Surles pas des GĂ©ants en compagnie de Jean. Nous sommes accueillis par Jean, guide Ă  la VallĂ©e des Saints qui nous invite Ă  le suivre pour "un voyage dans l’imaginaire de la Bretagne d’antan." Nous montons au sommet de la colline car il souhaite nous faire dĂ©couvrir un panorama majestueux dominant tout le Centre-Bretagne. Description A travers une forĂȘt de rĂ©sineux, le vallon des Thures assure la liaison entre la vallĂ©e de La ClarĂ©e (avec la VallĂ©e Étroite) et le col de l'Echelle - Hautes-Alpes. LaVĂ©loroute qui chemine le long de la vallĂ©e de la BaĂŻse se raccorde Ă  la ScandibĂ©rique-EuroVĂ©lo 3, puis au Canal des Deux Mers au nord, Ă  la VĂ©loroute du PiĂ©mont PyrĂ©nĂ©en au sud. Vous pouvez tĂ©lĂ©charger la carte V82 dĂ©diĂ©e au parcours et aux services : ici. Elle dĂ©marre Ă  Barbaste, en Lot-et-Garonne, au pied du Moulin des lancienne Ă©glise Saint-Jacques (1788), fondĂ©e par les seigneurs de Belle-Isle. Elle a servi au XIXĂšme et XXĂšme siĂšcles Ă  hĂ©berger les pompiers de Belle-Isle-en-terre ; la chapelle de Locmaria (encore appelĂ©e Pendreo ou Pendrao ou Notre-Dame de Pendreff en 1391) date du XV-XVIĂšme siĂšcle et elle est restaurĂ©e au XIX-XXĂšme siĂšcle. Elle faisait, semble-il, partie Ă  l'origine Etsur l’autre rive Ă  quelques kilomĂštres Ă  l'ouest, les ruines d'un puissant chĂąteau dominent sur un Ă©peron le village de NeufchĂątel dans la vallĂ©e de la Ranceuse, c'est le nouveau chĂąteau des Seigneurs de NeufchĂątel, forteresse puissante qui comptait neuf tours. LariviĂšre BaĂŻse sillonne tranquillement la Gascogne, des PyrĂ©nĂ©es vers la Garonne. Elle y dessine des vallons fertiles et de douces collines oĂč s'Ă©panouissent les cĂ©pages qui deviendront Armagnacs, Flocs, CĂŽtes de Gascogne ou Buzet. La VĂ©loroute qui chemine le long de la vallĂ©e de la BaĂŻse se raccorde Ă  la puis au Canal des Deux Mers au nord, Ă  Deuxgroupes de morts-vivants sur cette carte : 4 archers noirs, 3 nĂ©crophages, 2 Ăąmes en peine, et 1 seigneur nĂ©crophage vous attendent au nord (1).Bloquez-les Ă  la porte pour plus de facilitĂ©. Il y a de fortes chances pour que vous attiriez Ă©galement le second groupe situĂ© un peu plus Ă  l'est (2), composĂ© de 4 Ăąmes en peine, 3 nĂ©crophage, 1 seigneur nĂ©crophage et 1 archer noir. beqVonc. L’Isle et la Dronne, deux riviĂšres du bassin de la Dordogne, prennent leurs sources dans le Massif Central, traversent le dĂ©partement de la Dordogne et confluent au lieu-dit La FourchĂ©e Ă  Coutras. En Gironde, la Dronne chemine sur 16 km, tandis que l’Isle s’étire sur 24 km. Douze moulins jalonnent ces riviĂšres dans leur partie girondine. La prĂ©sente Ă©tude fait ressortir le destin commun de ces moulins, depuis leur naissance au XVe siĂšcle jusqu’à leur essor industriel du XIXe siĂšcle et Ă  leur disparition en tant qu’usines au XXe premiĂšres traces de moulins sur l’Isle et sur la Dronne sont dans les archives des abbayes de la Sauve-Majeure et de Faise. Le grand cartulaire de la Sauve-Majeure signale qu’entre 1079 et 1095 un certain AndrĂ© et son Ă©pouse firent donation Ă  l’abbaye de leur alleu et de quatre moulins sur la Dronne. Les moines, pour en jouir en paix, demandĂšrent confirmation Ă  la vicomtesse de Fronsac qui accepta et ajouta le droit de donation sur toute sa terre. AprĂšs sa mort, son fils contesta cet acte puis finit par le confirmer et reçut 40 sous pour lui et 20 pour son des principaux moulins de l’Isle et de la DronneEn 1187, Pierre, vicomte de Castillon, confirma, selon la volontĂ© de son pĂšre, le don Ă  perpĂ©tuitĂ©, Ă  titre d’aumĂŽne, des moulins de Lapouyade, Ă  Saint-MĂ©dard-de-GuiziĂšres, Ă  l’abbaye de Faise, avec tous les droits dĂ©tenus sur ces Ă©glisottes Gironde – Les bords de la Dronne Ă  l’Usine – Collection du GRAHC Groupe de Recherches ArchĂ©ologiqueset Historiques de CoutrasCes deux mentions des XIe et XIIe siĂšcles ne permettent pas de connaĂźtre la nature de l’activitĂ© pratiquĂ©e par ces moulins. Il faut attendre 1244 pour voir le comte du PĂ©rigord construire, peu en amont de Montpon, un port destinĂ© Ă  recevoir les marchandises, au lieudit “Le Port Vieux”. Ce dernier fut remplacĂ© plus tard par un autre port, en amont du premier, le port de Calandre. La situation se dĂ©grada lors de la Guerre de Cent ans. Durant cette pĂ©riode troublĂ©e, les riverains construisirent nĂ©anmoins des moulins et des barrages sur l’Isle et la Dronne. Pour autant, il fallut attendre la reconstruction du pays, aprĂšs 1453, pour constater une activitĂ© organisĂ©e et rĂ©guliĂšre en ce domaine. À partir de 1466 et pendant une vingtaine d’annĂ©es, les seigneurs de Fronsac accordĂšrent des baux Ă  fief nouveau pour la crĂ©ation de moulins Coutras et Sablons sur la Dronne, Abzac, Penot et Laubardemont sur l’Isle. Ainsi, le 21 septembre 1466, vĂ©nĂ©rable homme Messire Simon Hospitalier, prĂȘtre, archiprĂȘtre de Fronsac, comme procureur de noble et puissant seigneur Joachim Roaud, Ă©cuyer, seigneur du Bois Meynard et lors vicomte de la vicomtĂ© de Fronsac, eut baillĂ© Ă  fief nouveau selon les fors et coutumes de bourdelois Ă  vĂ©nĂ©rable personne messire Jean Baussen, prĂȘtre, comme personne privĂ©e, par tout tems, est assavoir la moitiĂ© de la riviĂšre de l’Ile, devers la Double de Fronsac pour joindre et aprocher faire et accomplir l’écluse et Ă©cluzar du moulin de Laubardemont avec cent pas de terre, estant en la dite Double ». Le 18 juin 1471, le mĂȘme Simon Hospitalier, procureur de Louis de Prie, Ă©cuyer, conseiller et chambellan du duc de Guyenne et seigneur de Fronsac, bailla Ă  fief Ă  Antoine Boneau et Johan Coulombs aĂźnĂ©, fils de Jehan Coulomb, tota aquera veilha place deserte par far molins en la terra loc en que viven les aygas alantas venentas, esclusas et desfuitas aux dits molins apartenent et qui apartenir deven et podan en aucuna maneyra enrolas sus universaux apartenansas enteyrament laqueu place de molin es sus la ribaire de lisle en la paropia de Sent Pey d’Absac, propz ladicta egleysa et audesus deu castel avecque certainas terres desertes nĂ©cessaires pour l’exercice deusdits molins deserts ». Le Moulin de Penot, Ă©galement situĂ© Ă  Abzac, fut pris Ă  fief nouveau par Penot Horreyreau d’Odet d’Aydie, seigneur de Lescun, comte de Comminges, vicomte de Fronsac le 28 fĂ©vrier 1482. Le moulin de Sablons anciennement appelĂ© Moulin de Turlay, aux Peintures, reçut un bail Ă  fief nouveau, le 3 janvier vallĂ©e marquĂ©e par l’activitĂ© du foulage des textilesAu XVIe siĂšcle, nombre de moulins de la vallĂ©e de l’Isle s’ouvrirent au foulage des textiles en mĂȘme temps qu’à la production de farines. En 1581, l’entretien des Ă©cluses, la pĂȘche des colacs esturgeons, l’usage des bourgnes et filets et le foin pour la nourriture des Ăąnes sont mentionnĂ©s dans un acte relatif au moulin de Sablons. En 1600, les tenanciers Pierre Turlay et son pĂšre reconnurent tenir de François d’OrlĂ©ans et Anne de Caumont, seigneur et dame de Fronsac, tout icelluy moulin Ă  eau et bled moulant avec ses meules et moulanges, moulin Ă  mailher drapt avec leurs eaulx allantes venantes escluzes desfuites droicts de pescherie sabliĂšre entrĂ©es issues droicts de servitude pour aller et venir qui est sis et situĂ© en la paroisse des Poinctures sur la riviĂšre de Dronne appellĂ© le moulin de Turlay ». Quelques annĂ©es aprĂšs, en 1598, Pierre Turlay dit “du Moulin”, habitant Les Peintures, et Pierre Caillou [ou Chaillou], son gendre, habitant Lagorce, passĂšrent un contrat avec Guillaume Lamoureux, charpentier, qui promit de refaire une maillerie au-dedans des moulins appelĂ©s de Turlay » aux Peintures. Turlay et Chaillou promirent de fournir tous les bois tandis que Lamoureux fut tenu de faire dresser des poulies aux alentours des moulins, de la longueur de 36 aunes de drap, pour faire sĂ©cher les draps sortant de l’ prĂšs Les Ă©glisottes Gironde – Le Bac – Collection du GRAHCSituĂ© plus en amont, le Moulin de Monfourat, sur la Dronne, dont la premiĂšre mention date du renouvellement d’un bail Ă  fief nouveau du 23 avril 1555, est dĂ©crit comme un moulin appelĂ© de Montferrat, avec ses apartenances, chaussĂ©e, Ă©cluse, pĂȘcherie, gits defoussĂ©s, hauts et bas, cours et dĂ©fuites d’eau devant et derriĂšre, scituĂ©es en la paroisse des Eglisottes sur la riviĂšre de Dronnes ». Dans le livre terrier des seigneurs de Fronsac en 1681, une maillerie apparaĂźt icelluy moulin Ă  eau et bled moullands mailherie avec ses eaux allantes et venantes Ă©cluzes defouittes meulles moullanges droit de pescherie [
] le tout situĂ© en la paroisse des Eglisottes sur la riviĂšre de Dronne appellĂ© le moulin de Maufourat alias de Barraud ». Le Moulin de Coutras, sur la Dronne, tenu en 1600 par Colin Rallion, marchand, Micheu Guynier, marchand, et Jacmes Brisset, couralier [ patron battelier ], est lui aussi Ă©quipĂ© d’une maillerie Toutz iceux moulins Ă  bled moulantz et Ă  mailher draps, le tout en ung tenant qui sont assis et sictuĂ©s sur la riviĂšre de Dronne en la paroisse Sainct Jehan de Coutras appellĂ©s antiennement les moulins des Coings, et Ă  prĂ©sent les moulins de Coutras avecq leurs meules, moulanges, escluzes et deffuictes d’aulx allantes et venentes, comprenant 
 plus ont reconnu tenir en fiefz la sabliĂšre pour servir Ă  prendre cailhou et gravier pour assabler l’escluze du susdit moulins au-dedans une piĂšce de terre et chaulme qui est en la tenue de la meyteyrie du susdit seigneur et dame [
] ». De nombreux textes de cette Ă©poque confirment l’importance des cheneviĂšres sur les berges des deux riviĂšres, alimentant en matiĂšres premiĂšres les mailleries des morcellement de la propriĂ©tĂ© des moulinsÀ de rares exceptions prĂšs, tous ces moulins Ă  blĂ©, fondĂ©s ou remis en mouvement dans la deuxiĂšme moitiĂ© du XVe siĂšcle, ont connu un destin commun. Au bout de quelques gĂ©nĂ©rations, les hĂ©ritiers, attachĂ©s Ă  conserver des parts du moulin familial en hĂ©ritage, devinrent propriĂ©taires de portions de moulins toujours plus petites au grĂ© des successions. Le Moulin de Monfourat est significatif de cette Ă©volution le 25 juin 1582, Jean Chaperon, marchand au Chalaure, faisant tant pour lui que pour MaĂźtre Samson, Marie et Marthe, ses frĂšre et sƓurs » , afferma Ă  Jean Boussier, meunier des Églisottes, tout leur droit, part et cotitĂ© des moulins Ă  blĂ©, pĂȘcherie, ilots, et autres appartenances desdits moulins, situĂ©s sur la riviĂšre de Dronne appelĂ© le moulin de Malfourat en la paroisse des Eglisottes, montant ledit droit Ă  une quarte partie ». La fratrie se partagea le quart du capital que possĂ©dait leur mĂšre, Marie ThĂ©venin bien maigre hĂ©ritage, difficilement valorisable. Mais l’exemple du Moulin de Penot, sur l’Isle, illustre mieux encore la prĂ©carisation des hĂ©ritiers de possesseurs de moulins les hĂ©ritiers de PĂ©not Horreyreau morcelĂšrent fortement le moulin, en l’espace de trois gĂ©nĂ©rations. Par un acte du 21 fĂ©vrier 1573 . Pierre et Françoise Vacher, reprĂ©sentĂ©s par leur tuteur Jean Vacher le jeune, habitant Coutras ; . Collas Vacher, reprĂ©sentĂ© par son curateur autre MaĂźtre Jean Vacher, notaire d’Abzac ; . et Benoite Vacher, faisant sous l’autoritĂ© d’autre MaĂźtre Jean Vacher, juge de Feyze, son curateur ; [ Il y a donc trois Jean Vacher» distincts prĂ©sents Ă  l’acte ! ] vendirent Ă  Maurice, Denis et autre Maurice Fellonneau, frĂšres, marchands d’Abzac, [
] la douziĂšme partie des moulins, Ă©cluses, meules, droits de pĂȘcherie, et eaux allantes et venantes des moulins vulgairement appelĂ©s de feu PĂ©not Horreyreau, situĂ©s et assis sur la riviĂšre de l’Isle en la paroisse d’Abzac », tout en prĂ©cisant qu’il fallait exclure de cette part une vingt-quatriĂšme partie de cette douziĂšme partie qui appartient Ă  Micheau Horreyreau ». [ L’acte prĂ©cise que les vendeurs Ă©taient les hĂ©ritiers de feu Raymond Vacher, lequel avait Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  verser cette somme aux trois acheteurs par la Cour de Fronsac. Ne pouvant payer les dettes dont ils ont hĂ©ritĂ©, ils cĂšdent les droits qu’ils possĂšdent dans le moulin Ă  leurs crĂ©anciers.] Les parts vendues reprĂ©sentaient moins de 8 % de l’ensemble. La vente fut rĂ©alisĂ©e moyennant la modique somme de 180 livres tournois. Ainsi, Micheau Horreyreau ne possĂ©dait plus en 1573 qu’1/24 de 1/12, soit 0,35 %. Mais les quatre hĂ©ritiers de Raymond Vacher n’étaient guĂšre mieux lotis ils n’avaient chacun que moins de 2 %. Et les acheteurs, au nombre de trois, n’achetĂšrent chacun que 2,66 % de la propriĂ©tĂ© du moulin de exemple aussi spectaculaire qu’extrĂȘme au dĂ©but des annĂ©es 1670, Jean Rallion ne possĂ©dait plus que 1/15 des parts sur le Moulin de Coutras. Le 13 avril 1741, Pierre Gros, chamoiseur, Ă©poux de Marie Rallion, arriĂšre petite-fille de Jean Rallion, vendit Ă  MoĂŻse Formel, bourgeois de Coutras, la quatorziĂšme partie d’un cinquiĂšme d’une quinziĂšme partie des moulins Ă  blĂ© de Coutras », soit Ă  peine 1/1050e du moulin, pour la somme dĂ©risoire de 25 livres. L’indivision des moulins ne pouvait donc qu’engendrer une mauvaise gestion abandonnĂ©s, sans soins, ni pour les bĂątiments ni pour les ouvrages hydrauliques, les moulins souffrirent de dĂ©labrement. En 1669, le Moulin de Saint-Seurin fit l’objet d’une campagne de restauration afin d’accomoder et entretenir lesdits moulins quoy que soit la chaussĂ©e et escluze d’iceux a rompeu soudain et Ă  tel point que la force de l’eau a rompeu les fondemants dudit moulin du costĂ© du nord, et le coin qui joint ladite excluse qui est cause a ladite escluse de graves dommaiges ». Dans les annĂ©es 1750, ce moulin Ă©tait “en ruine” et “abandonnĂ©â€.Quand un moulin rencontre une personnalitĂ©Le XVIIIe siĂšcle vit la renaissance des moulins Ă  blĂ© des vallĂ©es de l’Isle et de la Dronne. En 1767, la famille Duclion acheta le Moulin de Logerie, alors en fort mauvais Ă©tat, y entreprit de lourds travaux de rĂ©fection et l’équipa de quatre paires de meules. À partir de la fin du XVIIIe siĂšcle, mais surtout depuis le milieu du XIXe siĂšcle, le destin de ces moulins a basculĂ© pour connaĂźtre un dĂ©veloppement sans prĂ©cĂ©dent. L’essor industriel des moulins de l’Isle et de la Dronne est systĂ©matiquement dĂ» Ă  la rencontre d’une personnalitĂ© politique ou d’un industriel avec un site reconnu comme propice Ă  une activitĂ© de site du Moulin d’Abzac et Roussel de GodervilleAprĂšs sa construction en 1471, le Moulin d’Abzac passa aux mains de la famille Fournier, puis fut achetĂ© en 1662 par RaphaĂ«l de Fournel, chevalier, seigneur de Tayac, dĂ©jĂ  propriĂ©taire du chĂąteau d’Abzac. C’est alors que dĂ©buta une aventure Ă©conomique exceptionnelle. PassĂ© par hĂ©ritage aux mains de la famille Roussel de Goderville en 1763, le moulin fut reconstruit et agrandi pour devenir une importante de GodervilleEn 1793, le conventionnel Gilbert Romme dĂ©cida d’y implanter une fonderie de canons, projet vite avortĂ©. Vendu comme bien national, puis achetĂ© par la famille Rozier, le site du Moulin d’Abzac vĂ©cut au rythme d’une utilisation industrielle continue minoterie, rizerie, huilerie, puis Ă  partir de 1928, cartonnerie spĂ©cialisĂ©e dans la fabrication de mandrins pour la papeterie et de fĂ»ts en kraft pour la Moulin d’Abzac – Coll. d’AngladeLa papeterie de Monfourat et Auguste VorsterEn 1765, le Moulin de Monfourat Ă©tait Ă©quipĂ© de quatre paires de meules et de deux foulons Ă  draps avec des Ă©tendoirs et un pressoir Ă  huile. Il fut vendu en 1812 par les frĂšres Frichou Ă  François Lartigue et Jean Vidal, nĂ©gociants de Coutras. Les propriĂ©taires n’ayant pu tenir leurs engagements financiers, le moulin fut saisi, le 18 septembre 1827, et adjugĂ©, le 10 juillet 1829, Ă  Jean Eygreteau et Jean Peletingeas. C’est en 1830 que se situe le projet de l’exploitation d’une papeterie mĂ©canique Ă  Monfourat. Quelques riches nĂ©gociants bordelais dĂ©cidĂšrent de se lancer dans cette entreprise un marchĂ© important existait pour l’exportation de papier vers les rĂ©publiques d’AmĂ©rique latine. Le 29 septembre 1832, JosĂ© Maria Aguirre Vengoa acheta une moitiĂ© du Moulin de Monfourat, puis l’autre moitiĂ© le 7 octobre de la mĂȘme annĂ©e. Le 13 septembre 1835, la sociĂ©tĂ© anonyme de la “Compagnie de la papeterie mĂ©canique de Monfourat” fut autorisĂ©e par ordonnance royale, mais l’exploitation fut laborieuse en raison de problĂšmes techniques et financiers. La sociĂ©tĂ© fut dissoute en Jules Victor VorsterC’est alors qu’Auguste Jules Victor Vorster, papetier d’origine allemande, dĂ©cida d’affermer cette papeterie devenue vĂ©tuste. De 1849 Ă  1853, la papeterie fut Ă  nouveau exploitĂ©e, rĂ©parĂ©e et amĂ©liorĂ©e. InaugurĂ©e en 1852, la ligne de chemin de fer Bordeaux-Paris passait Ă  proximitĂ© de Monfourat. Ce fut la chance de la papeterie. Auguste Vorster dĂ©cĂ©da en 1865 aprĂšs un court intermĂšde assurĂ© par ses deux fils, la direction de l’usine Ă©chut Ă  la veuve Vorster. Ainsi, jusqu’en 1883, la famille Vorster participa au dĂ©veloppement de la papeterie de Monfourat. Le moulin fut alors achetĂ© par Georges Legrand qui le reconstruisit et le modernisa. Empreint de paternalisme, soucieux de la qualitĂ© de vie de ses ouvriers, Legrand crĂ©a une citĂ© ouvriĂšre, une coopĂ©rative et une caisse de sĂ©curitĂ© sociale. En 1906, la papeterie passa aux mains de la famille et du groupe Navarre et connut encore de belles heures de gloire. Victime de la mondialisation, l’usine ferma ses portes en gĂ©nĂ©rale des Usines Ă  Papiers de Monfourat – Prise des bords de la Dronne prĂšs Les Ă©glisottes GirondeHuilerie de Laubardemont et CalvĂ©Le 27 avril 1808, Jean-Antoine Chaumeil, originaire de Clairac, acheta le chĂąteau, les terres et le Moulin de Laubardemont. En 1841, Chaumeil, dit l’oncle», Ă©tant mort sans hĂ©ritier, son hĂ©ritage passa Ă  son neveu, Jean-Joseph Chaumeil. Celui-ci organisa, Ă  grande Ă©chelle, l’exploitation du Moulin de Laubardemont. Du point de vue industriel et commercial, l’usine de Laubardemont Ă©tait pourvue d’une excellente organisation. Cette minoterie Ă©tait composĂ©e de neuf coursiers sur lesquels Ă©voluaient autant de paires de meules activĂ©es par des rouets Ă  cuve. Aux deux Ă©tages supĂ©rieurs Ă©taient installĂ©s des nettoyeurs de grains, des bluteries et une Ă©tuve Ă  vis d’ArchimĂšde tournante, laquelle causa un violent incendie qui dĂ©truisit l’usine en janvier 1850. Le moulin fut immĂ©diatement reconstruit, remis en marche et agrandi. AnnĂ©e aprĂšs annĂ©e, le moulin ne cessa d’ĂȘtre amĂ©liorĂ© par ajouts de turbines, de machines Ă  vapeur et d’autres Ă©lĂ©ments de technologie moderne jusqu’à atteindre une production de quatre tonnes de farine Ă  l’ de Laubardemont Facture avec en-tĂȘte figurant l’Exposition de Bordeaux de 1859 et 1865 cf aussi la photo de la derniĂšre de couvertureUn incendie dĂ©truisit Ă  nouveau la minoterie de Laubardemont le 21 juin 1893. Lui succĂ©da une huilerie créée par Emmanuel CalvĂ©. Les arachides que l’établissement employait provenaient du SĂ©nĂ©gal. L’origine de cette industrie et du commerce des arachides en Gironde est Ă©troitement liĂ©e au naufrage de la frĂ©gate La MĂ©duse», qui inspira le cĂ©lĂšbre tableau Le Radeau de La MĂ©duse» de ThĂ©odore GĂ©ricault. En effet, le 2 juillet 1816, La MĂ©duse, transportant une mission au SĂ©nĂ©gal, s’échoua sur le banc d’Arguin, Ă  proximitĂ© de la cĂŽte sĂ©nĂ©galaise. Un jeune mĂ©decin de Marine s’était, comme les autres passagers, rĂ©fugiĂ© sur le radeau historique. Ayant oubliĂ© sa montre, prĂ©cieux cadeau de sa mĂšre, il remonta Ă  bord du bĂątiment. Le radeau s’étant entre temps Ă©loignĂ©, le jeune homme sauta dans un petit canot jugĂ© inutilisable par les naufragĂ©s et put ainsi gagner la cĂŽte. C’est ainsi que Victor CalvĂ© dĂ©barqua au SĂ©nĂ©gal. La perspective des profits qu’il pouvait tirer de la transformation des arachides lui apparut immĂ©diatement, au point d’appeler ses frĂšres pour en organiser le commerce. Telle fut l’origine de la Maison CalvĂ© FrĂšres. En 1934, l’usine traitait jusqu’à 73 000 tonnes d’arachide par an grĂące Ă  450 salariĂ©s et bateliers. L’établissement ferma progressivement ses portes Ă  partir de extĂ©rieure de l’Huilerie de Laubardemont devenue Maison CalvĂ© frĂšresCoutras – Huilerie de Laubardemont devenue Maison CalvĂ© frĂšres – Salle des presses N°2L’aciĂ©rie de Saint-Seurin et William James JacksonPropriĂ©tĂ© de la famille des seigneurs de Saint-Seurin-sur-l’Isle, les Lageard, le moulin Ă©tait en ruine Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle. Ce moulin, Ă©quipĂ© de six meules, fut rachetĂ© en 1835 par Durand-Monbrun, qui reconstruisit le moulin alors abandonnĂ©. Il implanta le barrage dĂ©versoir Ă  son emplacement actuel. La chute d’eau alimenta dorĂ©navant des roues Ă  aubes et des meules Ă  blĂ©. Le barrage fut achevĂ© en 1839. En 1850, William James Jackson acheta le moulin. Son projet Ă©tait des plus audacieux il envisageait de dĂ©passer son concurrent des forges de Coly, au Pizou Dordogne, et de traiter les fontes pĂ©rigourdines afin de fabriquer de l’acier fondu en creuset, tout en se rĂ©servant la possibilitĂ© d’amĂ©liorer le procĂ©dĂ©. Son projet fut soumis Ă  l’administration centrale et fut Ă©tudiĂ© par le service hydraulique. Il fallut amĂ©nager la chute, Ă©difier des bĂątiments nouveaux, obtenir des autorisations, vaincre des rĂ©sistances locales, rĂ©unir des capitaux et amener une main-d’Ɠuvre spĂ©cialisĂ©e. C’est vers NapolĂ©on III que se tourna l’industriel. Un dĂ©cret de 1851 autorisa la crĂ©ation de l’usine. Un prĂȘt de l’État Ă  Jackson de 1 200 000 francs fut employĂ© Ă  la construction d’un atelier trĂšs complet pour la fabrication des ressorts et pour l’érection d’une forge pour le laminage des lingots d’ James Jackson – 1855IntĂ©rieur de l’aciĂ©rie JacksonLe charbon fut importĂ© d’Angleterre et remontĂ© par les chalands aux abords immĂ©diats de l’usine. Tandis que se poursuivait la construction des ateliers, des hauts fourneaux, des cubilots, Jackson Ă©difia un vaste immeuble destinĂ© au logement collectif des ouvriers et Ă  l’installation des bureaux. Il importa aussi les savoir-faire nĂ©cessaires Ă  cet Ă©tablissement sidĂ©rurgique. Les ouvriers, d’origine anglaise, alsacienne, hollandaise et allemande firent passer la population de Saint-Seurin de 614 habitants en 1851 Ă  1080 dix ans plus tard. Le complĂ©ment de main-d’Ɠuvre non qualifiĂ©e fut choisi parmi les paysans et artisans de Saint-Seurin. L’aciĂ©rie fonctionna idĂ©alement William Jackson, concessionnaire de Bessemer, introduisit le premier en France la fabrication de l’acier au gĂ©nĂ©rale de l’Usine de Saint Seurin-sur-l’IsleLa production maximum d’acier atteignit 18 000 tonnes. Les produits finis, poinçonnĂ©s acier Jackson, consistaient en ressorts, cƓurs d’aiguillage de chemin de fer ou encore plaques de blindage et canons. En 1869, le prix des matiĂšres premiĂšres Ă©tant trop Ă©levĂ©, les portes de l’usine fermĂšrent. L’activitĂ© fut transplantĂ©e Ă  Imphy et Ă  de caoutchouc de Reyreau et Maurice BaudouVers 1906 germa dans l’esprit entreprenant d’Antoine Baudou, distillateur en Charente-Maritime, l’idĂ©e de crĂ©er une industrie du caoutchouc sur les rives de la Dronne. La force hydraulique Ă  disposition et les dynamiques industrielles, amenĂšrent Antoine Baudou Ă  rechercher de nouveaux domaines d’application du caoutchouc. TrĂšs vite, l’idĂ©e prit forme et la dĂ©cision suivit aprĂšs qu’Antoine Baudou eut consultĂ© un spĂ©cialiste de l’industrie du Les Ă©glisottes Gironde – Avenue de l’Usine Ă  papiers de Monfourat – Sortie des ouvriersEn 1908, son fils Maurice Baudou, qui se passionnait pour l’affaire au point d’en devenir l’animateur et le vĂ©ritable fondateur, l’assista dans ses premiers projets d’installation et de fabrication, et en 1910 un ingĂ©nieur conseil vint de Paris pour achever la mise au point de l’établissement. Les “grandes usines de la sirĂšne” Ă©taient nĂ©es, implantĂ©es dans le moulin de Reyreau aux Églisottes. Leur publicitĂ© fut confiĂ©e au cĂ©lĂšbre affichiste 1910, Baudou dĂ©buta la fabrication des pneus de vĂ©lo, des boyaux et des chambres Ă  air. En 1915, il se spĂ©cialisa dans le pneu increvable pour vĂ©los et motos lĂ©gĂšres, production qui connut rapidement une vogue auprĂšs de ceux que rebutaient les crevaisons alors frĂ©quentes. En 1935, la gamme de production des bandages increvables Ă©quipa les matĂ©riels agricoles et industriels, ainsi que ceux de l’armĂ©e. L’Increvable Baudou Ă©tendit sa renommĂ©e aux marchĂ©s c’est en 1936 que l’usine dĂ©veloppa une innovation marquante. Ce fut le grand dĂ©part de la botte en caoutchouc, moulĂ©e d’une piĂšce grĂące Ă  un procĂ©dĂ© – utilisĂ© encore aujourd’hui – nourri de nombreux perfectionnements techniques. Le succĂšs dĂ©passa rapidement les espĂ©rances et vint couronner tous les efforts la botte moulĂ©e, pratique et robuste, conquit, Ă  une allure record, le marchĂ© français. Cette nouvelle orientation fera de Baudou, en quelques annĂ©es, le premier producteur de bottes 1453, les nouveaux seigneurs de Fronsac firent le choix du dĂ©veloppement Ă©conomique de leur seigneurie en favorisant la reprise et la crĂ©ation de moulins sur l’Isle et sur la Dronne. Ces choix d’il y a 550 ans ont conduit les sites retenus pour l’implantation de ces moulins Ă  devenir les sites du dĂ©veloppement industriel. Aujourd’hui encore, le site du Moulin d’Abzac abrite le siĂšge et l’usine d’Abzac SA. La cartonnerie Smurfit est implantĂ©e Ă  proximitĂ© immĂ©diate du site du Moulin de Camps. L’usine AMCOR-Flexibles occupe le site du Moulin de Saint-Seurin-sur-l’Isle tandis que l’usine Baudou est toujours prĂ©sente aux Églisottes-et-Chalaures. Mais bien plus encore, ces moulins furent le creuset d’innovations technologiques majeures au cours de la RĂ©volution industrielle acier en coulĂ©e continue par Jackson Ă  Saint-Seurin-sur-l’Isle ; obtention d’une qualitĂ© de papier sans prĂ©cĂ©dent Ă  Monfourat Ă  l’époque de Vorster, Legrand et Navarre ; plus grande minoterie de France, puis huilerie avec 450 employĂ©s pour le Moulin de Laubardemont ; Ă©popĂ©e de la fabrication d’objets en caoutchouc crĂ©ant 1500 emplois au moulin de Reyreau aux Églisottes. Il est remarquable que les choix effectuĂ©s par les seigneurs du XVe siĂšcle aient dĂ©terminĂ© en grande partie le dĂ©veloppement Ă©conomique des vallĂ©es de l’Isle et de la Dronne Ă  l’époque contemporaine. L’étude approfondie de l’histoire et du destin de ces moulins, ici simplement Ă©bauchĂ©e, mĂ©riterait sans doute qu’on s’y arrĂȘte publicitaire de LA SIRÈNE BAUDOU », pour les pneus et le vĂ©lo BAUDOUDavid Redon PrĂ©sident du Groupe de Recherches ArchĂ©ologiques et Historiques de Coutras GRAHCPhilippe Rallion Membre du Groupe de Recherches ArchĂ©ologiques et Historiques de Coutras GRAHCLe texte de cet article est un extrait de l’ouvrage des Archives dĂ©partementales de Gironde, Coeur des Moulins », Ă©ditĂ© par Ausonius Éditions cf dans ce numĂ©ro MdM 77 p32 et contenant de nombreuses rĂ©fĂ©rences bibliographiques. Les illustrations sont beaucoup plus nombreuses que dans le texte original. Sauf prĂ©cision dans le texte, les illustrations appartiennent Ă  la collection des dans Le Monde des Moulins n°77 – juillet 2021 Nombre de vues 531 Accueil chien Dobermann France - Nouvelle-Aquitaine 24 - Dordogne Oscar des Seigneurs de la VallĂ©e de l'Isle Sexe MĂąle NĂ© le 21/02/2018 Couleur noir & feu Puce 250268732207683 Inscrit au Livre d'origine LOF N° d'origine 89649/11307 Les Informations Site du propriĂ©taire des Seigneurs de la VallĂ©e de l'Isle Site du producteur des Seigneurs de la VallĂ©e de l'Isle Lieu 24 - Dordogne Les parents Retrouvez le programme de sorties du deuxiĂšme trimestre 2022 Retrouvez le rapport 2022 de la migration des amphibiens Venez dĂ©couvrir les chauves-souris Sorties mycologiques Rapport migration amphibiens Nuit de la chauve-souris Une ancienne forĂȘt royale » Au moyen-Ăąge, la forĂȘt de l’Isle Adam appartenait Ă  divers seigneurs et institutions religieuses, puis elle est entrĂ©e dans le domaine royal, jusqu’à ce que François 1er l’offre Ă  Anne de Montmorency. A la mort de son dernier descendant, il est entrĂ© dans le patrimoine des CondĂ©, puis des Conty. Le dernier Prince de Conti 1776-1789 a eu un rĂŽle particuliĂšrement important sur la forĂȘt, en regroupant diverses propriĂ©tĂ©s restĂ©es Ă©parses et en l’amĂ©nageant dans un objectif cynĂ©gĂ©tique. Il est notamment Ă  l’origine de la crĂ©ation des longues allĂ©es qui coupent la forĂȘt et des carrefours en Ă©toile, ainsi que de la construction d’un mur dit du saut du loup ». A la rĂ©volution, la forĂȘt est rapidement devenue la propriĂ©tĂ© de l’Etat. Elle est dĂ©sormais gĂ©rĂ©e par l’ONF, comme toutes les forĂȘts domaniales. IASEF a rĂ©alisĂ© plusieurs Ă©tudes historiques sur la forĂȘt de l'Isle Adam, notamment Les "Ah-ah" de la forĂȘt de l'Isle-AdamLe carrefour CapitaineLe prieurĂ© Grandmontain du MeynelL'ouverture de la chasse Ă  l'Ise-Adam en 1789Les mottes castrales de nos forĂȘts "Sauts de loup de PrĂ©rolles Imprimer E-mail Good Choice's Select elevage Good Choice's Select - SIREN 490169703Les textes et les images sont la propriĂ©tĂ© exclusive de ce site - Reproduction interdite Plan du Site - Les Spitz allemand avec - Logiciel d'Elevage - Chiots de France - Signaler un abus À propos de ChĂąteau de la RiviĂšre Quelle est l’histoire du domaine ? Charlemagne serait Ă  l'origine du chĂąteau de La RiviĂšre, Ă  la fin du VIIIe siĂšcle, quand il voulait des forteresses dĂ©fensives aux marches de son empire. Au XIIe siĂšcle, entre deux croisades ou deux conflits locaux, les seigneurs locaux vendangent leurs terres. Entre 1553 et 1577, Gaston de l'Isle, Ă©galement maire de Bordeaux, fait construire le chĂąteau actuel. Plus tard, Ă  partir de 1962, Jacques Borie constitue le plus vaste domaine de Fronsac avec prĂšs de 60 ha de vignes. Le nĂ©gociant et homme d’affaires Jean Leprince l’achĂšte en 1994. Sa fille ValĂ©rie et son gendre Xavier PĂ©neau agrandissent le domaine et rĂ©alisent d’importants travaux dans les chais. Les vins bĂ©nĂ©ficient des conseils de l’Ɠnologue Michel Rolland. Au dĂ©cĂšs accidentel de M. Leprince en 2002, sa famille dĂ©cide de vendre le chĂąteau Ă  l’entrepreneur James GrĂ©goire, Ă  la tĂȘte des machines Ă  vendanger Ă©ponymes. Le vignoble s’agrandit et passe Ă  65 ha. En 2013, James GrĂ©goire dĂ©cide Ă  son tour de vendre le domaine Ă  Lam Kok, propriĂ©taire du groupe hĂŽtelier hongkongais Bolian. Un triste accident d’hĂ©licoptĂšre, le jour de la vente officielle, voit pĂ©rir l’ancien et le nouveau propriĂ©taire ainsi que son fils et leur interprĂšte. Le groupe chinois, spĂ©cialisĂ© dans le tourisme haut de gamme et le nĂ©goce de thĂ©s, reste Ă  la tĂȘte du domaine, sous l’autoritĂ© de Mme Lau Kok. Qui sont les propriĂ©taires et gĂ©rants du domaine ? Le chĂąteau de La RiviĂšre, domaine viticole de Fronsac parfois appelĂ© le Versailles du Fronsadais », est la propriĂ©tĂ© depuis 2013 du groupe hĂŽtelier chinois Bolian Ă©galement producteur de thĂ©s de Pu’er. Le directeur gĂ©nĂ©ral en est Xavier Buffo, qui y travaille depuis 1997. Un festival de trois jours, Confluent d’arts, aux multiples expressions artistiques, y est organisĂ© chaque Ă©tĂ© depuis 2017. PossibilitĂ© de sĂ©journer sur place, dans cinq chambres d’hĂŽtes. Comment les vins du domaine sont-ils faits ? Chacun des propriĂ©taires au fil des siĂšcles est tombĂ© sous le charme des lieux et a su mettre en valeur ce joyau et le prĂ©server. Depuis 2003, l'Ɠnologue Claude Gros Ɠuvre Ă  perpĂ©tuer la tradition d'excellence des vins nĂ©s et Ă©levĂ©s sur les terres de la RiviĂšre ». L'encĂ©pagement des 53 parcelles du domaine fait la part belle au merlot 85 %, avec 7 % de cabernet sauvignon, 7 % de cabernet franc et un 1 % de malbec, avec des sols argilo-calcaires et graveleux. Au chai, on trouve des cuves en inox et en bois ainsi que des barriques de chĂȘne. Les vins sont conservĂ©s dans des caves creusĂ©es au XIXe siĂšcle et trĂšs Ă©tendues, soit 25 km de galeries. Quel est le style des vins du domaine ? Le domaine produit plusieurs cuvĂ©es le grand vin, mais aussi l’Aria, quintessence du vignoble, Les Sources de ChĂąteau de La RiviĂšre, qui est le second vin, un bordeaux blanc 100% sauvignon blanc et gris et un rosĂ©, Le Lion de La RiviĂšre. Quelle sont les meilleures cuvĂ©es du domaine ? ChĂąteau de La RiviĂšre 2015 ChĂąteau de La RiviĂšre 2009 ChĂąteau de la RiviĂšre Aria 2012 Mis Ă  jour le 4 mai 2022 par Bruno MĂ©nard Le producteur vous en parle Le ChĂąteau de La RiviĂšre est la plus grande propriĂ©tĂ© de Fronsac avec prĂšs de 100 hectares de terres et 65 hectares de vignes. Il domine la vallĂ©e de la Dordogne qui lui assure une rĂ©gulation climatique naturelle trĂšs favorable. Le terroir argilo-calcaire est dominant avec deux types d’expositions des vignes situĂ©es sur le plateau calcaire et d’autres en cĂŽte, exposĂ©es au sud, sur des sols de molasse. Le ChĂąteau de La RiviĂšre abrite des carriĂšres de calcaires sur une surface de 8 hectares, idĂ©ales pour l’élevage du vin en barrique et la conservation des bouteilles, et les fait visiter aux touristes.

les seigneurs de la vallée de l isle