu naĂźtre la plupart des civilisations des AborigĂšnes dâAustralie aux grecs de lâAntiquitĂ©, des dynasties Ă©gyptiennes aux Incas. Le serpent est partout prĂ©sent, sur tous les continents, mĂȘme dans les rĂ©gions oĂč ce reptile nâest pas rĂ©pertoriĂ© dans la faune locale. Mais plus encore, on en rencontre souvent une reprĂ©sentation double deux serpents entrelacĂ©s, comme on le relĂšve aujourdâhui encore dans certaines images du caducĂ©e mĂ©dical. Il constate par ailleurs que les chamans Ă©voquent quasi systĂ©matiquement, en guise de lien entre eux et les esprits, des Ă©chelles, des lianes, des cordes cĂ©lestes⊠Toutes choses en rapport Ă©troit avec la notion dâaxis mundis lâaxe du monde de Mircea Eliade, qui permettent dâaccĂ©der Ă lâau-delĂ et au savoir chamanique. Câest alors quâil se souvient de son sĂ©jour au PĂ©rou, lorsque lâun des chamans lui avait affirmĂ© que la nature parlait par signes, laissant entendre quâil fallait sâattacher Ă dĂ©busquer les correspondances au niveau de la forme. Et sâil le prenait au mot ? Un double serpent enroulĂ©, une Ă©chelle de corde⊠à quoi cela pouvait-il faire penser..? Peu Ă peu la forme se dĂ©voile et soudain câest le dĂ©clic ! Il sâagit lĂ , câest lâĂ©vidence, de reprĂ©sentations symboliques de la double hĂ©lice dâADN, prĂ©sente dans le noyau des cellules de tous les ĂȘtre vivants. Et il nâavait mĂȘme pas relevĂ©, jusque lĂ , que la Banisteriopsis caapi elle-mĂȘme, la principale plante qui entre dans la composition de lâayahuasca, Ă©tait une liane double, torsadĂ©e, localement baptisĂ©e Ă©chelle vers la Voie LactĂ©e ou liane de lâĂąme. Sa forme figurait sans conteste, elle aussi, la double hĂ©lice dâADN. Lâanthropologue se laisse happer par ses rĂ©flexions Dans leur transe, les chamanes arrivent en quelque sorte Ă rĂ©duire leur conscience au niveau molĂ©culaire. Câest ainsi quâils apprennent Ă combiner des hormones cĂ©rĂ©brales avec des inhibiteurs de monoamine oxydase, ou quâils dĂ©couvrent quarante sources diffĂ©rentes de paralysants musculaires alors que la science nâa su quâimiter leurs molĂ©cules. Quand ils disent que la recette du curare leur a Ă©tĂ© donnĂ©e par des ĂȘtres crĂ©ateurs de la vie, ils parlent littĂ©ralement. Lorsquâils disent que leur savoir vient des ĂȘtres quâils voient dans leurs hallucinations, leurs mots signifient exactement ce quâils veulent dire. » Plus dĂ©terminĂ© que jamais, Narby sâinitie aux arcanes de la biologie molĂ©culaire afin dây rechercher les points dâancrage susceptibles de conforter son intuition. Il sait dĂ©jĂ que la molĂ©cule dâADN est prĂ©sente dans tout les rĂšgnes du vivant. Il sait Ă©galement que ses constituants, son mode de rĂ©plication et sa fonction essentielle, fabriquer les protĂ©ines nĂ©cessaires Ă la vie de lâorganisme, sont identiques quelle que soit lâespĂšce considĂ©rĂ©e. Il dĂ©couvre surtout que cette longue molĂ©cule est infiniment plus complexe quâil ne lâimaginait. Bien trop complexe pour avoir Ă©mergĂ© toute seule du chaos initial, de cet environnement hostile de la genĂšse de notre planĂšte. Comme dâautres, il se laisse sĂ©duire par lâidĂ©e dâune origine cosmique, conformĂ©ment Ă la thĂ©orie de la panspermie de Francis Crick, co-dĂ©couvreur de lâADN, qui prĂŽne un ensemencement terrestre par des acides aminĂ©s et des molĂ©cules dâADN primitif dĂ©jĂ Ă©laborĂ©s quelque part dans lâunivers. Dâailleurs, la complexitĂ© de cette double hĂ©lice est telle que pas un seul calcul de probabilitĂ© ne lui laisse la moindre chance dâapparaĂźtre sur notre planĂšte en un intervalle de temps aussi bref, environ 600 millions dâannĂ©es tout de mĂȘme, que celui qui sĂ©pare le refroidissement suffisant du magma terrestre de lâapparition des premiĂšres formes de vie bactĂ©rienne. Peu Ă peu, Narby se persuade que lâADN nâest pas seulement le socle du vivant, mais quâil en est aussi la mĂ©moire intĂ©grale. En effet, seuls les gĂšnes, une trĂšs faible partie de la molĂ©cule â 1 Ă 3 % selon les estimations â, sont pourvus dâune fonction bien dĂ©finie. Que renferme alors tout le reste, ces longues suites de bases non codantes dont on trouve de nombreuses rĂ©pĂ©titions introns Ă lâintĂ©rieur mĂȘme des gĂšnes ? Sinon une gigantesque banque de donnĂ©es relative Ă lâensemble du vivant ? Intuition assez logique, finalement, puisque toutes les espĂšces partagent cet ADN en commun, tel un catalogue exhaustif des formes de vie de la nature, dont chacune nâutilise explicitement que la partie qui la concerne. Lâorigine du savoir indigĂšne devient plus comprĂ©hensible encore si lâon sâintĂ©resse de prĂšs aux principes actifs de certains hallucinogĂšnes. Quelques-uns, en effet, possĂšdent un air de famille avec des neurotransmetteurs connus pour stimuler lâactivitĂ© de lâADN, comme la sĂ©rotonine par exemple voir au chapitre 10 le schĂ©ma de la note 11. Ainsi, plusieurs types de rĂ©cepteurs sĂ©rotoninergiques, prĂ©sents Ă la surface des cellules, captent les molĂ©cules de DMT dimĂ©thyltryptamine, un des alcaloĂŻdes majeurs de lâayahuasca. Sous lâinfluence de la DMT, des passages habituellement non codants de lâADN pourraient alors rĂ©vĂ©ler leur secret et dĂ©voiler un champ de conscience dâune dimension insoupçonnĂ©e. Sachant aussi que cette molĂ©cule de la vie est un formidable Ă©metteur-rĂ©cepteur de photons, toute proportion gardĂ©e, lâaccĂšs Ă cette prĂ©sumĂ©e conscience de lâADN se traduirait forcĂ©ment par une vision de couleurs et de lumiĂšres particuliĂšrement intenses et du meilleur rĂ©alisme. Ce que vĂ©rifient, en ce cas, nombre de descriptions dâĂ©tats modifiĂ©s de conscience. Dâautre part, lâADN, qui se comporte comme un systĂšme Ă©lectromagnĂ©tique de faible intensitĂ©, Ă©met un rayonnement de frĂ©quence Ă©levĂ©e. Dans un passĂ© relativement rĂ©cent, partant de cette propriĂ©tĂ©, certains biologistes nâavaient dâailleurs pas hĂ©sitĂ© Ă Ă©voquer lâidĂ©e dâune biocommunication reliant toutes les cellules dâun organisme, voire divers organismes entre eux, plantes ou animaux. Si lâon fait lâhypothĂšse que les chamans indiens, grĂące Ă la DMT, parviennent Ă se mettre en phase avec la longueur dâonde de la conscience » molĂ©culaire de lâADN, comme le suggĂšre Narby, lâorigine de leur connaissance de la pharmacopĂ©e amazonienne pourrait relever Ă©galement de cette biocommunication. Il va sans dire que ce bref exposĂ© reste des plus schĂ©matiques alors que le travail de Jeremy Narby, en revanche, est solidement argumentĂ© et documentĂ©. Le propos aura cependant permis de mesurer la portĂ©e exceptionnelle de lâĂ©tude de cet anthropologue audacieux ; une Ă©tude sur laquelle les secteurs compĂ©tents de la science gĂ©nĂ©tique, biologie molĂ©culaire, biophotonique, etc. seraient bien inspirĂ©s de se pencher. [1] Le serpent cosmique, page 14, Georg Ăditeur, Coll. Terra Magna, 1999. JĂ©rĂ©my Narby est licenciĂ© en histoire de lâUniversitĂ© de Canterbury et docteur en anthropologie de lâUniversitĂ© de Stanford. Auteur du Serpent cosmique, Ă©ditions Georg, 1995, il travaille pour lâorganisation dâentraide Nouvelle PlanĂšte. ââ Les humains sont-ils les seuls Ă possĂ©der une intelligence et Ă prendre des dĂ©cisions rationnelles en toute autonomie ? Dans Intelligence dans la nature, Jeremy Narby montre que les bactĂ©ries, les plantes, les animaux et les autres formes de vie non humaines font preuve dâune Ă©tonnante propension Ă prendre des dĂ©cisions dĂ©terminant leurs actions. Au cours dâun voyage extraordinaire, il nous emmĂšne Ă travers le monde â de la forĂȘt pluviale aux laboratoires hi-tech â dans un Ă©bouriffant dialogue avec des guĂ©risseurs traditionnels et des scientifiques de pointe explorant les sciences du vivant. Des moisissures visqueuses unicellulaires peuvent rĂ©soudre des labyrinthes. Les abeilles, dont le cerveau a la taille dâune tĂȘte dâĂ©pingle, font usage de concepts abstraits. Les plantes parasites, appelĂ©es â cuscutes â, peuvent juger correctement le contenu nutritionnel de leurs victimes et dĂ©cider sâil convient de les exploiter ou sâil leur faut chercher ailleurs. Que dire, et comment nommer ces comportements ? Jeremy Narby a changĂ© notre façon de comprendre les cultures et traditions chamaniques en publiant le livre Le Serpent cosmique, lâADN et les origines du savoir. Il y rĂ©vĂ©lait la capacitĂ© de savoir contenue dans la Nature, telle quâelle est connue dans les sociĂ©tĂ©s indigĂšnes. Continuant le voyage sur les nouvelles frontiĂšres de la science, il propose, dans cette originale exploration, une conception du monde interprĂ©tĂ©e par le langage de la science corroborant celle des chamanes. Son Ă©criture narrative et rigoureuse nous offre une rĂ©flexion sur des questions essentielles, telle la nature de la Nature et nos rapports avec celle-ci. En tant que prĂ©dateurs convaincus de notre supĂ©rioritĂ©, nous avons des rapports difficiles avec notre environnement naturel. Ce livre invite Ă la rĂ©conciliation. ââ- biologie des croyances Bruce Liptonâ date de publication 7 septembre 2006 SĂ©rie MĂ©decine du Futur Cet ouvrage constitue une percĂ©e dans le domaine de la nouvelle biologie. Cette synthĂšse des derniĂšres recherches les plus poussĂ©es en biologie cellulaire et en physique quantique est profondĂ©ment porteuse dâespoir et acclamĂ©e comme une dĂ©couverte majeure prouvant quâil est possible de changer notre corps en modifiant notre façon de penser. Lâauteur, un biologiste cellulaire de grande renommĂ©e, dĂ©crit les voies molĂ©culaires prĂ©cises qui en sont responsables. Dans un langage simple, avec des illustrations, un soupçon dâhumour et des exemples de tous les jours, il dĂ©montre comment la nouvelle science de lâĂ©pigĂ©nĂ©tique vient rĂ©volutionner notre comprĂ©hension du lien qui existe entre lâesprit et la matiĂšre, ainsi que les effets profonds de ce lien sur nos vies personnelles et la vie collective de notre espĂšce. ââ- Le GĂ©nie dans vos gĂšnes Dawson Church â date de publication 11 septembre 2013 LâĂ©pigĂ©nĂ©tique, qui Ă©tudie lâinfluence de lâenvironnement et de notre histoire individuelle sur lâexpression de nos gĂšnes, est une toute nouvelle branche de la science qui promet une rĂ©volution en matiĂšre de santĂ© et de mieux-ĂȘtre. Nous pensions que notre ADN dĂ©terminait une grande partie de nos comportements et de nos caractĂ©ristiques physiques. Or, de nouvelles et passionnantes recherches scientifiques dĂ©montrent que de nombreux gĂšnes sont quotidiennement activĂ©s ou dĂ©sactivĂ©s par nos croyances, nos Ă©motions et nos attitudes. Chacune de nos pensĂ©es se propage comme une onde dans tout notre corps, affectant notre systĂšme immunitaire, notre cerveau et notre systĂšme hormonal. Ce livre qui sâappuie sur plus de 300 Ă©tudes scientifiques montre comment parvenir Ă maĂźtriser notre santĂ© et notre bien-ĂȘtre par des pensĂ©es et des Ă©motions qui Ă©lĂšvent notre niveau de vitalitĂ© et de bonheur. Maintenant, avec les informations dĂ©voilĂ©es dans cette Ă©tude, nous aurons la possibilitĂ© de modifier nos gĂšnes pour amĂ©liorer radicalement notre vie. Laissons-nous tenter par la magie de lâĂ©pigĂ©nĂ©tique et nous serons Ă©poustouflĂ©s par ses bienfaits ! â Parfois de temps Ă autre, un grand livre met en Ă©vidence des liens entre des domaines apparemment dĂ©connectĂ©s de la science pour produire une nouvelle et brillante synthĂšse. Ce travail, mettant en relation la gĂ©nĂ©tique, lâĂ©lectromagnĂ©tisme, la mĂ©decine et le changement social, est un exploit monumental dâĂ©rudition et dâimagination, qui donne un aperçu fascinant des passionnantes possibilitĂ©s qui nous attendentâ. Gary Craig, crĂ©ateur de IâEFT Emotional Freedom Techniques. site de Gary Craig âââ Mutation de notre ADN et Ă©volution de conscience -article sur de Marc Pantalacci
Sâil sâagit dâune petite horloge, vissez ou dĂ©vissez lâĂ©crou situĂ© sous la lentille du balancier. Les aiguilles sont bloquĂ©es certaines fois, les aiguilles des heures coincent les aiguilles des minutes. Il suffit seulement de les libĂ©rer en les repoussant doucement. Comment fonctionne une horloge murale ? En se dĂ©tendant, il fait tourner le tambour de barillet, ce qui permet la rotation tous les rouages, qui contrĂŽlent les aiguilles. LâĂ©nergie est ensuite transmise Ă lâĂ©chappement, qui a pour rĂŽle de distribuer lâĂ©nergie nĂ©cessaire aux oscillations du balancier-spirale. Comment remonter les aiguilles dâune horloge comtoise ? Pour le remonter, il vous suffira de faire tourner lâaiguille des minutes suivant le sens inverse Ă la normale. Ă chaque fois que lâaiguille des heures atterrit sur le 12/XII, laissez lâhorloge sonner avant de continuer. ArrĂȘtez-vous aprĂšs que cette derniĂšre ait effectuĂ© une centaine de rotations. Comment choisir un mĂ©canisme dâhorloge ? Comment choisir le mĂ©canisme qui convient Ă votre horloge ? 1 â Mesurer lâĂ©crou ou le fil de son vieux mĂ©canisme ou cassĂ©. 2 â Confirmer la longueur de lĂ©crou ou du fil. 3 â Confirmer que la taille de lĂ©crou est plus courte ou Ă©gale Ă 22 mm ; ou, que la longueur du fil est plus courte ou Ă©gale Ă 16 mm. Pourquoi mon horloge ne fonctionne plus ? Le plus souvent, elle peut ĂȘtre mal ajustĂ©e ; perdre la charge ou encore dĂ©gager de lâacide dans ce dernier cas, une corrosion au niveau des extrĂ©mitĂ©s de la pile est observable. GĂ©nĂ©ralement, les deux aiguilles de lâhorloge Ă pile servent Ă indiquer les heures et les minutes. Comment savoir si mon horloge fonctionne ? Pour le vĂ©rifier, il suffit de tenir lâaiguille des minutes, dĂ©visser le testarino chrome, retirer lâaiguille des minutes et observer la fente de fixation qui doit avoir la mĂȘme forme de la broche oĂč est logĂ©, ne devrait pas avoir la forme circulaire. Pourquoi ma pendule sâarrĂȘte ? Deux causes dâarrĂȘt sont alors possibles La pendule est mal calĂ©e son tic-tac nâest pas rĂ©gulier et la perte dâamplitude du balancier fait que son angle de fonctionnement devient infĂ©rieur Ă lâangle de marche. ⊠La pendule est bien calĂ©e la force motrice nâest plus suffisante, ou une piĂšce de sonnerie est grippĂ©e. Pourquoi mon horloge ne fonctionne pas ? Pour rĂ©soudre ce problĂšme il faut changer la pile et nettoyer la zone oĂč elle est installĂ©e. Pour ce faire, il faut Ouvrir le compartiment des piles qui se trouve Ă lâarriĂšre de lâhorloge, câest la petite boite noire quâon appelle le mouvement ». Comment mettre en route une horloge comtoise ? Ouvrez les trois portes du haut de votre comtoise, posez le mĂ©canisme sur son support , centrez le , accrochez les poids si lâun est plus lourd que lâautre, le mettre Ă droite cĂŽtĂ© sonnerie , puis accrochez le balancier Ă sa tige. Comment remonter un Ćil de bĆuf ? Retenez le cadran de lâhorloge dâune main et servez-vous de lâautre pour tourner lentement la clĂ©. Essayez de la tourner dans les deux sens et voyez le sens qui fonctionne le mieux. Chaque horloge peut se remonter soit dans le sens des aiguilles dâune montre, soit en sens inverse. Comment ne pas faire sonner une horloge comtoise ? RĂ©aliser une entaille dans la porte de cotĂ© qui fera office de butĂ©e avec ou sans sonnerie. Horloge avec le systĂšme. ATTENTION pour un bon fonctionnement faire sonner la pendule avant de mettre le levier en position blocage. Comment changer le mĂ©canisme dâune pendule ? Pour les mĂ©canismes a fixation a pression placez simplement lâaiguille dĂ©licatement. Veillez Ă ce que les aiguilles ne se croisent pas lorsquâelles se touchent. Vous pouvez faire une mise Ă lâheure une fois lâhorloge installĂ©e en poussant doucement lâaiguille des minutes avec le doigt. Câest plus pratique et rapide. Qui est lâinventeur de lâhorloge ? DĂ©couvrez aujourdâhui lâhistoire de lâinventeur de lâhorloge Ă pendule, Christian Huygens. Quâest-ce quâun mouvement Ă quartz ? Comme son nom lâindique une montre Ă mouvement Quartz est une montre qui nĂ©cessite lâutilisation du cristal de Quartz. Le Quartz est un minĂ©ral qui possĂšde des propriĂ©tĂ©s piĂ©zoĂ©lectriques. La piĂ©zoĂ©lectricitĂ© est la capacitĂ© dâun matĂ©riau Ă se polariser Ă©lectriquement sous lâaction dâune force mĂ©canique. Comment faire repartir une horloge ? Oui dĂ©crocher le poids. Si un nĆud de la corde est passĂ© de lâautre cĂŽtĂ© de la plaque de fond du mĂ©canisme faire passer le nĆud du bon cĂŽtĂ© en tirant simplement. Quand le poids sera un peu plus bas, refaire un nĆud plus gros pour ne pas risquer la mĂȘme panne. Comment changer un mĂ©canisme dâhorloge ? Pour les mĂ©canismes a fixation a pression placez simplement lâaiguille dĂ©licatement. Veillez Ă ce que les aiguilles ne se croisent pas lorsquâelles se touchent. Vous pouvez faire une mise Ă lâheure une fois lâhorloge installĂ©e en poussant doucement lâaiguille des minutes avec le doigt. Câest plus pratique et rapide. Comment relancer une pendule ? Pour dĂ©placer lâhorloge, enlever les poids et le balancier. Toujours remonter les poids avant de les dĂ©crocher. Quand on avance dâune heure, avancer avec les aiguilles. Quand on recule, arrĂȘter le balancier pendant une heure et le relancer ensuite. Comment activer lâhorloge ? ParamĂštres. Dans âHorlogeâ, sĂ©lectionnez votre fuseau horaire ou modifiez la date et lâheure. Pour afficher ou masquer lâhorloge de votre fuseau horaire lorsque vous ĂȘtes dans un autre fuseau horaire, appuyez sur Horloge avec heure du domicile. Comment caler son horloge ? Le calage sâeffectue en utilisant de prĂ©fĂ©rence du carton plat, genre carton Ă chaussures pas de carton ondulĂ© qui sâaffaisse avec le temps . On le placera en soulevant lĂ©gĂšrement le mĂ©canisme sous lâavant et lâarriĂšre du cĂŽtĂ© choisi. Pourquoi ma comtoise ne sonne plus ? Une corde mal enroulĂ©e peut provoquer lâarrĂȘt de lâhorloge. Il suffit alors de tirer lĂ©gĂšrement sur le poids pour dĂ©bloquer le chevauchement des deux brins. Lorsquâelle est trop usĂ©e, effilochĂ©e ou Ă fortiori cassĂ©e, la corde doit ĂȘtre remplacĂ©e par une corde neuve de mĂȘme diamĂštre. Comment relancer une horloge ? Pour le remonter, il vous suffira de faire tourner lâaiguille des minutes suivant le sens inverse Ă la normale. Ă chaque fois que lâaiguille des heures atterrit sur le 12/XII, laissez lâhorloge sonner avant de continuer. Qui peut rĂ©parer une horloge ? La rĂ©paration de pendules anciennes, un savoir-faire horloger ancestral. La restauration de pendules, dâhorloges et de montres anciennes ne peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e que par de vĂ©ritables artisans horlogers. Comment faire dĂ©marrer une pendule ? Pour un dĂ©butant la meilleure façon de procĂ©der est la suivante vous appuyez fermement votre coude sur une table et maintenez le pendule un ou deux centimĂštres environ au-dessus de lâobjet Ă examiner ». Les muscles de votre bras et de votre main doivent ĂȘtre parfaitement dĂ©tendus. Ne vous crispez pas inutilement. Comment fonctionne une horloge comtoise ? Elles sont animĂ©es par un mĂ©canisme dâhorloge appelĂ© le balancier comtoise, liĂ© Ă un bras oscillant, toujours mĂ©canique. Vous remarquerez que sont disposĂ©s 2 trous de part et dâautre du cadran. Celui de gauche servira Ă remonter le mĂ©canisme qui donne lâheure et le trou de droite vous permettra de remonter la sonnerie. Comment dater une horloge comtoise ? Si elle est situĂ©e Ă lâarriĂšre, et quâelle est dâenviron douze centimĂštres, vous pouvez en ĂȘtre sur ou presque votre horloge date dâavant 1760. Si elle mesure environ 5 centimĂštres et se trouve toujours Ă lâarriĂšre, elle a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e entre 1740 et 1800. La tour de suspension sâest dĂ©placĂ©e Ă lâavant vers 1795.
comment changer les cordes d une comtoise